Camif

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Camif Matelsom
logo de Camif

Création 1947
Dates clés 13 octobre 1995 : immatriculation de la société actuelle

1er juillet 2009 : Camif redémarre sur Internet.

Fondateurs Edmond Proust (1947)
Forme juridique Société par actions simplifiée
Slogan Changeons le monde de l'intérieur
Siège social Niort
Drapeau de France France
Direction Emery Jacquillat
Activité Spécialiste de l'aménagement local et durable de la maison
Effectif 53 en 2018
SIREN 402 467 120
Site web www.camif.fr

Chiffre d'affaires 34 790 400 € en 2018
Résultat net -3 372 452 € en 2018

Depuis 2009, Camif Matelsom est une entreprise française de commerce en ligne spécialisée dans l'aménagement local et durable de la maison.

Fondée en 1947 par Edmond Proust, elle était à l'origine la Coopérative des adhérents à la mutuelle des instituteurs de France (MAIF). Elle s'est ouverte ensuite à des adhérents d'autres mutuelles. En , la maison-mère et la principale filiale sont mises en liquidation judiciaire. En , un autre Groupe, le Groupe Matelsom, sous l'impulsion d'Emery Jacquillat, son fondateur, relance la marque sur Internet et cesse d'en limiter l'accès à des adhérents de telle ou telle mutuelle.

Historique[modifier | modifier le code]

En 1947, Edmond Proust crée la Camif pour aider les sociétaires MAIF à se rééquiper après-guerre. Deux ans plus tard, la Camif devient une société anonyme coopérative à capital et personnel variables, réservée aux membres de l’Education nationale, sociétaires de la MAIF.

La CAMIF emménage en 1963 avenue de Paris, à Niort, sur une superficie de 2 000 m2 environ. Elle y ouvre son premier magasin. L'entreprise recoure progressivement aux mêmes techniques commerciales que ces principales concurrentes (comme La Redoute ou les 3 Suisses, dans la vente par correspondance), utilisant des relance téléphoniques, et des opérations promotionnelles. Elle crée également d'autres points de vente en France[1]. En 2006, la CAMIF était la troisième entreprise française de vente à distance. Elle a multiplié des partenariats avec d'autres mutuelles que la MAIF, s'ouvrant à leur adhérents respectifs, ce qui fait réagir le partenaire initial, la MAIF[1],[2].

En 2006, elle devient la troisième entreprise française de vente à distance.

Le , la filiale Camif particuliers ainsi que la maison mère Camif SA sont placées en cessation de paiements. Le , le tribunal de commerce de Niort décide la mise en liquidation judiciaire de la filiale de vente aux particuliers. Camif SA est quant à elle placée en redressement judiciaire pour une durée d'observation de six mois[3],[4]. Trois ans plus tard, le procureur de la République de Niort classe sans suite toutes les plaintes de consommateurs enregistrées depuis la liquidation de la société[5].

En 2009, Emery Jacquillat, entrepreneur et fondateur de Matelsom, relance Camif. Le site camif.fr est remis en ligne le 1er juillet, recentré sur l’équipement français et durable de la maison.

Le 8 juillet 2010, le siège social est transféré de Nanterre à Niort[6].

Le 29 juillet 2013, la société Groupe Matelsom prend le nom de « Camif Matelsom ».

En 2017, Camif devient l’une des premières « entreprise à mission » en France [7].

Activité, rentabilité, effectif[modifier | modifier le code]

à fin décembre[8]
2016 2017 2018 2019
Chiffre d'affaires en milliers d'euros 38 424 37 399 34 790
Résultat net en milliers d'euros + 72 - 1 744 - 3 372
Effectif moyen annuel 49 55 53

Culture populaire[modifier | modifier le code]

Selon l'expression du journal Le Monde, la CAMIF faisait partie du « maillage identitaire » des enseignants français[1]. Ainsi, on parle parfois de « classes CAMIF » pour désigner des filières d'enseignement dans lesquelles les enfants d'enseignants ont la réputation d'être surreprésentés[9]. De même, l'entreprise est citée à plusieurs reprises dans la bande dessinée Les Profs.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c Jean-Michel Normand, « La Camif en pleine révolution culturelle », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  2. Jean Roquecave, « La Maif dénonce la politique d'alliances tous azimuts de la Camif », Les Échos,‎ (lire en ligne).
  3. « C'est fini pour « Camif Particuliers » », Libération,‎ (lire en ligne).
  4. Béatrice Madeline, « L’avènement des entreprises à mission », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  5. Benjamin Douriez, « Faillite de la Camif : des victimes par milliers, zéro conséquence », 60 millions de consommateurs,‎ (lire en ligne).
  6. Annonce parue dans : Courrier de l'Ouest (Le) /Edition des Deux-Sèvres en date du 8 juillet 2010.
  7. « Camif rejoint le mouvement des entreprises à mission », sur Le Petit Economiste (consulté le 5 février 2020).
  8. « CAMIF MATELSOM : bilans », sur www.verif.com (consulté le 5 février 2020).
  9. Maryline Baumard, A l'école, le hasard ne crée jamais de mixité. Le Monde, 1er juillet 2014.