Bruno de Blignières

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Bruno de Blignières
Abbé Bruno de Blignières.jpg
Le père Bruno de Blignières en 2017.
Biographie
Naissance
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Arnaud de BlignièresVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
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Père
Fratrie
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Religion
Ordres religieux

Bruno de Blignières (né en 1952 à Paris) est un prêtre catholique français de spiritualité bénédictine. Figure historique du catholicisme traditionaliste, il est membre de la Fraternité sacerdotale Saint-Pierre.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils d'Hervé Le Barbier de Blignières, il intègre l'École spéciale militaire de Saint-Cyr à Coëtquidan en 1972. À sa sortie en 1974, il choisit d'entrer dans la communauté bénédictine de Martigny, en Valais, à l'image de son frère Louis-Marie de Blignières. Ordonné prêtre par Mgr Lefebvre en 1979, il quitte le couvent en 1986.

À cette date, il prend la responsabilité de la communauté traditionnelle formée autour du chanoine Roussel, en l'église Saint-Louis du Port-Marly, dans les Yvelines. L'église est occupée par les fidèles comme, plus tard, à Saint-Nicolas-du-Chardonnet. Le 30 mars 1987, à la demande de l'évêque de Versailles, le père Bruno est expulsé manu militari par les forces de l'ordre, alors qu'il célèbre la messe[1]. Cette affaire est l'un des évènements fondateurs de la « guerre liturgique », divisant les catholiques traditionalistes et les partisans du Concile Vatican II. L'abbé de Blignières est ensuite assigné en référé par le père Caro, curé officiel de la paroisse[2]

Après l'affaire des sacres en 1988, il quitte la Fraternité Saint-Pie-X pour la Fraternité Saint-Pierre, en pleine communion avec le Saint-Siège. La même année, il fonde au Port-Marly l'école Sainte-Geneviève, dont il exerce la charge de directeur, conjointement avec Emmanuel Maynie. L'établissement est une école privée hors contrat accueillant près de deux-cents élèves de la grande section jusqu'à la classe de cinquième[3]. Depuis 2010, elle contient par ailleurs une classe spécialisée pour les enfants atteints de trisomie 21[4]. En 2014, l'école accueille à sa demande des grévistes de la faim qui protestent contre la fermeture de l'unité d'oncologie pédiatrique de Garches[5].

Publication[modifier | modifier le code]

  • Lettres à quelques évêques sur la situation de la Sainte Église et Mémoire sur certaines erreurs actuelles, Société St Thomas d'Aquin, 1983, 128 p.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Questions écrites remises à la présidence de l'assemblée nationale et réponses des ministres : année 1987 » [PDF], sur Assemblée nationale.fr, (consulté le 17 juin 2015), p. 2072 (p. 54 du pdf).
  2. « L'affaire de Port-Marly devant le tribunal », La Croix, 5 juin 1987.
  3. « École et collège privés Sainte-Geneviève » (consulté le 9 octobre 2017).
  4. « Une classe spécialisée pour les trisomiques à Sainte-Geneviève du Port-Marly », sur Famille chrétienne, (consulté le 9 octobre 2017).
  5. Philippe Roudeillat, « L’école Sainte-Geneviève accueille les parents en grève de la faim », 78actu,‎ (lire en ligne).