Bartang

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Bartang
(Murghab, Aksu, Oksu)
Le lac Sarez et le barrage d'Usoi, sur le Murghab - À gauche, à l'arrière-plan : le Pic de l'Indépendance, haut de 6 974 mètres.
Le lac Sarez et le barrage d'Usoi, sur le Murghab - À gauche, à l'arrière-plan : le Pic de l'Indépendance, haut de 6 974 mètres.
Le trajet de l'«  Aksu-Murghab-Bartang », en bleu dans le quart inférieur droit de la carte.
Le trajet de l'«  Aksu-Murghab-Bartang », en bleu dans le quart inférieur droit de la carte.
Caractéristiques
Longueur 528 km
Bassin 24 700 km2
Bassin collecteur l'Amou-Daria (mer d'Aral)
Débit moyen 128 m3/s
Régime nivo-glaciaire
Cours
Source Corridor du Wakhan
· Altitude 2 595 m
· Coordonnées 38° 19′ 14″ N, 72° 27′ 23″ E
Confluence le Piandj
· Altitude 1 979 m
· Coordonnées 37° 55′ 21″ N, 71° 35′ 24″ E
Géographie
Pays traversés Drapeau de l'Afghanistan Afghanistan
Drapeau du Tadjikistan Tadjikistan

Le Bartang, appelé Murghab dans son cours moyen (du persan مرغاب signifiant « rivière des canards » puis adapté du russe Мургаб - également orthographié Murgab, Murghob, ou Murgob), et connu également dans son cours supérieur comme Aksu ou Oksu, est une rivière d'Afghanistan et du Tadjikistan. C'est un affluent du Piandj en rive droite, donc de l'Amou-Daria, par le Piandj.

Géographie[modifier | modifier le code]

L' « Aksu-Murghab-Bartang » naît au nord-est du Wakhan afghan, longue langue de territoire située à l'extrême nord-est de l'Afghanistan, en direction de la frontière de ce pays et la République populaire de Chine. Dans la même haute vallée naît, en sens inverse, le Wakhan-Daria, cours supérieur du Piandj.

L'Aksu prend, peu après sa naissance, la direction du nord-est, puis du nord, et s'engage bientôt en territoire tadjik, où il effectue la plus grande partie de son parcours. S'incurvant progressivement vers le nord-ouest puis l'ouest, il baigne la petite ville de Murghab, dont il prend alors le nom.

Poursuivant son cours vers l'ouest par une vallée plus encaissée, le Murghab forme le lac Sarez puis, peu après, reçoit en rive droite les eaux du Kudara et porte dès lors le nom de Bartang. Il finit sa course en confluent avec le Piandj en rive droite, au niveau de la frontière entre l'Afghanistan et le Tadjikistan.

La rivière est l'axe central de la région autonome du Haut-Badakhchan mais ne constitue nullement une voie de passage. Seuls ses cours supérieur et inférieur sont bordés de routes, toute la partie « Murghab  » est difficile d'accès, encore plus depuis que le lac Sarez a inondé la vallée sur près d'une soixantaine de kilomètres.

Formation du lac Sarez[modifier | modifier le code]

Le 18 février 1911, un important tremblement de terre (estimé entre 8 et 9 sur l'échelle de Richter) cause un énorme glissement de terrain dans la vallée du Murghab, qui barre alors totalement son cours, anéantissant tout un village. La masse de terre effondrée est estimée à deux kilomètres cubes de roches. Ceci forme un barrage naturel, appelé barrage d'Usoi. Dans les mois qui suivent les eaux du Murghab remplissent l'importante cuvette située en amont du barrage naturel d'Usoi et forment ainsi l'actuel lac Sarez, qui mesure pas moins de soixante kilomètres de long dans la vallée du Murghab et contient dix-sept kilomètres cubes d'eau (soit plus de six mois de débit du Piandj). Son plan d'eau se trouve à 3 239 mètres d'altitude.

Les géologues sont d'avis que ce barrage pourrait être instable et s'effondrer durant un fort tremblement de terre à venir[1]. On ne peut perdre de vue que, peu en aval de l'Usoi, le Murghab devient le Bartang, dont les eaux se jettent dans le Piandj, puis dans l'Amou-Daria et que toutes ces vallées sont très peuplées. Ce serait indiscutablement une catastrophe majeure.

Une analyse globale des risques a été effectuée par la société suisse Stucky dans le cadre d'un projet financé par la Banque mondiale[1] et la Suisse. Les résultats de cette analyse ont été présentés au Symposium[2] de l'IAHR de Saint-Pétersbourg en 2002 et lors du congrès[3] de la commission internationale des grands barrages à Barcelone en 2006.

Homonymie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Bolt, B.A., W.L. Horn, G.A. Macdonald and R.F. Scott, (1975) Geological hazards: earthquakes, tsunamis, volcanoes, avalanches, landslides, floods Springer-Verlag, New York, (ISBN 0-387-06948-8)