Canal du Karakoum

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Canal du Karakoum
russe : Каракумский канал
Géographie
Pays Drapeau du Turkménistan Turkménistan
Coordonnées 38° 15′ 16″ N 57° 49′ 09″ E / 38.254444444444, 57.81916666666738° 15′ 16″ N 57° 49′ 09″ E / 38.254444444444, 57.819166666667
Début près de Mukry
Fin Türkmenbaşy
Caractéristiques
Longueur 1 375 km
Histoire
Année début travaux 1954
Année d'ouverture 1988

Le Canal du Karakoum (ou du Kara Koum ou du Garagum, jadis en russe : Каракумский канал ou Karakoumski Kanal) est avec sa longueur de 1 375 km le plus grand canal d'irrigation au monde; il se trouve au Turkménistan.

Le canal, commencé en 1954 est terminé en 1988.

Description[modifier | modifier le code]

Il prélève annuellement 11 km3 d'eau de l'Amou-Daria (à peu près 350 m3⋅s-1) et les transporte au travers du désert du Karakoum au Turkménistan. Son tracé débute près de Mukry, ville turkmène située non loin de la frontière afghane, et maintient une orientation est-ouest tout au long de son parcours. Après avoir baigné la région d'Achgabat, la capitale, il se termine au niveau de la ville de Türkmenbaşy (ex Krasnovodsk) sur la mer Caspienne. L'Amou-Daria, ou un bras de son delta, s'est d'ailleurs effectivement jeté dans la mer Caspienne non loin de là à certaines époques de l'histoire mais selon un tracé plus au nord (l'Ouzboï) que le canal.

Importance économique[modifier | modifier le code]

Il est navigable sur la plus grande partie de ses 1 375 kilomètres.

Le canal a permis la mise en culture d'importantes superficies de terres desséchées, spécialement pour la culture du coton, dont l'Union soviétique avait grand besoin. Il a aussi fourni toute l'eau nécessaire aux villes importantes de la région, surtout à Achgabat.

Environnement[modifier | modifier le code]

La construction fort rudimentaire du canal laisse s'échapper en cours de route plus ou moins 50 % de l'eau transportée, créant ainsi des lacs et des étendues d'eau stagnante tout au long du canal, ainsi qu'une montée des eaux souterraines menant à une forte salinisation des sols. Prélevant près de 20 % du flux moyen de l'Amou-Daria, il en a diminué fortement le débit, ce qui est l'une des causes de l'assèchement de la mer d'Aral.

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Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]