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Bressoux

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Bressoux
Bressoux
L'église Notre-Dame de Lourdes au Bouhay.
Administration
Pays Drapeau de la Belgique Belgique
Région Drapeau de la Région wallonne Région wallonne
Communauté Drapeau de la Communauté française de Belgique Communauté française
Province Drapeau de la province de Liège Province de Liège
Arrondissement Liège
Commune Liège
Code postal 4020
Zone téléphonique 04
Démographie
Gentilé Bressoutois(e)[1]
Population 12 579 hab. (1/1/2020)
Densité 6 227 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 38′ 29″ nord, 5° 36′ 40″ est
Superficie 202 ha = 2,02 km2
Localisation
Localisation de Bressoux
Bressoux au sein de la commune de Liège.
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Bressoux

Bressoux (en wallon Bressou) et autrefois connu comme Bressoux Lez Liège, est une section de la ville belge de Liège située en Région wallonne dans la province de Liège. C'était une commune à part entière depuis sa séparation de Grivegnée le et jusqu'à la fusion des communes de 1977.

Géographie

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Quartiers de Bressoux.

La section de Bressoux compte deux quartiers administratifs :

Démographie

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  • Sources : INS, Rem. : 1831 jusqu'en 1970 = recensements, 1976 = nombre d'habitants au 31 décembre.

Période médiévale (XIIIe-XVe siècle)

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Maison-forte de la famille de Bressoux

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Une maison forte de la famille noble de Bressoux est mentionnée dans une charte de 1350[2]. Cette demeure était située près de l'église Saint-Jean-Baptiste[Information douteuse], probablement à quelques centaines de mètres, dans l'environnement actuel de la rue de Bressoux[Information douteuse]. C'était une maison fortifiée avec une petite tour et une enceinte, typique de la petite noblesse dans la principauté de Liège.

Des fouilles archéologiques dans les années 1980 (rapport dans l'Archéoforum, 1985) ont mis au jour des fondations en calcaire et des tessons de céramique (XIVe siècle) près de la Rue de Bressoux, possiblement liés à ce domaine. Ces vestiges ne sont pas conservés en surface, mais certains artefacts (comme une poignée d'épée en fer) ont été transférés au Musée de la Vie wallonne.

Aucun vestige visible ; la zone est aujourd'hui urbanisée avec des habitations des XIXe et XXe siècles.

Terrains paroissiaux

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L'église possédait des terres pour subvenir aux besoins de la paroisse, comme mentionné dans un registre du chapitre de Saint-Lambert (vers 1300, Archives de l'État à Liège). Ces terres, principalement des champs et des pâturages, se trouvaient autour de l'église et s'étendaient vers la Meuse (direction Droixhe). Elles étaient cultivées par des paysans locaux qui payaient la dîme.

Il n'existe aucun vestige physique de ces terres, car elles ont été loties au XIXe siècle pour des usages industriels et résidentiels. Les cartes cadastrales du XVIIe siècle (cartes de Ferraris, 1771-1778, Archives de l'État) montrent les parcelles autour de l'église, mais elles font désormais partie du tissu urbain de Bressoux.

Moulin à eau sur la Meuse

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Un moulin à eau, probablement utilisé pour le grain, est mentionné dans un registre paroissial de 1420 (Archives de l'État à Liège). Il était situé sur la rive de la Meuse, à courte distance de l'église (direction l'actuel Droixhe). Le moulin appartenait peut-être au chapitre ou à un seigneur local.

Un rapport archéologique de fouilles lors de l'aménagement du port autonome (1938, archives de la Ville de Liège) signale la découverte de meules et de restes en bois (XIVe-XVe siècle) près de l'actuel quai de Coronmeuse. Ils ne sont pas conservés en surface, mais quelques meules sont exposées au Musée de la Vie wallonne.

Période moderne (XVIe-XVIIIe siècle)

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Fermes autour de l'église

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Les cartes de Ferraris (1771-1778, Archives de l'État à Liège) montrent plusieurs fermes autour de l'église Saint-Jean-Baptiste[Information douteuse], principalement le long des actuelles rue de Bressoux[Information douteuse] et rue de Porto. Ces fermes étaient construites en colombage et en calcaire local, typiques de la communauté agricole de Bressoux.

Lors du percement de la voie ferrée (années 1860) et de l'urbanisation ultérieure (XXe siècle), la plupart des fermes ont été démolies. Un rapport de fouilles (archives de la Ville de Liège, 1995) mentionne les fondations d'une ferme du XVIIe siècle près de la Place de l'Église, avec des tessons de céramique et un puits en pierre. Ceux-ci ne sont pas conservés, mais les artefacts ont été partiellement transférés à l'Archéoforum.

Presbytère

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Un presbytère attenant à l'église est mentionné dans un rapport d'inventaire ecclésiastique de 1702 (Archives de l'État à Liège). Il servait de logement au prêtre de la paroisse et fut reconstruit après les pillages français de 1691.

Le presbytère actuel, situé à côté de l'église, date du XIXe siècle (reconstruit vers 1835, selon un rapport communal aux archives de la Ville). La structure du XVIIe siècle n'est pas conservée, mais un rapport archéologique (1975, lors de la restauration de l'église) mentionne des vestiges de fondations sous le bâtiment actuel, possiblement ceux du presbytère d'origine.

XIXe siècle : Structures industrielles et militaires

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Fort de Bressoux

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Situé à environ 1 km de l'Église Saint-Jean-Baptiste, le fort de Bressoux fut construit dans les années 1880 comme élément de la ceinture fortifiée autour de Liège, conçue par le général Brialmont. Les plans militaires (Archives de l'État à Liège, archives des fortifications) décrivent un fort en béton avec des tourelles d'artillerie, situé à l'actuelle Rue du Fort de Bressoux.

Le fort est partiellement intact, avec des souterrains, des tourelles d'artillerie et une caserne centrale. Il fut endommagé en 1914 (Bataille de Liège) et en 1940 (Seconde Guerre mondiale), mais un rapport de restauration (Région wallonne, 2010) confirme que des parties de la structure en béton et des tranchées sont préservées. Le fort est une propriété privée et n'est pas accessible au public, mais visible de l'extérieur.

Structures ferroviaires

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La ligne ferroviaire Liège-Maastricht (construite en 1861) traverse Bressoux, avec une petite gare près de l'église (rue de Bressoux[Information douteuse]). Un rapport des Chemins de fer belges (1863, Archives de l'État) décrit un bâtiment voyageurs et un pont ferroviaire sur la Meuse.

La gare d'origine a été remplacée, mais les fondations du pont ferroviaire du XIXe siècle sont toujours présentes près de la Meuse, comme noté dans un rapport d'infrastructure (Ville de Liège, 2000). Une grille en fer de voie datant de 1860 a été excavée en 1990 et est conservée au Musée des Transports (Liège).

XXe siècle : Urbanisation et disparition des terres

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Plaine de Droixhe (vestiges d'exposition)

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La Plaine de Droixhe, à environ 1,5 km de l'église, fut utilisée pour l'Exposition internationale de Liège en 1930 et l'Exposition de l'Eau en 1939. Les documents d'organisation (archives de la Ville de Liège) décrivent des pavillons temporaires et une voie d'accès permanente.

Une fondation en béton d'un pavillon (1930) a été excavée lors des travaux de la ligne de tram (années 2020, rapport Ville de Liège, 2022). Une plaque commémorative de l'exposition de 1930 se trouve près du quai de Coronmeuse, à distance de marche de l'église.

Habitations ouvrières

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Avec l'industrialisation de Bressoux (années 1860-1900), des habitations ouvrières furent construites autour de l'église, comme mentionné dans les registres de population (Archives de l'État, 1880). Elles étaient en brique et formaient de petites rues autour de la Place de l'Église.

Quelques maisons ouvrières du XIXe siècle dans la rue de Porto et la rue de Bressoux[Information douteuse] sont préservées, inscrites comme patrimoine local (Région wallonne, 2005). Elles présentent des façades typiques en brique et sont encore habitées.

État actuel et accès

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Habitations ouvrières

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Quelques maisons préservées dans la rue de Bressoux[Information douteuse] et la rue de Porto, librement visibles.

Vestiges d'exposition (Droixhe)

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La plaque commémorative est accessible au public ; les fondations excavées ne sont pas visibles mais documentées.

Accès aux archives : Des détails sur ces vestiges sont disponibles dans :· Archives de l'État à Liège : Cartes cadastrales, rapports militaires, registres paroissiaux.· Archives de la Ville de Liège (Service Patrimoine) : Rapports de fouilles et documents d'urbanisme.· Archéoforum et Musée de la Vie wallonne : Artefacts tels que meules et poignée d'épée.

Remarques : Les environs de l'église Saint-Jean-Baptiste[Information douteuse] sont fortement urbanisés, ce qui a entraîné la disparition sous les constructions modernes de nombreux terrains médiévaux et modernes (tels que les champs et la maison-forte). Le Fort de Bressoux et les habitations ouvrières sont les vestiges les plus visibles, avec l'église elle-même[3].

Liste des bourgmestres de 1871 à 1977

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Patrimoine et culture

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Patrimoine architectural et sites

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Bressoux possède une gare de voyageurs et l'abattoir de Liège. Jouxtant la centrale électrique et le marché couvert de Droixhe, une zone industrielle en mauvais état se voit « requalifiée » depuis 2005 grâce notamment au fonds européen FEDER.

On notera aussi une réplique, en plein air, de la grotte de Lourdes à l'abbaye du Bouhay. Cette abbaye a été occupée par des chanoines réguliers de saint Augustin depuis 1925. Les bâtiments sont modernes. L'église de 1921 rappelle le style du XIIIe siècle et surplombe la réplique de la grotte de Lourdes[4]. Aujourd'hui, le site entier appartient à un promoteur de Namur (Le Chevalier Paul de Sauvage Vercour) qui loue l'abbaye à la Maison de Repos du Paradis. Le dernier des chanoines est décédé en , âgé de 94 ans, laissant la continuation du culte en doute. Le propriétaire actuel de cette église désacralisée pense la transformer en un centre d’accueil pour des femmes victimes de maltraitances[5].

Halle des Foires

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Emblème de Bressoux en 1976

La Halle des Foires de Liège a quitté Coronmeuse pour s’installer sur le site de la zone multimodale de Bressoux. D’une superficie brute de près de 16.500 m² au sol composée de cinq salles modulables, il est conçu pour exploitées un ou plusieurs événements à la fois avec un niveau d’équipement très élevé. La Halle est pourvue d’un restaurant, d’une cafétéria, de bureaux, d’un parking exposants de 248 places ainsi qu’un parking visiteurs de 472 emplacements. Cette nouvelle infrastructure est l’œuvre de l’architecte espagnol Francisco Mangado, en collaboration avec le bureau d’architectes belge Archipelago, qui a remporté le concours international organisé pour l’occasion. Les travaux ont commencé à l'automne 2022. L’inauguration a eu lieu le premier week-end d’octobre 2024.

Avec la nouvelle Halle et le tram, c'est l’ensemble du quartier qui sera revalorisé.

La commune possède une grande diversité culturelle, la majorité de ses habitants étant d'origine étrangère avec trois principales nationalités représentées (Maroc, Espagne et Italie).

Enseignement

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Vie associative

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Personnalités liées à Bressoux

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Notes et références

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  1. Jean Germain, Guide des gentilés : les noms des habitants en Communauté française de Belgique, Bruxelles, Ministère de la Communauté française, (lire en ligne).
  2. Archives de l'État à Liège, archives de la principauté
  3. « AGATHA – L'environnement de recherche des Archives de l'État », sur agatha.arch.be (consulté le )
  4. Joseph Delmelle, Abbayes et béguinages de Belgique, Rossel Édition, Bruxelles, 1973, p. 82.
  5. Marc Bechet, « Bressoux : l’église réhabilitée en logements pour femmes battues », sur DHnet (consulté le )

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Articles connexes

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Liens externes

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