Beatrice Berrut

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Beatrice Berrut
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Beatrice Berrut

Naissance (37 ans)
Genève
Drapeau de la Suisse Suisse
Activité principale pianiste
Formation Hochschule für Musik Hanns Eisler
Royal Irish Academy of Music
Site internet beatriceberrut.com

Beatrice Berrut, née le à Genève, est une pianiste classique suisse, originaire du canton du Valais.

Biographie[modifier | modifier le code]

Beatrice Berrut naît Béatrice Berrut le à Genève, de parents valaisans. Sa mère, Danielle[1], bonne pianiste, enseigne l'allemand et écrit des nouvelles, tandis que son père est médecin et cinéaste. Elle a une sœur cadette, qui joue du violon[2],[3]. Elle supprime l'accent aigu de son prénom par passion pour la culture allemande[2].

Elle se rattache à la tradition de l’école russe de piano de Heinrich Neuhaus, s’étant formée auprès de Galina Iwanzowa à Berlin, d’Esther Yellin à Zurich et de Brigitte Engerer à Paris. Elle a été grandement influencée dans son développement artistique par ses rencontres avec Menahem Pressler, Leon Fleisher, Miriam Fried et György Sándor, élève de Béla Bartók.

Elle grandit à Monthey[4] et commence le piano à l’âge de 8 ans[3] et ses études la mènent au Conservatoire de Lausanne, puis à la Fondation Heinrich Neuhaus de Zurich. Elle se perfectionne par la suite à la Hochschule für Musik Hanns Eisler de Berlin et à la Royal Irish Academy of Music de Dublin avec John O'Conor, élève de Wilhelm Kempff.

Elle a joué de la guitare basse dans un groupe de rock[2] et pris pendant plusieurs années de leçon de pilotage pour surmonter sa peur de l'avion[5].

En 2022, elle lance un festival de musique classique à Monthey, intitulé Les Ondes[6].

Elle est mariée[4].

Concerts[modifier | modifier le code]

Ses concerts l’ont menée dans des salles et festivals principaux d’Europe, tels la Philharmonie de Berlin, le Konzerthaus de Berlin[7], le Palais des beaux-arts de Bruxelles[8] et le Victoria Hall de Genève[9]. Elle s’est produite aux États-Unis (Ravinia Festival (en)[10], Columbia College Chicago (en)[11] et lors des Myra Hess Memorial Concerts au Chicago Cultural Center[12]), et également en Argentine et au Costa Rica[13], en compagnie d’orchestres majeurs.

Musique de chambre[modifier | modifier le code]

Beatrice Berrut a été invitée par Gidon Kremer, pour plusieurs concerts à son festival de Bâle les Muséiques en 2005[2]. Elle s’est également produite avec Itzhak Perlman lors de son festival aux Hamptons (NY) en 2011, ou avec des artistes comme Frans Helmerson, Mihaela Martin et Shlomo Mintz.

Radio et télévision[modifier | modifier le code]

Beatrice Berrut a joué et est apparue dans bon nombre d’émissions de radio, sur France Musique, dans l'émission Vertigo avec Pierre Philippe Cadert sur RTS La Première[14], sur la Radio suisse romande Espace 2[15], sur le Bayerischer Rundfunk, ou encore dans « Music Matters » sur la BBC Three[16] et à de nombreuses reprises sur les radios canadiennes et américaines (WFMT de Chicago[17], CKWR (en)). Elle était l'invitée principale des Salons de Musique op.12 de Arte Live Web. Elle s’est produite sur le plateau de l’émission Cadences de la RTS Deux ainsi que pour la Radiotelevisione svizzera di lingua italiana[18] et les chaînes allemandes ZDF et TV Berlin (de)[19].

Prix et distinctions[modifier | modifier le code]

Beatrice Berrut est la lauréate suisse du Concours Eurovision des jeunes musiciens 2002[20]. En 2006, elle reçoit le prix Jean Clostre de la Société des Arts de Genève[21], puis en 2009 le prix spécial Johann Sébastian Bach du concours international de piano de Wiesbaden, décerné par les éditions Breitkopf & Härtel. En 2010, l’État du Valais lui octroie la bourse triannuelle Musique Pro[22]. En 2011, elle reçoit le prix « Revelaciòn » de l’Association des critiques musicaux argentins[23], et en 2014 le prix d'encouragement de l'État du Valais.

Son CD Bach figure dans le "top ten" des enregistrements 2015 de la NDR[réf. nécessaire].

Critiques et références[modifier | modifier le code]

L’album dédié à l’intégrale des sonates pour piano de Robert Schumann, paru sous le label Centaur Records (en) a été salué par la presse internationale. Ainsi le magazine Fanfare parle « d’un premier enregistrement très impressionnant (…), aussi expressif que la version d’Horowitz »[24], l'American Record Guide parle, lui, « d’un excellent enregistrement, d’une compréhension intégrale de la musique de Schumann », alors que la revue d’art canadienne Worldcomnews loue « un résultat exceptionnel, où le toucher et l’expression donnent aux sonates de Schumann un son unique et inspirant. »[25] La presse suisse reconnaît, de son côté, « sa fougue, sa sonorité à couper le souffle » (Tribune de Genève)[26], « un disque plus qu’enthousiasmant » (Scènes Magazine) ou encore « son agilité féline » (La Liberté)[27].

Sa tournée en Argentine a été saluée par La Nación (Argentine)[28] et la Tribuna Musical de Buenos Aires[29] comme une « révélation ». L'Irish Times la décrit comme donnant une "performance particulièrement transcendante (...) Ses transcriptions de Bach par Busoni s'épanouissaient calmement dans de multiples couches de génie et de beauté (…). Peu importe que Busoni défie la logique, ce qui transparaissait sans cesse du jeu de Batrice Berrut c'était la pure beauté de la musique et le raffinement et la sobre profondeur émotionnelle de Bach…"

Depuis 2014, elle est une des Artistes Bösendorfer[30].

Discographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Sarah Wicky, « Piano: l’album de Béatrice Berrut primé », Le Nouvelliste, (consulté le )
  2. a b c et d Michel Rime, « Romantique, folle de notes et de montagnes » Accès payant, sur 24 heures, (consulté le )
  3. a et b Julian Sykes, « Beatrice Berrut, le piano des cimes », Le Temps,‎ (ISSN 1423-3967, lire en ligne, consulté le )
  4. a et b « Béatrice Berrut, entre ciel et terre. Espace 2 - La vie à peu près », sur rts.ch, (consulté le )
  5. (de) Daniel Arnet, « Die gefeierte Westschweizer Pianistin Beatrice Berrut », sur Blick, (consulté le )
  6. a et b Matthieu Chenal, « Quand le classique sort de ses rails – Les conquêtes pacifiques de Beatrice Berrut au piano » Accès payant, sur 24 heures, (consulté le )
  7. (de) « cappella academica - Sinfonieorchester der Humboldt-Universität Berlin »
  8. « BOZARSUNDAYS »
  9. [1]
  10. (en) « Free Concert: Béatrice Berrut »
  11. (en) « Berrut (piano) / Schumann, Liszt »
  12. (en) « Dame Myra Hess Memorial Concert Schedules »
  13. [2]
  14. « L'invitée: Béatrice Berrut, pianiste - Radio - Play RTS », sur Play RTS (consulté le )
  15. « Pavillon suisse du 26.05.2011 », sur rts.ch (consulté le )
  16. « Lorin Maazel, IMS Prussia Cove, Intellectual Property and Respighi., Music Matters - BBC Radio 3 », sur BBC (consulté le )
  17. « Béatrice Berrut «  WFMT: The Dame Myra Hess Memorial Concerts », sur blogs.wfmt.com (consulté le )
  18. Christian Berrut, « Rachmaninoff Piano Concerto N°2 - Béatrice Berrut/OSI », (consulté le )
  19. [3]
  20. Emmanuel Manzi, « Prometteuse pianiste suisse à Berlin », sur swissinfo.ch,
  21. [4]
  22. [5]
  23. « Criticos Musicales de la Argentina - Criticas de opera y musica clasica - Opera and Classical music reviews », sur www.criticosmusicales.com (consulté le )
  24. « SCHUMANN: Piano Sonatas: Nos. 1-3 - Fanfare | HighBeam Research », sur www.highbeam.com (consulté le )
  25. [6]
  26. [7]
  27. « L’agilité féline de Béatrice Berrut », La Liberté,‎ (lire en ligne)
  28. « Shlomo Mintz », sur www.lanacion.com.ar (consulté le )
  29. (en) Tribuna Musical le 16 octobre 2011
  30. Site Bösendorfer
  31. Matthieu Chenal, « Beatrice Berrut en quête de mystère », 24 heures,‎ , p. 17 (lire en ligne)
  32. « Schumann: The Three Sonatas For Piano / Berrut | ArkivMusic », sur www.arkivmusic.com (consulté le )
  33. « A Century of Russian Colours »
  34. Matthieu Chenal, « Confinement musical créatif – Béatrice Berrut souffle sur les braises du romantisme », sur 24 heures, (consulté le )

Liens externes[modifier | modifier le code]