Camille Thomas

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Camille Thomas
Pastorales d'été par l'OSB, Soirée symphonique, Grand Air 2014, Rennes-3.jpg
Camille Thomas à Rennes en 2014 avec l'Orchestre symphonique de Bretagne.
Biographie
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Voir et modifier les données sur Wikidata (32 ans)
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Camille Thomas (née en à Paris) est une violoncelliste franco-belge.

Biographie[modifier | modifier le code]

Camille Thomas commence l'étude du violoncelle à 4 ans. Elle intègre à l'âge de 10 ans la classe de Marcel Bardon au Conservatoire national de région de Paris, où elle obtient à 16 ans son premier prix de violoncelle à l'unanimité du jury. Elle étudie ensuite avec Philippe Muller à l'école nationale de musique d'Aulnay-sous-bois avant de partir se perfectionner en Allemagne auprès de Stephan Forck puis de Frans Helmerson à la Hochschule für Musik Hanns Eisler de Berlin et enfin auprès de Wolfgang-Emmanuel Schmidt à la Hochschule für Musik Franz Liszt de Weimar. Participant à de nombreuses classes de maître, elle a bénéficié des conseils de plusieurs grands maîtres, parmi lesquels David Geringas, Steven Isserlis, Wolfgang Boetticher, Natalia Shakovskaya, Ralph Kirschbaum, Boris Baraz et Tabea Zimmermann.

Remarquée et invitée par Seiji Ozawa et Steven Isserlis à se produire dans leurs festivals[1],[2], Camille Thomas a joué dans de nombreux pays d'Europe, en particulier à la salle Gaveau, au Victoria Hall de Genève[3], au Palais des beaux-arts de Bruxelles[4], au Jerusalem Music Center et au Konzerthaus de Berlin. Elle est invitée à se produire dans différents festivals (festival Pablo Casals[5],[6] de Prades, Festival de Strasbourg[7], Encuentro de Musica de Santander, Amsterdam Cello Biennale...). Au cours des dernières saisons, Camille Thomas s'est produite comme soliste avec le Sinfonia Varsovia, l'Orchestre Philharmonique de Baden Baden, l'Orchestre national de Lille, le Philharmonischen Staatsorchester de Hambourg, l'Orchestre de Picardie, le Brussels Philharmonic Orchestra, l'Orchestre philharmonique slovaque, l'Orchestre radio slovaque, le Festival Strings de Lucerne, les Young Belgian Strings, l'Orchestre symphonique de Bretagne, l'Orchestre philharmonique royal de Liège, le North Czech Philharmonic, l'Orchestre Lamoureux, l'orchestre de la Garde républicaine, l'orchestre des Nations-Unies, La Baule Symphonic, le Junge Sinfonie de Berlin sous la baguette des chefs Kent Nagano, Theodor Guschlbauer, Arie van Beek, Darrell Ang, Faycal Karoui, Mathieu Herzog, Jean-Christophe Ferreaux, Pavel Baleff, Kriistina Poska, Debora Waldman, Giedre Slekyte, Charles Olivieri-Munroe, Antoine Marguier, Rastislav Stur et Aziz Shokhakimov.

Prix et récompenses[modifier | modifier le code]

Elle remporte de nombreux prix de concours nationaux et internationaux comme le Concours Léopold Bellan à Paris, celui d’Edmond Baert à Bruxelles et enfin le 7e Concours international Antonio Janigro[8] en Croatie. Elle a également été nommée parmi la liste des « 30 under 30 » de Forbes[9].

En 2010 elle remporte un grand nombre de distinctions : nommée Révélation classique de l’ADAMI[10], elle devient également lauréate de la Fondation de la Vocation Bleustein-Blanchet, la Yamaha Music Foundation of Europe[11], la DAAD[8], Villa Musica[12], LiveMusicNow[13], la «Carl-Flesch Akademie»[14] ou encore la Sinfonima Stiftung[15] de Mannheim. Enfin elle obtient Prix Berthier de l'AMOPA[16], l'ordre des palmes académiques. Elle est lauréate de la Fondation Banque Populaire en 2012[17].

Son premier disque, A Century of Russian Colours (anglais, « Un siècle de couleurs russes »), avec la pianiste suisse Beatrice Berrut consacré à la musique russe du XXe siècle[18] est sorti en (label Fuga Libera) et a reçu les éloges de la presse internationale.

En 2014, elle est nommée dans la catégorie Révélation Soliste instrumental des Victoires de la musique classique puis choisie par la radio Musiq'3 - RTBF pour représenter la Belgique au Concours de l’Union européenne de radio-télévision (UER) où elle remporte le 1er Prix et est nommée «New Talent of the Year». 

En 2015, Rolando Villazon l'invite dans son émission sur ARTE « Les Stars de Demain ».

En 2016, elle sort son deuxième album, Réminiscences, paru chez la Dolce Volta. Le disque imagine un récital en début XXe siècle, mettant en vedette la transcription au violoncelle de la sonate pour violon et piano de Franck ainsi que la sonate pour violoncelle seul de Ysaye, les rapprochant de pièces par Fauré et Duparc[19]. Le disque a remporté un CHOC de Classica et un ECHO KASSIK PREIS[20].

En 2017, elle signe un contrat international d'artiste exclusif chez Deutsche Grammophon, devenant la première femme violoncelliste à signer pour la prestigieuse maison de disques.[21],[22]  Son premier enregistrement pour le label jaune est paru en et comprend des œuvres de Saint-Saëns et Offenbach avec l'Orchestre de Lille dirigé par Alexandre Bloch.

Parallèlement à ses activités de soliste, elle se passionne pour la musique de chambre. En 2011 et 2012 elle est sélectionnée pour participer à la Seiji Osawa International Academy[1] en Suisse. Elle joue régulièrement avec des partenaires tels que Beatrice Berrut, Julien Libeer encore Frank Braley, Gérard Caussé, Menahem Pressler…

Elle joue le rôle d'une violoncelliste dans le film Un baiser papillon[23] de Karine Silla-Perez et y interprète des concertos de Vivaldi accompagnée de l’orchestre des Solistes Français.[6]

Camille Thomas a joué un violoncelle de Ferdinand Gagliano datant de 1788, le « Château Pape Clément », généreusement mis à sa disposition par Bernard Magrez. Depuis le 24 septembre 2019, elle joue le « De Munck-Feuermann », un violoncelle par Stradivari datant de 1730, mis à sa disposition par la fondation de musique Nippon pour une période de un an[24].

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Étudiants », sur Seiji Ozawa International Academy (consulté le 3 mai 2020)
  2. (en) « Musicians : International Musicians Seminar » [archive du ], sur I-m-s.org.uk
  3. (en) « Opening of the General Assembly of the International Federation of Red Cross and Red Crescent Societies », sur Orchestre des nations (consulté le 20 avril 2020)
  4. « Camille Thomas & Beatrice Berrut », sur BOZAR Bruxelles (consulté le 3 mai 2020)
  5. http://www.prades-festival-casals.com/ca/artiste/593-0-0-0/
  6. a et b « Camille Thomas », sur Les Solistes de Demain (consulté le 3 mai 2020)
  7. « Festival de Strasbourg », sur festival de Strasbourg
  8. a et b [1]
  9. « Camille Thomas », sur forbes.com (consulté le 3 mai 2020)
  10. Révélations classiques 2010 sur le site de l'Adami
  11. http://www.yamaha-mf.or.jp/english/index.html
  12. http://www.villamusica.de/
  13. http://www.livemusicnow.de/de/lmn-deutschland.html
  14. http://www.philharmonie.baden-baden.de/cfa/cfa-index.htm
  15. http://www.mannheimer.de/privatkunden/sinfonima/stiftung/
  16. http://www.amopa.asso.fr/bourse_berthier_2010.htm
  17. « Juin 2012 : les 29 nouveaux lauréats! » [archive du ], sur Fédération Nationale des Banques Populaires,
  18. Catherine Buser, « Béatrice Berrut: Le piano poète », sur RTS Culture
  19. « Réminiscences - Julien Libeer et Camille Thomas », sur France Musique, (consulté le 3 mai 2020)
  20. « La violoncelliste Camille Thomas et le compositeur Jules Matton sont les invités de Musique Matin », sur France Musique, (consulté le 3 mai 2020)
  21. « Cellist Camille Thomas signs to Deutsche Grammophon », The Strad,‎ (lire en ligne, consulté le 3 mai 2020)
  22. (en) « Camille Thomas », sur Deutschegrammophon.com (consulté le 20 avril 2020)
  23. « A Butterfly Kiss (2011) - IMDb » [vidéo], sur imdb.com (consulté le 17 septembre 2020).
  24. (en) « 'De Munck, Feuermann' Stradivarius cello is loaned to Camille Thomas », sur The Strad, (consulté le 19 avril 2020)

Liens externes[modifier | modifier le code]