Chapelle de Saint-Martin-la-Vallée

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Chapelle de Saint-Martin-la-Vallée
Image illustrative de l'article Chapelle de Saint-Martin-la-Vallée
Chapelle de Saint-Martin-la-Vallée ; chevet
Présentation
Culte Catholique
Début de la construction XIIe siècle
Protection  Inscrit MH (1971)
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Saône-et-Loire
Commune Semur-en-Brionnais
Coordonnées 46° 15′ 43″ nord, 4° 04′ 42″ est

Géolocalisation sur la carte : Saône-et-Loire

(Voir situation sur carte : Saône-et-Loire)
Chapelle de Saint-Martin-la-Vallée

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Chapelle de Saint-Martin-la-Vallée

La chapelle de Saint-Martin-la-Vallée est une chapelle romane, située sur la commune de Semur-en-Brionnais, dans le département de Saône-et-Loire en France et inscrite monument historique[1]. Elle fut église jusqu'en 1274, puis devient chapelle, rattachée à l'église de Semur-en-Brionnais[2]. Elle fait partie des églises romanes du Brionnais, département de Saône-et-Loire, région Bourgogne-Franche-Comté, sous l'influence de Cluny[3].

Situation[modifier | modifier le code]

Saint-Martin-la-Vallée est aujourd'hui un hameau de la commune de Semur-en-Brionnais, situé entre le centre historique de cette dernière commune et le bourg de Marcigny. Le site de la chapelle permet de découvrir, sur une hauteur, les monuments de Semur-en-Brionnais  et tout particulièrement le château-fort Saint-Hugues et l'église Saint-Hilaire.

Outre la chapelle, le hameau comprend un château, le château de la Vallée (il ne se visite pas).

Histoire[modifier | modifier le code]

Saint-Martin-la-Vallée était une paroisse indépendante qui remonte probablement au Xe siècle[4]. Sous la Révolution française, Saint-Martin devient commune et le resta jusqu'en 1825. À cette date elle est fusionnée avec la commune de Semur-en-Brionnais[5].

Origine du nom « Saint-Martin »[modifier | modifier le code]

Saint Martin de Tours est, en Bourgogne, un saint particulièrement populaire. On dénombre, dans les quatre départements de Bourgogne (Côte d'Or, Nièvre, Saône-et-Loire, Yonne), 192 paroisses dédiées à saint Martin[6].

Création de l'église[modifier | modifier le code]

Avant 1274 la chapelle est église paroissiale. C'est la création du chapitre de Semur-en-Brionnais qui conduisit à ce qu'elle devienne simple chapelle, subordonnée à Saint-Hilaire, de Semur[7]. Elle fut édifiée de la fin du XIe siècle au début du XIIe siècle. Elle appartenait au baron de Semur. Elle fut modifiée au XVIe et au XVIIe siècle : peintures murales, modification de l'entrée principale, qui passe d'une porte en plein cintre à une porte rectangulaire.

La paroisse comprenait plusieurs hameaux : Rochefort, La Fay, les Cours, Vernay, la Cray. Un moulin était situé sur le ruisseau Grozélier (Merdasson)[n 1], et il existait une fontaine avec de l'eau légèrement purgative.

L'édifice est protégé par une inscription en tant que monument historique par l'arrêté du 29 mars 1971[1].

Description[modifier | modifier le code]

Extérieur de la chapelle[modifier | modifier le code]

Chapelle de Saint-Martin-la-Vallée peinture murale

Le clocher[n 2] est la partie la plus originale de l'église car il ne surplombe pas le chœur mais est construit au sud de celui-ci (cette originalité se retrouve dans deux églises proches : celle de Saint-Maurice-les-Chateauneuf et celle de Saint-Martin-du Lac). Une absidiole est ajoutée à l'est du clocher. Le clocher est composé d'un soubassement ajouré, d'un étage percé de baies et d'une flèche à quatre pans recouverte d'ardoises. Mme Schneiter, dans son ouvrage, précise « qu'il se peut, d'après M. Oursel, que le clocher ait été construit après l'église, et que la petite pièce soit devenue une chapelle des seigneurs de Semur  ».

Intérieur de la chapelle[modifier | modifier le code]

La chapelle est à nef unique, avec une charpente apparente.

La nef ouvre sur le chœur par un arc en plein cintre. L'abside semi-circulaire est en « cul-de-four ».

Des travaux de restauration réalisés de 1999 à 2014 ont permis de refaire apparaître des fresques murales, visibles notamment dans le chœur (cul-de-four de l'abside orné d'un Christ en gloire, entouré du tétramorphe)[8]. Elles ont été réalisées à deux époques différentes : aux XIIe – XIIIe siècles (fresques romanes) et à la Renaissance (XVIe siècle)[n 3].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Si le nom usuel de ce ruisseau est aujourd'hui Merdasson, il a changé au cours de l’histoire. D'après, un article de M. Jean-Pierre Valabrègue, linguiste et professeur émérite, paru dans le Journal de Saône-et-Loire du 3 septembre 2011 il a porté le nom de Greuséli, puis de Grosélié, et enfin de Grozélier. Son nom, selon Mario Rossi était l'équivalent de « ruisseau caillouteux ».
  2. Quatre documents contiennent une description de la chapelle :
    a. Le dépliant « Chapelle de Saint-Martin-la-Vallée » émanant du Centre International d’Études des Patrimoines culturels du Charolais-Brionnais à Saint-Christophe-en-Brionnais (71).
    b. L'ouvrage collectif Cluny et l'art roman réf. ci-dessus.
    c. Liliane Schneiter, Le brionnais, éd. Institut d'histoire de l'art du moyen-âge, Genève, 1967, 80 p.
    d. Dosso-Greggia Jean-Louis "Semur-en-Brionnais".ed. Les Vieilles Pierres 2012 64p.
  3. Panneaux d'information sur la restauration, situés dans la chapelle, réalisés par l'Association « Les vieilles pierres de Semur-en-Brionnais ». Les travaux de restauration ont été conduits sous la direction de Cécilia Billaud, restauratrice de sites et monuments historiques et financés par l’État (DRAC Bourgogne), L'Association pour la sauvegarde des monuments de Bourgogne et de ses sites, le Conseil Général, le Conseil Régional, la commune de Semur-en-Brionnais.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Notice no PA00113470, base Mérimée, ministère français de la Culture
  2. Courtépée, Description historique et topographique du duché de bourgogne, t. 4, Dijon, 1779, p. 234.
  3. Nicolas Reveyron (sous la direction de), Cluny et l'art roman en Charolais-Brionnais, Doyen éditeur, 2010 (ISBN 978-2-905990-12-9) ; Saint-Martin-la-Vallée figure pages 13 et 14, un plan de la chapelle est reproduit.
  4. Abbé Cucherat, « Semur-en-Brionnais, ses barons, ses établissements civils, judiciaires, ecclésiastiques depuis 860 à nos jours », Mémoires de la société Eduenne, tome 15, 1887 et tome 16, 1888 (téléchargeables sur Gallica-BNF)
  5. Ordonnance du 13 novembre 1825 Archives départementales de Saône-et-Loire, http://www.archives71.fr/changement-nom-de-communes_doc.pdf
  6. Alain Dessertenne,  La Bourgogne de Saint-Martin, histoire, monuments, légendes, éd. Cabedita, coll. Archives vivantes, 2007, 190p. P (ISBN 978-2-88295-494-7) ; Saint-Martin-la-Vallée est présentée p. 96-97.
  7. Jean-Marie Etienney, « les paroisses du Brionnais à la veille de la révolution (d'après Courtépée) » in Mémoire Brionnaise, no 21, 2e trimestre 2009 (Saint-Christophe-en- Brionnais).
  8. « Trésors cachés : Saint-Martin-la-Vallée », article de Claus-Peter Haverkamp paru dans la revue « Images de Saône-et-Loire » n° 155 d'octobre 2008, pages 2 à 4.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]