Siège de Tarragone (1811)

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Siège de Tarragone (1811)
Description de cette image, également commentée ci-après

La prise de Tarragone par le maréchal Suchet (tableau de Jean-Charles-Joseph Rémond, 1837, musée de l'Histoire de France (Versailles).

Informations générales
Date -
Lieu Tarragone
Issue Victoire française
Belligérants
Drapeau de l'Empire français Empire français Drapeau de l'Espagne Espagne
Commandants
Louis-Gabriel Suchet Général Senen de Contreras (de)
Forces en présence
21 634 hommes
Pertes
entre 4 000 et 4 300 tués ou blessés 15 000 tués, blessés, prisonniers et malades

Batailles

Campagne d'Aragon et de Catalogne (1809-1814)
Valls (1re) · Gérone · Alcañiz · María-Belchite · Mollet · Vich · Villafranca (2e) · Lérida · La Bisbal · Tortose · Valls (2e) · Tarragone (1er) · Sagonte · Valence · Castalla (1er) · Castalla (2e) · Tarragone (2e) · Ordal
Coordonnées 41° 06′ 56″ nord, 1° 14′ 58″ est

Géolocalisation sur la carte : Espagne

(Voir situation sur carte : Espagne)
localisation

Géolocalisation sur la carte : Catalogne

(Voir situation sur carte : Catalogne)
localisation

Le siège de Tarragone oppose les Français commandés par le maréchal Suchet aux Espagnols sous les ordres du général Senen de Contreras (de), gouverneur militaire de la ville. Le siège débute le . La prise de Tarragone a lieu le .

Ayant obtenu la reddition de Tortose après six jours de siège, Suchet remonte vers le nord pour assiéger une des dernières places fortes encore aux mains des Espagnols en Catalogne et investit Tarragone le . Au bout de cinquante-cinq jours de siège, la ville fut prise d'assaut le .

Entrée dans la Basse Ville[modifier | modifier le code]

Un plan du siège de la ville de Tarragone.

Le chef de bataillon polonais Fondzelski, et les colonels Bouvier et Bourgeois, se sont illustrés lors de l'attaque rapide de la Ville Basse pour s'emparer de Tarragone. Les colonnes de Fonzelski, Bouvier et Bourgeois ont conquis le bastion des Chanoine, le bastion Saint-Charles et le Fort Royal (voir sur carte ci-contre face au port) en une heure[1].

Résultats[modifier | modifier le code]

Une source donne des pertes de côté français s'élevant à 4 300 tués ou blessés pour une armée de 21 634 hommes, y compris le général de division Jean-Baptiste Salme tombé au champ d'honneur le 27 mai. Les pertes espagnoles s'élèvent entre 14 000 et 15 000 personnes qui se répartissent entre 8 000 qui ont été capturées et le reste tué, blessé, ou mort de maladie. Durant le massacre précédant l'assaut final, les assaillants français ont massacré de nombreux civils dont 450 femmes et enfants[2]. Une seconde source affirme que le total des pertes espagnoles était de 15 000 personnes, dont 7 000 auraient été massacrées. Les pertes françaises étaient de 1 000 tués et 3 000 blessés ou malades[3].

Postérité littéraire[modifier | modifier le code]

La nouvelle d'Honoré de Balzac Les Marana commence avec la prise de Tarragone par les troupes du maréchal Suchet. « Le , Tarragone prise d'assaut, Tarragone faisant feu par toutes les croisées, Tarragone violée, les cheveux épars, à demi nue, ses rues flamboyantes inondées de soldats français tués ou tuant[4]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Histoire du Consulat et de l'Empire faisant suite à l'Histoire de la Révolution française par m. A. Thiers, Paulin, (lire en ligne), P159 Le soir trois brèches furent jugées praticables l'une au bastion des Chanoines l'autre au bastion Saint Charles la troisième au dessus des deux premières au fort Royal... Le soir à sept heures, le ciel resplendissant encore de lumière trois colonnes s'élancent au à la fois sur les trois brèches. La première, composée d'hommes d'élite des 116e, 117e et 121e, sous les ordres du colonel du génie Bouvier, se porte vers la brèche du bastion des Chanoines, et tache d'enlever malgré les Espagnols, qui lui opposent tantôt des feux à bout portant, tantôt leurs baïonnettes. Après une lutte des plus de vives, elle parvient jusqu'au sommet de la brèche, repousse les Espagnols en est repoussée à son tour, mais revient la charge, et se soutient en combattant avec acharnement. Une Centaine de grenadiers, lancés contre une lunette à droite, emportent cet ouvrage et courent ensuite vers le bastion des Chanoines pour soutenir la troupe du colonel Bouvier. Pendant ce temps, une seconde colonne, sous le chef de bataillon polonais Fondzelski , composée d hommes d'élite pris dans les 1er et 5e léger, et dans le 42e de ligne, après s'être précipitée sur le bastion Saint Charles, y rencontre une résistance opiniâtre. Mais, appuyée par une troisième colonne que commande le colonel Bourgeois, elle se soutient sur la brèche,et finit par en demeurer maîtresse. Le chef de bataillon Fondzelski poursuit alors les Espagnols à travers la basse ville, enlève les coupures des rues, et se bat de maison en maison, pendant que la colonne Bourgeois, qui le suit, prend à gauche, va tendre la main à la colonne Bouvier et l'aider à conquérir le bastion des Chanoines. Grâce à ce secours ce bastion est enfin emporté, et les deux troupes réunies se jettent sur le château royal. Elles en escaladent la brèche et y pénètrent. Les Espagnols s y défendent à outrance, et se font tuer jusqu au dernier... L'assaut commencé à sept heures était fini à huit.
  2. Smith, p. 365
  3. Gates, p. 300-301
  4. Les Marana, Bibliothèque de la Pléiade, 1979, t.X, p. 1037-1041 (ISBN 2070108686)