Château du Tertre (Sérigny)

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Château du Tertre
Image illustrative de l’article Château du Tertre (Sérigny)
Le château du Tertre à Sérigny.
Type style Louis XIII
Début construction Première moitié du XVIIe siècle
Fin construction XXe siècle
Propriétaire initial Gilles Bry de La Clergie
Destination initiale Pavillon de chasse et résidence
Destination actuelle Propriété privée et centre associatif
Protection Logo monument historique Inscrit MH (1997)
Logo monument historique Classé MH (1979, 1997)[1]
Logo affichant deux demies silhouettes d'arbre Jardin remarquable
Coordonnées 48° 23′ 17″ nord, 0° 34′ 45″ est
Pays Drapeau de la France France
Ancienne province Normandie
Région Normandie
Département Orne
Commune Sérigny, Belforêt-en-Perche
Géolocalisation sur la carte : Orne
(Voir situation sur carte : Orne)
Château du Tertre
Géolocalisation sur la carte : Normandie
(Voir situation sur carte : Normandie)
Château du Tertre
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(Voir situation sur carte : France)
Château du Tertre

Le château du Tertre, situé sur les communes françaises de Sérigny et de Belforêt-en-Perche (Orne) au cœur du parc naturel régional du Perche, est un édifice du XVIIe siècle, classé monument historique[1].

Il fut habité par Roger Martin du Gard. Propriété privée, la visite est libre dans le parc et sur rendez-vous pour l'intérieur.

Historique[modifier | modifier le code]

Construit dans la première moitié du XVIIe siècle à la demande de Gilles Bry de La Clergerie (vers 1560-1659), président au Parlement de Paris et historien du Perche, ce château verra son parc aménagé au XVIIe siècle. Le comte André-Joseph Abrial fit agrandir l'édifice sous l'Empire.

L'écrivain Roger Martin du Gard découvre en 1906 cette propriété appartenant à ses futurs beaux-parents. Séduit par leur fille et par la demeure, il y fit de nombreux séjours et y habita de 1925 à 1940. Cette propriété l'envoûtait au point qu'il y fait sa description dans Le lieutenant-colonel de Maumort (Gallimard, 2008), son dernier roman resté inachevé. Il y reçut de nombreuses personnalités comme André Gide, André Malraux, Albert Camus, Jacques Copeau et bien d'autres se rattachant à la création de la NRF et de l'éditeur Gallimard.

À l'occasion de sa labellisation « Maisons des illustres » par le ministère de la Culture, le préfet de l'Orne prononça une allocution au château le .

Architecture[modifier | modifier le code]

Le pavillon du rez-de-chaussée est en brique et pierre, le toit est recouvert en ardoises avec un étage et des combles. La cour carrée est flanquée de deux pavillons recouverts en tuiles datant du XVIIe siècle. L'ordonnancement de l'ensemble est de style Louis XIII. Le centre de la cour est orné d'une sculpture en acier de Pierre Tual, La Table du poète (1984).

Côté parc, les deux ailes latérales en pierre donnent au pavillon d'origine toute sa magnificence. Une terrasse en pierre fut construite au XIXe siècle sur toute la longueur de cette façade orientée au midi et au soleil couchant, permettant de desservir l'ensemble des pièces du rez-de-chaussée.

La bibliothèque[modifier | modifier le code]

La bibliothèque et le cabinet de travail de Roger Martin du Gard, sur le mur duquel sont exposées des photographies de son entourage, sont restés tels qu'ils étaient à la mort de l'écrivain en 1958, préservés par sa fille et sa petite-fille.

Le parc[modifier | modifier le code]

Ce parc de 9 ha est labellisé jardin remarquable et inscrit aux monuments historiques. Il se compose de parterres devant le château, de massifs boisés et, plus loin, de prés et de sources.

Aménagé comme lieu d'initiation maçonnique par le comte André-Joseph Abrial (1750-1828)[2], il fut remodelé en 1800 en jardin à l'anglaise.

En 1926, Roger Martin du Gard y fit ouvrir des perspectives permettant de découvrir des vues panoramiques sur Bellême, et a fait disposer un bassin avec une fontaine ornée d'une statue de Flore à l'antique. Le sculpteur Marc Vellay y adjoint sa sculpture en bronze de Sapho en 2003, puis La femme qui marchait sur l'eau en 2010. Au centre du parc sous les allées boisées se trouve une statue en pierre de Diane chasseresse.

La fabrique dite du Philosophe est composé d'une petite tourelle d'angle juchée sur une grotte artificielle. Le parc possédait également trois jardins potagers et floraux. Des citernes et des serres sont encore visibles.

À l'extrémité de la propriété, un étang reçoit l'eau de la source dite la fontaine des Peignées. Les lieux sont aménagés avec des rochers et des bassins de piscicultures. Roger Martin du Gard fit installer en contre-bas un bélier hydraulique qui alimente le château en eau.

L'Association des amis du Tertre[modifier | modifier le code]

Crée en 1996, l'Association des amis du Tertre œuvre à perpétuer le vœu de Roger Martin du Gard d'assurer la vocation culturelle du château.

Propriétaires[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Château du Tertre », notice no PA00110951, base Mérimée, ministère français de la Culture
  2. Ministre de la Justice sous le Consulat, puis sénateur sous l'Empire et pair de France sous Louis XVIII.

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Clément Borgal, Roger Martin du Gard, Paris, éditions universitaires, 1958, 125 p.

Article connexe[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]