Aller au contenu

Bova (Italie)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Bova
Bova (Italie)
Noms
Nom grec Χώρα του Βούα
Administration
Pays Drapeau de l'Italie Italie
Région Drapeau de la région de Calabre Calabre 
Ville métropolitaine Reggio de Calabre  
Maire Santo Casile
Code postal 89033
Code ISTAT 080011
Code cadastral B097
Préfixe tél. 0965
Démographie
Gentilé bovesi
Population 464 hab. (31-08-2025[1])
Densité 9,9 hab./km2
Géographie
Coordonnées 37° 59′ 42″ nord, 15° 55′ 57″ est
Altitude 820 m
Superficie 4 690 ha = 46,9 km2
Divers
Saint patron Saint Léon de Bova
Fête patronale 5 mai
Localisation
Localisation de Bova
Localisation dans la ville métropolitaine de Reggio de Calabre.
Géolocalisation sur la carte : Italie
Voir sur la carte topographique d'Italie
Bova
Géolocalisation sur la carte : Italie
Voir sur la carte administrative d'Italie
Bova
Géolocalisation sur la carte : Calabre
Voir sur la carte administrative de Calabre
Bova
Liens
Site web (it) site officiel

Bova (en griko : Χώρα του Βούα, Chòra tu Vùa) est une commune de la ville métropolitaine de Reggio de Calabre, en Calabre, dans le sud de l'Italie, comptant 464 habitants.

Habituellement appelée Bova Superiore pour la distinguer de sa voisine Bova Marina, sur la côte, la commune fait partie du circuit des Borghi più belli d'Italia (« Les plus beaux villages d'Italie »)[2], et est considérée comme la capitale culturelle de la Bovesìa, l'aire culturelle griko de Calabre, dont la communauté totalise environ 13 000 habitants. Presque tous les quartiers de la ville sont par ailleurs caractérisés par des toponymes d'origine grecque.

Géographie

[modifier | modifier le code]

Le village est situé à 57 kilomètres au sud-est de Reggio de Calabre. Il s'insère sur les contreforts méridionaux de l'Aspromonte, dans la vallée de l'Amendolea, près de la côte ionienne.

Des trouvailles archéologiques ont attesté d'une présence humaine stable dans la région dès le néolithique ; à l'époque préromaine, le secteur était occupé par les Ausones. Des colons grecs fondèrent une polis du nom de Delia dans l'actuel quartier de San Pasquale. La modeste cité attisa les convoitise des grandes puissances rivales, Rhêgion, Locri et Syracuse, et finit par être soumise à cette dernière. Après la conquête romaine, elle obtint le statut de cité alliée et ses habitants jouirent de la citoyenneté romaine.

En 440, Delia est saccagée par les Vandales. Les attaques répétées venues de la mer incitèrent la plupart des habitants des côtes à se réfugier en des lieux plus sûrs, à l'intérieur des terres. Les habitants de Delia fondèrent ainsi l'actuelle Bova sur un versant de l'Aspromonte, à environ 800 mètres d'altitude. Cela n'empêcha pas les Sarrasins d'assiéger la ville à plusieurs reprises et, en 953, de la piller. Nombre de ses habitants furent déportés en Afrique comme esclaves sur ordre de l'émir de Sicile Hassan al-Kalbi. Les Arabes assiégèrent de nouveau Bova en 1075, cette fois sans succès.

Sous les Normands (XIe siècle), Bova devient le fief du clergé sous la houlette de l'archevêque de Reggio, qui la conserve jusqu'à l'abolition du féodalisme en 1806. La cathédrale est mentionnée dans une bulle pontificale de 1081. En 1477, elle accueille des réfugiés albanais à la suite de la mort de Skanderbeg. Au XVIe siècle, de nombreuses tours de guet côtières sont érigées sur le territoire de Bova pour se prémunir face aux incursions des pirates barbaresques. Elle est dévastée par un séisme en 1783.

Lors de la Seconde Guerre mondiale, la ville est lourdement bombardée par les Alliés en 1943.

Depuis octobre 2012, l'exposition Calabria contadina nelle immagini di Gerhard Rohlfs (« Calabre rurale en images », sous la direction d'Antonio Panzerella) est présentée au palais Tuscano, centre d'accueil des visiteurs du parc national de l'Aspromonte à Bova. L'exposition rassemble des photographies prises par le philologue allemand spécialiste des langues romanes, Gerhard Rohlfs, à partir des années 1920, lors de ses travaux de terrain consacrés à l'étude du dialecte gréco-calabrais.

Monuments et patrimoine

[modifier | modifier le code]

Les vestiges du château dominent la ville.

La cathédrale, située juste en contrebas de la forteresse, a été reconstruite après le séisme de 1783. Elle abrite néanmoins un mobilier liturgique remontant à l'époque byzantine tandis que des pans de murs normands ont pu être conservés.

Administration

[modifier | modifier le code]
Les maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
14 mai 2001 17 mai 2011 Leo Giovanni Casile liste civique  
17 mai 2011 en cours Santo Casile liste civique  
Les données manquantes sont à compléter.

Brigha, Caloghiero, Cavalli, Polemo, Vunemo.

Communes limitrophes

[modifier | modifier le code]

Africo, Bova Marina, Condofuri, Palizzi, Roghudi, Staiti.

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externes

[modifier | modifier le code]

Notes et références

[modifier | modifier le code]
  1. (it) Popolazione residente e bilancio demografico sur le site de l'ISTAT.
  2. (it) « Calabria », sur I Borghi più Belli d'Italia (consulté le )