Edmond Proust

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Page d'aide sur l'homonymie Pour les personnes ayant le même patronyme, voir Proust (homonymie).
Edmond Proust
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 62 ans)
Surnom
ChaumetteVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Autres informations
Grade militaire
Distinctions
Libération de Saint-Maixent : Edmond Proust (Colonel Chaumette) et le major Whitty, devant la mairie de Saint-Maixent

Edmond Proust, né le à Chenay (Deux-Sèvres) et mort le , est un instituteur, un chef de la Résistance et l'un des fondateurs de la MAIF.

Biographie[modifier | modifier le code]

Edmond Proust est né dans une famille protestante du Mellois. Son enfance est marquée par la mort précoce de son père. Il apprend son métier à l’école normale de Parthenay. En 1914, il a vingt ans et se trouve mobilisé au 32e R.I. : caporal (en décembre 1914) puis sergent (janvier 1915) et aspirant (mai 1916), enfin sous-lieutenant en octobre 1918. Blessé en juin 1915, il se bat aussi bien en Argonne qu'en Champagne, dont Verdun ; il obtient la croix de guerre avec palme. Il n'est démobilisé qu’en septembre 1919.

Laïque et républicain mais aussi franc-maçon, il balance entre le radicalisme anticlérical du début de siècle, le socialisme du Front populaire, voire l’influence de la Révolution soviétique. Il fonde la MAIF en 1934 et participe activement à son développement.

La Résistance[modifier | modifier le code]

Mobilisé dès le début de la « drôle de guerre » (2 septembre 1939) : il est capitaine au 32e RI et participe aux combats déclenchés par l’offensive allemande de mai-juin 1940 et est fait prisonnier à Pargues (Aube) le 17 juin 1940. Enfermé à l’Oflag XII B de Nuremberg, il sera libéré en août 1941.

En 1942, il contribue à la création d’un petit groupe de résistants autonome recruté dans le monde enseignant et mutualiste dans le Sud des Deux-Sèvres : le Mouvement initial et anonyme. Le groupe se rapproche, en mai 1943, avec l’OCM (Organisation civile et militaire) et Proust devient rapidement le chef de toute la zone Sud des Deux-Sèvres de l’OCM puis au plan départemental. Par la suite, Edmond Proust devient le chef de l’AS (Armée secrète) des Deux-Sèvres (puis au niveau de la région B), lors de l’unification des états-majors de l’OCM et de Libé-Nord. Il deviendra ensuite chef des FFI (Forces françaises de l’intérieur) sur le secteur et participera à la libération des Deux-Sèvres, de la poche de La Rochelle puis à la capitulation allemande[1]. Il opère dans la Résistance sous le pseudonyme de Gapit puis de Chaumette.

« Message pour le tourteau fromagé : Chaumette est notre seul ami, vous devez lui faire tous confiance » : c'est par ce message diffusé à la mi-août 1944 que le général Koenig, responsable des opérations militaires de la France Libre à Londres, le nommait chef de la résistance unie dans les Deux-Sèvres[2]?

Edmond Proust meurt le 27 novembre 1956 d’un arrêt cardiaque.

Distinctions et hommages[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Collectif, Edmond Proust. 20 octobre 1894 - 27 novembre 1956, Imprimerie de la Loire Républicaine, 1er janvier 1957
  • Michel Chaumet, MAIF, l'histoire d’un défi, éd. Le Cherche-Midi, 1998 (ISBN 978-2862745770)
  • Michel Chaumet, Jean-Marie Pouplain, Occupation, résistance et libération en Deux-Sèvres, Geste, 2000, p. 37 (ISBN 9782910919979)
  • Irène Nouailhac, Marie-Anne Pirez, Les Proust, Les dictionnaires patronymiques, Archives & culture, 1995 p. 39 (ISBN 9782909530802)
  • Michel Chaumet, Edmond Proust, MAIF, Résistance : ses combats pour la liberté, Geste éditions, 2016

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]