Charles-François Bourgeois

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Charles-François Bourgeois
Image illustrative de l'article Charles-François Bourgeois

Naissance
Issy
Décès (à 62 ans)
Paris
Origine Drapeau de la France France
Arme Infanterie
Grade Général de brigade
Années de service 17771815
Conflits Guerres révolutionnaires
Guerres napoléoniennes
Distinctions Baron de l'Empire
Officier de la Légion d'honneur

Charles-François Bourgeois , né le à Issy (aujourd'hui Issy-les-Moulineaux), mort le à Paris, est un général français de la Révolution et de l’Empire.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il entre au service dans le régiment d'Auvergne-infanterie le 3 décembre 1777. Le 26 juillet 1778, il est grièvement blessé au combat naval d'Ouessant.

Entré dans le 8e bataillon de volontaires de Paris, en 1792, il y est nommé capitaine à l'élection, et lieutenant-colonel le 1er janvier 1793. Il fait avec ce bataillon les guerres de 1792 et 1793 aux armées du Nord et de la Vendée. Le 12 septembre 1793, il défend avec 4 hommes le pont de Cé, contre un nombre considérable de rebelles, et s'y maintient sous le feu de la mousqueterie et de 2 pièces placées sur la rive gauche de la Sarthe, après la rupture du pont, il soutient vaillamment la retraite de la division du général Duhoux, qui a été mise en déroute. Cette action, dans laquelle il est blessé, lui mérite, à cette époque, une arme d'honneur et une mention honorable dans le bulletin décadaire.

Article détaillé : Bataille du Pont-Barré.

Le 28 ventôse an II, il passe avec son grade, en qualité d'adjudant-général, à l'armée de l'Ouest, est nommé chef de brigade le 23 brumaire an IV, fait celte dernière campagne à l'armée des côtes de Cherbourg, et celles des ans V et VI sur les côtes d'Angleterre.

Placé à la tête de la 19e demi-brigade légère, le 1er frimaire an VII, il fait les guerres d'Italie de l'an VII à l'an IX. À Marengo, chargé par le général Berthier de se porter sur la droite de l'armée, il forme son régiment en colonne serrée par division, charge l'ennemi à la baïonnette jusqu'au village de Castel-Seviolo, qu'il fait immédiatement occuper, prend un grand nombre d'hommes, se maintient dans cette position sous un feu meurtrier d'artillerie, et fait éprouver à ses adversaires des pertes considérables. La 19e légère et son colonel se font de nouveau remarquer en l'an IX au passage de la Brenta. Peu de jours après, le colonel Bourgeois engage devant Montebello un combat opiniâtre, chasse l'ennemi de Montecchio Maggiore, défendu par 3 régiments autrichiens, et se rend maître de la ville : il a dans ce dernier engagement, un cheval tué sous lui.

Mis en non-activité après l'embrigadement de l'an XI, il écrit au chef du gouvernement pour lui rappeler ses services passés et solliciter de l'emploi. Le premier Consul lui confie, le 1er vendémiaire an XII, le commandement du 1er régiment d'infanterie légère, le nomme membre de la Légion d'honneur le 19 frimaire de la même année, et officier de cet Ordre le 25 prairial suivant.

Il fait avec une égale distinction les campagnes de l'an XII à 1807 aux armées d'Italie et de Naples, et se signale particulièrement dans les Calabres, aux affaires de Martorano, de Sainte-Euphémie, de Reggio et de San Severo, les 5 avril, 4 et 11 juillet et 5 novembre 1806, enfin, à l'attaque du Strongoli, le 22 février 1807. Le 1er léger, qui a été fort maltraité pendant ces longues et fatigantes campagnes, va se refaire et se réorganiser à Vérone, en 1808.

Passé avec son régiment à l'armée d'Espagne l'année suivante, il se couvre de gloire dans la Catalogne et dans l'Aragon, notamment aux sièges de Valence, de Tortose et de Tarragone, et à la prise du Mont-Serrat. Le bulletin officiel le cite comme s'étant particulièrement fait remarquer à la prise d'assaut de Taragone, le 21 juin 1811. Il reçoit, le 6 août suivant, le brevet de général de brigade, et est employé en cette qualité à l'armée d'Aragon. Peu de temps après, l'Empereur le crée baron de l'Empire. Appelé au commandement de la place de Mequinenza, le 11 septembre 1812, il y est prisonnier, avec sa garnison, en 1814, après une longue et glorieuse défense.

Rentré en France après le traité de Paris, Louis XVIII l'emploie à la fin de cette année en qualité d'adjoint à l'inspecteur général des 18e et 19e divisions militaires.

Le général Bourgeois, en 1815, offre ses services à Napoléon Ier, et reçoit le commandement d'une brigade de la 1re division du 1er corps de l'armée du Nord.

Il est mis à la retraite, au second retour des Bourbons, par ordonnance du 1er août 1815.

Il est mort le 11 juillet 1821 à Paris.

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • A. Lievyns, Jean Maurice Verdot, Pierre Bégat, Fastes de la Légion d'honneur : biographie de tous les décorés accompagnée de l'histoire législative et réglementaire de l'ordre, vol. 3, Bureau de l'administration,‎ 1844 (lire en ligne) ;

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]