Centre d'accueil et de soins hospitaliers de Nanterre

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Centre d'accueil et de soins hospitaliers de Nanterre
Présentation
Coordonnées 48° 54′ 47″ nord, 2° 13′ 21″ est
Pays Drapeau de la France France
Ville Nanterre
Adresse 403, avenue de la République
92200 Nanterre
Fondation 1887 (fondation de la maison départementale de Nanterre)
Site web http://www.ch-nanterre.fr
Organisation
Type soins; accueil, réadaptation sociale et hébergement des personnes sans abri
Services
Nombre de lits 284

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Géolocalisation sur la carte : Hauts-de-Seine/France

Le centre d'accueil et de soins hospitaliers (CASH) de Nanterre est une institution nanterrienne comprenant l'hôpital Max Fourestier, ainsi que plusieurs structures d'hébergement des personnes sans abri[1] : le centre d'hébergement et d'assistance aux personnes sans abri (CHAPSA)[2], le centre d'hébergement et de réinsertion sociale (CHRS), et le centre d'hébergement et de réinsertion sociale longue durée (CHRS LD). Il comprend également un établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD), un institut de formation aux soins infirmiers (IFSI), un institut de formation des aides-soignantes (IFAS) et un Institut de formation d'auxiliaires de puériculture (IFAP)[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

Au début des années 1870, le département de la Seine décida de faire construire par l’architecte Achille Hermant, un vaste établissement sur 17 hectares, à l’écart du bourg de Nanterre. En juin 1887, la maison départementale de Nanterre reçut ses premiers pensionnaires : 400 détenus en provenance de la prison de St Denis qui devait être démolie [4].

Fondée en 1887, la maison départementale de Nanterre avait pour objet d’abriter le dépôt de mendicité anciennement situé dans la prison de Saint-Denis, devenue trop exiguë[5]. Administrée par le préfet de la Seine, elle avait pour mission principale de recueillir les indigents de Paris et du département de la Seine, condamnés pour ou prévenus de délit de vagabondage. Ce dépôt de mendicité s'accompagnait d'un hospice de vieillards et d'une infirmerie[6].

Pour faire face à la pénurie d'offre hospitalière du Nord-Est de la région parisienne, l'infirmerie fut autorisée en 1893 à accueillir des personnes nécessitant des soins d'urgence. Son rôle s'élargit peu à peu : un arrêté du 16 juin 1907 du Préfet de la Seine la classe, de façon provisoire, parmi les hôpitaux et hospices susceptibles de recevoir les vieillards et les infirmes bénéficiaires de l’assistance obligatoire selon la loi du 14 juillet 1905. Puis, par arrêté du 9 avril 1930, l’infirmerie fut autorisée à admettre les malades de plus de 16 ans des communes de Suresnes, Puteaux, Courbevoie, la Garenne-Colombes, Colombes, Bois-Colombes et Nanterre, et, en cas d’urgence absolue, les blessés ou malades de tout âge et de toute origine ayant besoin de soins immédiats.

L'infirmerie connut une transformation progressive en hôpital à part entière afin de répondre aux besoins de ceux qui y étaient hébergés. Son chef de chirurgie à partir de 1941, Marc Iselin[7], y fit des contributions importantes aux techniques de chirurgie du poumon et de la main[8]. De 1945 à 1968, le docteur Max Fourestier, chef du service de pneumologie, y mena des expériences menant à la découverte de l'endoscope[9].

Patrick Declerck, psychanalyste belge, y exerça une quinzaine d'années en tant que clinicien auprès des hébergés de ces structures sociales, en majorité SDF, et retraça son expérience dans son ouvrage Les Naufragés- avec les clochards de Paris[6].

Statut juridique[modifier | modifier le code]

Par décret du 11 avril 1967, pris en application de la loi du 10 juillet 1964 portant réorganisation de la région parisienne[10], la maison de Nanterre était classée parmi les biens de l’ancien département de la Seine présentant un caractère interdépartemental et affectée à la Préfecture de police de Paris. Puis, par décret du 22 décembre 1967, la Maison de Nanterre fut classée parmi les services de la préfecture de police non étatisés, inscrite au budget de la ville de Paris. Par décret du 8 janvier 1970, les biens, droits et obligations de la maison de Nanterre furent transférés à la ville de Paris.

La loi no 89-18 du 13 janvier 1989 confère au Centre d’Accueil et de Soins Hospitaliers (CASH) son statut actuel "d’établissement public autonome et spécifique de la Ville de Paris à caractère social et sanitaire"[11], unique en France.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Centre d'accueil et de soins hospitaliers CASH (Nanterre) », sur Hôpital.fr (site de la Fédération Hospitalière de France), (consulté le 18 novembre 2014)
  2. « Ces soignants qui pansent les sans-abris - Petit détour par le CHAPSA de Nanterre », sur www.whatsupdoc-lemag.fr (consulté le 6 mai 2016)
  3. « Organisation du CASH », sur www.cash-nanterre.fr Site du Centre d'accueil et de soins hospitaliers de Nanterre (consulté le 18 novembre 2014)
  4. « Histoire du CASH », sur www.cash-nanterre.fr Site du Centre d'accueil et de soins hospitaliers de Nanterre (consulté le 13 juillet 2017)
  5. « Histoire du CASH », sur www.cash-nanterre.fr Site du Centre d'accueil et de soins hospitaliers de Nanterre (consulté le 18 novembre 2014)
  6. a et b Patrick Declerck, Les Naufragés - Avec les clochards de Paris, Plon, , 420 p. (ISBN 978-2266129893), Annexe I
  7. « Chirurgie de la Main Paris-Ouest - L'histoire de la création du Centre de Chirurgie de la Main Paris-Ouest - CCMPO - Situé à Courbevoie dans les Hauts de Seine 92 », sur www.ccmpo.fr (consulté le 2 mai 2016)
  8. (en) « Atlas of Hand Surgery », sur Journal of the American Medical Association (consulté le 19 novembre 2014)
  9. Laffage-Cosnier S, « Quand la carrière scientifique d'un médecin favorise la diffusion d'innovations scolaires : l'exemple du docteur Max Fourestier [When the scientific career favors the scholarly diffusion of innovation: doctor Max Fourestier] », Hist Sci Med, vol. 48, no 1,‎ , p. 83-95. (PMID 24908788) modifier
  10. « Loi no 64-707 du 10 juillet 1964 portant réorganisation de la région parisienne », sur Légifrance (consulté le 18 novembre 2014)
  11. « Loi no 89-18 du 13 janvier 1989 portant diverses mesures d'ordre social », sur Légifrance (consulté le 18 novembre 2014)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]