Bluely

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Page d'aide sur l'homonymie Pour l'autre service d'autopartage à Lyon, voir Citiz LPA.

Bluely
Image illustrative de l’article Bluely
Une Bluely en recharge, rue Hénon à Lyon.

Situation Métropole de Lyon
Type Voitures électriques en libre service
Entrée en service
Stations 101
Exploitant Bolloré
Site internet https://www.bluely.eu/fr/
Réseaux connexes Citiz LPA

Le , la métropole de Lyon a mis en service des voitures électriques en autopartage du groupe Bolloré. Le système porte 270 véhicules et plus de 100 stations dans le Grand Lyon. Il se nomme Bluely.

Histoire[modifier | modifier le code]

La métropole de Lyon lance le un service de voitures 100 % électriques, baptisé « Bluely », financé entièrement par le groupe Bolloré[1]. Ce service vient en complément de l'Autolib', renommé Citiz LPA en 2015, lancée cinq ans auparavant. Deuxième grande agglomération après celle de Paris (Autolib) à proposer un tel service, Bluely est mis en place sur Lyon et Villeurbanne. Dans un premier temps, 130 véhicules sont installés dans 50 stations. Leur nombre atteint 250 en 2014[2]. À la différence d'Autolib à Paris qui est encadré par une délégation de service public (DSP), Bluely relève de l'initiative du groupe Bolloré. Différents abonnements sont disponibles : au mois (19,90 euros) ou à l'année (99 euros). De ces formules découlent le prix à l'utilisation entre neuf et six euros la demi-heure. Le service Bluely permet aussi de réserver une voiture ou une place de stationnement[3].

Alors que le système se concentre sur les villes de Lyon et Villeurbanne lors de son ouverture, le service s'est étendu entre le mois de novembre 2014 et avril 2015 sur les communes suivantes : Bron, Champagne-au-Mont-d'Or, Caluire-et-Cuire, Tassin-la-Demi-Lune, Écully, Oullins, Vénissieux, Vaulx-en-Velin et Sainte-Foy-lès-Lyon. Cette première grande extension du réseau a permis la création de 49 nouvelles stations et la mise en circulation de 120 véhicules supplémentaires. Au total, le service est composé de 100 stations pour 250 véhicules.

Depuis le 13 décembre 2016, une station est disponible à l'aéroport de Lyon-Saint-Exupéry[4],[5]'[6],[7].

Dispositif[modifier | modifier le code]

Véhicules[modifier | modifier le code]

Bluecar[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Bolloré Bluecar.

Le véhicule utilisé par Bluely est la Bluecar, une voiture électrique produite par la société Batscap, filiale du groupe Bolloré et identiques à celles de l'Autolib' parisien. Il est équipé de batteries Lithium Métal Polymère fabriquées à Ergué-Gabéric (Bretagne) et de moteurs synchrones à aimants fabriqués à Angoulême par l’entreprise Leroy-Somer. L'autonomie annoncée est de 250 km en parcours urbain, pour une recharge moyenne effectuée en 4 heures[8]. Le designer est l'italien Pininfarina, mais l'essentiel de la production est fait par la société "Cecomp".

La Bluecar est un véhicule à trois portes et quatre places qui nécessite la possession d'un permis de conduire. La planche de bord est équipée d'un écran tactile spécifique, qui offre notamment à l'utilisateur le guidage GPS avec la possibilité de visualiser le nombre de places disponibles dans les stations Bluely, de créer un itinéraire vers sa station d'arrivée et d'y réserver une place de stationnement.

Renault Twizy[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Renault Twizy.

Avec son partenariat avec le groupe Renault, l'entreprise Bolloré propose aussi, depuis avril 2015, la location de 30 Renault Twizy pour compléter le parc de véhicules disponibles en location sur l'agglomération lyonnaise[9].

Stations[modifier | modifier le code]

Les stations Bluely disposent de quatre à cinq places de stationnement et d'autant de bornes de charge. Chaque station est dotée d'une borne interactive à écran tactile permettant notamment à l'utilisateur de s'identifier et de rechercher les véhicules les plus proches si la station est vide.

Certaines stations sont équipées d'un abri en verre situé sur le trottoir et sont alors appelées « Espaces Bluely », elles servent pour compléter un abonnement et scanner des papiers d'identité par vidéo-conférence. Il en existe neuf.

L'arrivée de Bluely s'accompagne de la mise en place d'un réseau dense de bornes de charge pour véhicules électriques sur voirie. Ainsi, toutes les stations sont équipées d'une borne dédiée permettant la recharge simultanée d'un véhicule particulier et d'un deux-roues électriques, à condition de souscrire un abonnement Recharge spécifique.

Tarifs[modifier | modifier le code]

Pour utiliser Bluely, l'inscription est obligatoire. Elle s'effectue soit sur Internet, soit dans les « Espaces Bluely » après une éventuelle préinscription sur Internet.

Grille tarifaire du service Bluely[10]
Formule Abonnement Coût à la minute

(les 15 premières minutes

sont indivisibles)

1 an 4 € / mois 0,22 € / min
1 semaine 0 € / mois 0,32 € / min
Jeune

(18-27 ans)

1 € / mois 0,15 € / min

Chiffres[modifier | modifier le code]

Plus de 170 000 locations ont été réalisées depuis l’ouverture du service, pour l'équivalent de plus d’un million de kilomètres parcourus.

Critiques[modifier | modifier le code]

Le 26 juin 2014, prenant le contre-pied des publicités de Bluely et des déclarations des élus concernés, le Jury de déontologie publicitaire a donné raison à l'association Observatoire du nucléaire qui conteste le caractère "écologique" du système Bluely, en particulier parce que les batteries sont rechargées sur le réseau électrique ordinaire et donc à 75% par de l'électricité nucléaire, fortement polluante (mines d'uranium, rejets autour des centrales, production de déchets radioactifs, etc) [11].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Le Point.fr
  2. Lyonmag
  3. Site officiel
  4. Modèle {{Lien web}} : paramètre « titre » manquant. https://www.20minutes.fr/lyon/1979123-20161212-lyon-voitures-libre-service-bluely-debarquent-aeroport-saint-exupery, sur 20 minute,
  5. « Bluely : l’autopartage s’installera dans de nouvelles communes », Grand Lyon Magazine, (consulté le 5 août 2014)
  6. « A Lyon, Bluely va se déployer en banlieue pour faire décoller le trafic Bluely », 20 minutes, (consulté le 15 mars 2015)
  7. « Lyon : le service d’autopartage Bluely passe la seconde », www.mobilicites.com, (consulté le 3 avril 2015)
  8. « Autolib' : Une réalité ! », dossier de presse du syndicat mixte Autolib', équivalent parisien de Bluely, 16 décembre 2010.
  9. « Le système d’autopartage Bluely double son offre et intègre des Twizy », Le Progrès, (consulté le 3 avril 2015)
  10. « Tarifs particuliers Bluely », sur bluely.fr (consulté le 11 décembre 2018).
  11. « La voiture électrique n'est pas « écologique » », le Monde.fr, (consulté le 5 août 2014).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]