Caroline du Nord durant la guerre de Sécession

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L'État de Caroline du Nord est une source importante de soldat, de ravitaillement, et de matériels de guerre pour les États confédérés d'Amérique pendant la guerre de Sécession. La ville de Wilmington est un des ports majeurs de la Confédération, maintenant un lien vital commercial avec le Royaume Uni et les autres pays, spécialement après l'étranglement par le blocus de l'Union de la plupart des autres ports confédérés. De grandes quantités d'armes, de munitions, et de fournitures militaires irriguent le Sud à partir de Wilmington.

Les troupes de Caroline du Nord jouent un rôle majeur lors de la douzaine de batailles majeures, dont la bataille de Gettysburg, où les Tar Heels sont proéminents lors de la charge de Pickett. L'une des dernières principales armées confédérées, celle de Joseph E. Johnston, se rend près de Bennett Place en Caroline du Nord après la campagne des Carolines.

Origines[modifier | modifier le code]

Propagande de l'Union montrant sceau de la Caroline du Nord tenu par le diable.

La Caroline du Nord est une terre de contrastes. Sur la plaine côtière, elle est un état de plantations avec une longue histoire d'esclavage. Néanmoins, il n'y a pas de plantation et seulement quelques esclaves dans la partie occidentale montagneuse de l'État. Ces perspectives différentes se révèlent lors de l'élection présidentielle américaine de 1860 tendue et de ses conséquences. Les votes électoraux de Caroline du Nord vont au démocrate sudiste John C. Breckinridge, un ardent défenseur de l'esclavage qui espère étendre l'« institution particulière » dans les territoires occidentaux des États-Unis, plutôt que vers le candidat de l'Union constitutionnelle, John Bell, qui remporte plus le Haut Sud. Alors, la Caroline du Nord (en contraste marqué avec la plupart des États que Breckinridge remporte) est réticente à faire sécession de l'Union lorsqu'il devient clair que le républicain Abraham Lincoln a remporté l'élection présidentielle. En fait, la Caroline du Nord ne fait pas sécession avant le , après la chute du fort Sumter et la sécession du meneur du Haut Sud, la Virginie.

Quelques Caroliniens du Nord blancs, spécialement les fermiers « yeoman » qui possède peu ou aucun esclaves ont des sentiments ambivalents à propos de la Confédération ; l'évitement de la conscription, la désertion, et l'évasion fiscale sont communs pendant les années de la guerre de Sécession, spécialement dans la partie occidentale de l'État sympathisante de l'Union. Les Caroliniens du Nord blancs du centre et de l'est sont plus enthousiastes à propos de la cause confédérée ; la Caroline du Nord contribue avec plus de troupes pour la Confédération que tout autre État[1].

Initialement, la politique de la population confédérée est un embargo des envois de coton vers l'Europe dans l'espoir de les forcer à reconnaître l'indépendance de la Confédération pour reprendre le commerce. Le plan échoue, et de plus le blocus naval des ports du Sud fait effondrer drastiquement le commerce international de la Caroline du Nord par transport maritime. À l'intérieur, la Confédération a beaucoup moins de voies ferrées que l'Union. La dégradation du système de transport confédéré pèse énormément sur les habitants de Caroline du Nord, comme pèse l'inflation incontrôlée des années de guerre et les restrictions alimentaires dans les villes. Au printemps 1863, des émeutes alimentaires surviennent à Salisbury[2].

Bien qu'il n'y ait que peu de combats militaires dans les districts occidentaux, les tensions psychologiques s'accroissent de plus en plus. Les historiens John C. Inscoe et Gordon B. McKinney précisent que dans les montagnes occidentales :

« Les idéologies divergentes se transformèrent en loyautés opposées, et ces divisions finirent par s'avérer aussi perturbatrices que n'importe quoi imposé par des armées extérieures ... Alors que les montagnes servaient de refuges et de cachettes aux déserteurs, aux réfractaires, aux esclaves échappés et aux prisonniers de guerre évadés, le conflit est devenu encore plus localisé et interne, et est en même temps devenu beaucoup plus désordonné, moins rationnel, et plus mesquin, vindicatif et personnel[1](p9). »

Campagnes en Caroline du Nord[modifier | modifier le code]

De à , le major général de l'Union Ambrose Burnside, commandant le département de Caroline du Nord, forme un corps expéditionnaire de Caroline du Nord et se met à s'emparer des ports et des villes clés. Ses succès à la bataille de Roanoke Island et à la bataille de New Bern aident à renforcer le contrôle fédéral sur une partie des côtes de la Caroline.

Les combats se poursuivent en Caroline du Nord sporadiquement tout au long de la guerre. En 1864, les confédérés prennent l'offensive en Caroline du Nord, essayant de récupérer une partie du territoire perdu lors de l'expédition de Burnside. Ils ne parviennent pas à reprendre New Bern (en), mais reprennent Plymouth (en) et le tiennent pendant 6 mois. De plus, l'armée de l'Union lance plusieurs tentatives pour capturer le fort Fisher. Aux derniers jours de la guerre, une grande force fédérale sous les ordres du général Sherman marche dans la Caroline du Nord, et dans une série de mouvements qui deviennent connus comme la campagne des Carolines, occupe la plupart de l'État et défait les confédérés lors de plusieurs batailles cléfs, dont Averasborough et Bentonville. Contrairement à la destruction gratuite que les troupes de Sherman opèrent en Géorgie et en Caroline du Sud, elles se comportent en Caroline du Nord avec un minimum de retenue, car l'État n'a pas été particulièrement désireux de rejoindre la Confédération. La reddition de l'armée confédérée du général Joseph E. Johnston à Bennett Place en met un terme à la guerre dans le théâtre oriental.

Batailles en Caroline du Nord[modifier | modifier le code]

Dirigeant notables confédérés de Caroline du Nord[modifier | modifier le code]

Gouvernement et politiques[modifier | modifier le code]

Henry Toole Clark (en) sert en tant que gouverneur de l'État de à . Clark fonde une prison confédérée en Caroline du Nord, met en place des connexions commerciales européennes, et construit une fabrique de poudre à canon prospère. Son successeur Zebulon Vance (en) accroît l'assistante de l'État pour les soldats sur le terrain. Alors que la guerre se poursuit, William Woods Holden (en) devient un critique tranquille du gouvernement confédéré, et un dirigeant du mouvement de la paix de Caroline du Nord. En 1864, il est le « candidat de la paix » malheureux contre le gouverneur sortant Vance[3]. Les unionistes de Caroline du Nord forment un groupe appelé les héros de l'Amérique qui sont alliés avec les États-Unis avec près 10 000 hommes, dont quelques-uns possiblement noirs, ils aident les unionistes du Sud (en) à s'échapper vers les lignes des États-Unis[4].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b John C. Inscoe et Gordon B. McKinney, The Heart of Confederate Appalachia: Western North Carolina in the Civil War, Univ of North Carolina Press, (lire en ligne)(p9)
  2. Brooks D. Simpson, The Civil War: The Third Year Told by Those Who Lived It: (Library of America #234), Library of America, (lire en ligne), p. 193
  3. (en) R. Matthew Poteat, Henry Toole Clark: Civil War Governor of North Carolina, McFarland, (lire en ligne)(p90–118)
  4. (en) Eric Foner, The South's Inner Civil War: The more fiercely the Confederacy fought for its independence, the more bitterly divided it became. To fully understand the vast changes the war unleashed on the country, you must first understand the plight of the Southerners who didn't want secession, vol. 40, American Heritage Publishing Company, (lire en ligne[archive du ]), chap. 2(p3)

Lectures complémentaires[modifier | modifier le code]

  • Barrett, John G. The Civil War in North Carolina. (University of North Carolina Press, 1963).
  • Barrett, John Gilcrest. The Civil War in North Carolina. (North Carolina Department of Cultural Resources, 1984).
  • Carbone, John S. The Civil War in Coastal North Carolina. (North Carolina Division of Archives and History, 2001).
  • Clinard, Karen L. and Richard Russell (eds.) Fear in North Carolina: The Civil War Journals and Letters of the Henry Family. (Winston-Salem, NC: John F. Blair Publishing, 2008).
  • Erslev, Major Brit K. Taming the Tar Heel Department: DH Hill and the Challenges of Operational-Level Command during the American Civil War (Pickle Partners Publishing, 2015).
  • Hardy, Michael C. North Carolina in the Civil War. The History Press, 2011.
  • Inscoe, John C. and Gordon B. McKinney. The Heart of Confederate Appalachia: Western North Carolina in the Civil War. (University of North Carolina Press, 2000).
  • McSween, Murdoch John. Confederate Incognito: The Civil War Reports of" Long Grabs," aka Murdoch John McSween, 26th and 35th North Carolina Infantry (McFarland, 2012).
  • Mobley, Joe A. Confederate Generals of North Carolina: Tar Heels in Command (Arcadia Publishing, 2012).
  • Myers, Barton A. Rebels Against the Confederacy: North Carolina's Unionists. (Cambridge University Press, 2014).
  • Poteat, R. Matthew, Henry Toole Clark: Civil War Governor of North Carolina, McFarland, , 90–118 p. (lire en ligne)
  • Reid, Richard M. Freedom for Themselves: North Carolina's Black Soldiers in the Civil War Era. (University of North Carolina Press, 2008).

Liens externes[modifier | modifier le code]