Brion (Maine-et-Loire)

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Brion
Eglise de Brion
Eglise de Brion
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Maine-et-Loire
Arrondissement Angers
Canton Beaufort-en-Vallée
Intercommunalité C.C. de Beaufort-en-Anjou
Maire
Mandat
Florence Bahuon
2014-2020
Code postal 49250
Code commune 49049
Démographie
Gentilé Brionnais
Population
municipale
1 164 hab. (2012)
Densité 41 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 26′ 33″ N 0° 09′ 21″ O / 47.4425, -0.15583333333347° 26′ 33″ Nord 0° 09′ 21″ Ouest / 47.4425, -0.155833333333  
Altitude Min. 21 m – Max. 88 m
Superficie 28,29 km2
Localisation

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Brion

Brion est une commune française située dans le département de Maine-et-Loire en région Pays de la Loire.

Géographie[modifier | modifier le code]

Commune angevine du Baugeois, Brion se situe à l'est de Beaufort-en-Vallée, sur la route D211, Fontaine Guérin - Longué Jumelles, et à proximité de l'autoroute A85[1].

Son territoire se situe dans le parc naturel régional Loire-Anjou-Touraine.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le lieu est attesté sous les formes Brionno vico aux VIIe et VIII siècles et podium de Brione en 1068 - 1080[2].

Selon Ernest Nègre[3], Brion s'explique par le gaulois briga « mont, forteresse », suivi du suffixe gaulois -o. Il a été latinisé en -onem dans les textes.

Xavier Delamarre note que le premier sens de briga était « colline, mont »[4]. Brion se trouve en effet sur une légère éminence qui atteint 88 m, à laquelle se réfère la mention podium de brione au XIe siècle.

Homonymie avec d'autres Brion qui sont issus, soit de briga, soit de briva « pont », autre terme gaulois fréquent dans la toponymie française.

Histoire[modifier | modifier le code]

Brion aurait été au IXe siècle une « châtellenie » et prospère au fil du temps.

Occupées de longues années par les anglais pendant la guerre de Cent Ans, Brion devient pendant une quarantaine d'années, propriété de Jeanne de Laval (sa statue figure place Jeanne de Laval à Beaufort en Vallée), épouse avisée de René d'Anjou (XVe siècle).

Puis Brion et l'Anjou, désormais rattachés au Royaume de France, connaissent les années noires des guerres de religion, de la misère et de la peste.

Au XIXe siècle, Brion, rattachée alors au canton de Beaufort, échappe à deux reprises à l'invasion des prussiens.

La Première Guerre mondiale fait 64 victimes à Brion, soit 7 % de la population totale. La Seconde Guerre mondiale fut moins meurtrière, même si les troupes allemandes envahissent Brion pendant 10 mois. Sept habitants sont tués, dont un en déportation[5].

Les années qui suivent voient Brion touchée par l'exode rural, perdant ainsi de nombreux emplois, commerces et habitants.

Aujourd'hui le phénomène s'inverse et entre les derniers recensements, on note une augmentation de 10 % de la population.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1995 2001 Elisabeth de Terves   Formatrice au Greta
mars 2001 mars 2008 Daniel Bordez   Directeur général de l'industrie pharmaceutique retraité
mars 2008 mars 2014 Jean-Marie Levesque   Retraité agricole
mars 2014 en cours Florence Bahuon[6]    

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune est membre de la communauté de communes de Beaufort-en-Anjou[7], elle-même membre du syndicat mixte Pays des Vallées d'Anjou.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 1 164 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 434 1 371 1 503 1 573 1 610 1 634 1 682 1 650 1 598
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 533 1 486 1 526 1 558 1 533 1 566 1 520 1 507 1 517
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 534 1 416 1 387 1 153 1 158 1 166 1 167 1 166 1 147
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
1 109 1 087 980 875 916 1 021 1 066 1 059 1 115
2012 - - - - - - - -
1 164 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2004[9].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (21,9 %) est en effet supérieur au taux national (21,8 %) et au taux départemental (21,4 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (50,3 % contre 48,7 % au niveau national et 48,9 % au niveau départemental).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2008, la suivante :

  • 50,3 % d’hommes (0 à 14 ans = 22,2 %, 15 à 29 ans = 14 %, 30 à 44 ans = 21,7 %, 45 à 59 ans = 20,2 %, plus de 60 ans = 22 %) ;
  • 49,7 % de femmes (0 à 14 ans = 22,8 %, 15 à 29 ans = 13,6 %, 30 à 44 ans = 21,9 %, 45 à 59 ans = 19,8 %, plus de 60 ans = 21,8 %).
Pyramide des âges à Brion en 2008 en pourcentage[10]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,9 
90  ans ou +
1,8 
6,7 
75 à 89 ans
6,6 
14,4 
60 à 74 ans
13,4 
20,2 
45 à 59 ans
19,8 
21,7 
30 à 44 ans
21,9 
14,0 
15 à 29 ans
13,6 
22,2 
0 à 14 ans
22,8 
Pyramide des âges du département de Maine-et-Loire en 2008 en pourcentage[11].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
90  ans ou +
1,1 
6,3 
75 à 89 ans
9,5 
12,1 
60 à 74 ans
13,1 
20,0 
45 à 59 ans
19,4 
20,3 
30 à 44 ans
19,3 
20,2 
15 à 29 ans
18,9 
20,7 
0 à 14 ans
18,7 

Vie locale[modifier | modifier le code]

Deux écoles, une vingtaine d'associations.

Économie[modifier | modifier le code]

Sur 100 établissements présents sur la commune à fin 2010, 35 % relevaient du secteur de l'agriculture (pour une moyenne de 17 % sur le département), 6 % du secteur de l'industrie, 6 % du secteur de la construction, 39 % de celui du commerce et des services et 14 % du secteur de l'administration et de la santé[12].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le lavoir

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Jean Picard, astronome et ecclésiastique reçoit les bénéfices d'un prieuré à Brion ; en 1672 il y effectue des mesures astronomiques[13].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Célestin Port, Dictionnaire historique, géographique et biographique de Maine-et-Loire et de l'ancienne province d'Anjou : A-C, t. 1, Angers, H. Siraudeau et Cie,‎ 1965, 2e éd. (notice BnF no FRBNF33141105, lire en ligne)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. IGN et BRGM, Géoportail Brion (49), consulté le 21 août 2012
  2. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, Volume 1, Librairie Droz 1990, p. 149
  3. Ibidem.
  4. Xavier Delamarre, Dictionnaire de la langue gauloise, Éditions Errance 2003, p. 86 - 87
  5. Port 1965, p. 532
  6. Le Courrier de l'Ouest, L'élection sera-t-elle invalidée à Brion ?, article du 4 avril 2014
  7. Insee, Composition de l'EPCI de Beaufort-en-Anjou (244900882), consulté le 15 août 2013
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2012
  10. « Évolution et structure de la population à Brion en 2008 », sur le site de l'Insee (consulté le 24 mars 2012)
  11. « Résultats du recensement de la population de Maine-et-Loire en 2008 », sur le site de l'Insee (consulté le 24 mars 2012)
  12. Insee, Statistiques locales du territoire de Brion (49), consultées le 9 décembre 2012
  13. Pierre Charles Lemonnier, Histoire céleste : Recueil de toutes les observations astronomiques, Paris,‎ 1741 (lire en ligne), p. 28-29.