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Siège de Kehl (1703)

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Siège de Kehl (1703)

Informations générales
Date 20 février-
Lieu Kehl
Issue Victoire française
Belligérants
Drapeau du royaume de France : entièrement blanc Royaume de France Drapeau du Saint-Empire Saint-Empire
Commandants
Claude Louis Hector de Villars Louis-Guillaume de Bade-Bade

Guerre de Succession d'Espagne

Batailles

Campagnes de Flandre et du Rhin

Campagnes d'Italie

Campagnes d'Espagne et de Portugal

Campagnes de Hongrie

Antilles et Amérique du sud

Coordonnées 48° 34′ 17″ nord, 7° 48′ 32″ est
Géolocalisation sur la carte : Allemagne
(Voir situation sur carte : Allemagne)
Siège de Kehl (1703)
Géolocalisation sur la carte : Bade-Wurtemberg
(Voir situation sur carte : Bade-Wurtemberg)
Siège de Kehl (1703)

Le siège de Kehl, au printemps 1703, est un épisode de la guerre de Succession d'Espagne. Les forces françaises du duc de Villars assiègent et s'emparent de la forteresse de Kehl, ville du Saint Empire située sur le Rhin, face à Strasbourg.

En , lors de la signature du traité de Ryswick, la France rend toutes ses positions sur la rive droite du Rhin, dont la forteresse de Kehl[1].

Le roi Louis XIV cherche à soutenir son allié, l'électeur de Bavière[2], qui se trouve dans une situation précaire car menacé à l'est, au nord et à l'ouest[3]. Il envoie dès janvier le duc de Villars vers le Saint-Empire pour faire face à Louis-Guillaume, margrave de Baden-Baden. La décision est prise d'assiéger la forteresse de Kehl afin de protéger Strasbourg et faciliter l'entrée en Allemagne[4]. Le duc de Villar mène une troupe composée de 40 bataillons et 50 escadrons[3]. Sous la neige, les troupes en chemin vers la forteresse prennent une cinquantaine de redoutes et de forts, ainsi que la ville d'Offenbourg[5].

Les opérations de siège commencent le [6], ou quelques jours plus tard[5]. Les troupes Françaises du duc de Villar font face aux 3 500 soldats de Louis-Guillaume. Deux ponts sont construits sur le Rhin et permettent l'arrivée de renforts de Strasbourg[5]. À Versailles, le , Vauban fait part de son souhait à Louis XIV de participer au siège, mais n'y participera finalement pas[7]. Le , le duc de Villar lance l'assaut d'un des deux ouvrages à cornes et s'en empare[8]. La forteresse capitule le 10[6], le 11[3], ou le 12 mars, en laissant vingt-huit canons, de la poudre et des provisions[8].

Conséquences

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La traversée du Rhin devenant possible[3], les troupes françaises peuvent traverser la Forêt-Noire en et rejoindre les forces de Max-Emmanuel de Bavière[1].

Notes et références

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  1. a et b Jean-Philippe Cénat, « Les enjeux géostratégiques et stratégiques des différents théâtres d’opérations de la France sous Louis XIV », dans Les dernières guerres de Louis XIV : 1688-1715, Presses universitaires de Rennes, coll. « Histoire », , 47–61 p. (ISBN 978-2-7535-8531-7, lire en ligne)
  2. Gaillardin 1876, p. 251.
  3. a b c et d Oury 2011, p. 159.
  4. Gaillardin 1876, p. 252.
  5. a b et c Gaillardin 1876, p. 253.
  6. a et b (en) Henri Martin, Martin's History of France: the Age of Louis XIV: 1683-1715, vol. II, Boston, Walker, Wise and Company, , 543 p. (lire en ligne), p. 356
  7. Fadi El Hage, « Sacrifier son rang pour faire la guerre : la figure du général volontaire dans la France moderne », Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques, vol. 136, no 6,‎ , p. 73–83 (lire en ligne, consulté le )
  8. a et b Gaillardin 1876, p. 254.

Bibliographie

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  • Casimir Gaillardin, Histoire du règne de Louis XIV, t. VI, Paris, Librairie Lecoffre Fils et Cie, Successeur, , 728 p. (lire en ligne), p. 251-254
  • Charles Jean Melchior, Villars d’après sa correspondance et ses documents inédits, t. I, Paris, Plon,
  • Clément Oury, Les défaites françaises de la guerre de Succession d’Espagne, 1704-1708 (Thèse), , 1323 p. (lire en ligne [PDF])

Liens externes

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