Canal du Karakoum

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Canal du Karakoum
russe : Каракумский канал
Illustration.
Canal du Karakoum, en dessous, et réservoir Hanhowuz, 2014
Géographie
Pays Drapeau du Turkménistan Turkménistan
Coordonnées 38° 15′ 16″ N, 57° 49′ 09″ E
Début près de Mukry
Fin 38.716292, 54.585935
Caractéristiques
Longueur 1 375 km
Histoire
Année début travaux 1954
Année d'ouverture 1988

Le canal du Karakoum (ou du Kara Koum ou du Garagum, jadis en russe : Каракумский канал ou Karakoumski Kanal) est avec sa longueur de 1 375 km le plus grand canal d'irrigation au monde ; il se trouve au Turkménistan.

Le canal, commencé en 1954 est terminé en 1988.

Description[modifier | modifier le code]

Il prélève annuellement 11 km3 d'eau de l'Amou-Daria (à peu près 350 m3/s) et les transporte au travers du désert du Karakoum au Turkménistan. Son tracé débute près de Mukry, ville turkmène située non loin de la frontière afghane, et maintient une orientation est-ouest tout au long de son parcours. Après avoir baigné la région d'Achgabat, la capitale, il se termine dans le désert aux coordonnées 38°42'58.7"N 54°35'09.4"E, mais le tracé se poursuit jusqu'à ces coordonnées 37°42'34.5"N 54°48'07.7"E proche de la rivière Atrak à la frontière Irano-Turkméne.

L'Amou-Daria, ou un bras de son delta, s'est d'ailleurs effectivement jeté dans la mer Caspienne à certaines époques de l'histoire mais selon un tracé plus au nord (l'Ouzboï) que le canal.

Importance économique[modifier | modifier le code]

Il est navigable sur la plus grande partie de ses 1 375 kilomètres.

Le canal a permis la mise en culture d'importantes superficies de terres desséchées, spécialement pour la culture du coton, dont l'Union soviétique avait grand besoin. Il a aussi fourni toute l'eau nécessaire aux villes importantes de la région, surtout à Achgabat.

Environnement[modifier | modifier le code]

La construction fort rudimentaire du canal laisse s'échapper en cours de route plus ou moins 50 % de l'eau transportée, créant ainsi des lacs et des étendues d'eau stagnante tout au long du canal, ainsi qu'une montée des eaux souterraines menant à une forte salinisation des sols. Prélevant près de 20 % du flux moyen de l'Amou-Daria, il en a diminué fortement le débit, ce qui est l'une des causes de l'assèchement de la mer d'Aral.

Dans la culture[modifier | modifier le code]

En 1963, l'écrivain Iouri Trifonov consacre à la construction du canal son roman la Soif étanchée, qu’il a dû réécrire trois fois pour satisfaire la censure. Cette œuvre est portée à l'écran par Boulat Mansourov (ru) avec le film du même nom en 1966.

Lien externe[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]