Galaxie naine de la Baleine

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Galaxie naine de la Baleine
Données d’observation - Époque J2000.0
Ascension droite 00h 26m 11,0s
Déclinaison -11° 02′ 40″
Coordonnées galactiques = 101,45 · b = -72,85
Constellation Baleine
Vitesse radiale -87 km/s
Ellipticité 0,35±0,03
Magnitude apparente (V) 13,2±0,2
Rougissement (B-V) 0,03
Absorption d’avant-plan (V) 0,10
Type dSph
Magnitude absolue (V) -11,2±0,2
Module de distance 24,45±0,15
Distance 755±24 kpc (∼2,46 millions d' a.l.)
Distance au centre de masse du Groupe local 615±40 kpc (∼2,01 millions d' a.l.)
Rayon effectif 3,2′±0,1′
Rayon de marée 4,8′±0,2′ kpc
Découvreur Alan Whiting, George Hau & Mike Irwin
Date de découverte 1999
Masse ? M
Masse d’hydrogène atomique (HI) 0 M
Abondance de fer ([Fe/H]) -1,9±0,2

La galaxie naine de la Baleine est une galaxie naine sphéroïdale située dans la constellation de la Baleine. Elle fut découverte en 1999 par Alan Whiting, George Hau et Mike Irwin [1]. Elle se situe à près de 756 kpc [2] du centre de la Voie Lactée et 681 kpc de celui de la galaxie d'Andromède faisant donc partie du Groupe local.

Morphologie et masse[modifier | modifier le code]

Comme beaucoup de galaxies naines sphéroïdales, la galaxie naine de la Baleine a une faible brillance de surface centrale (25 mag/arcsec2 dans la bande V[2]). Son rayon de moitié de luminosité est de 3,2' ce qui correspond à 703 pc.

Sa luminosité totale est de -11,2 mag dans la bande V ; ce qui en supposant un rapport masse luminosité de 1 conduit à une masse stellaire de 2,6x106 masses solaires. Quant au gas HI, la galaxie en semble dépourvue ou alors en quantité si faible qu'elle est indétectable.

Population stellaire[modifier | modifier le code]

Utilisant la caméra ACS du télescope spatial Hubble, une étude [3] a montré que la galaxie de la baleine a principalement formé ces étoiles il y a 12 milliard d'années durant 2-3 milliards d'années. Depuis 8 milliards d'années (z~1), la galaxie de la baleine n'a plus formé d'étoile. Grâce au télescope de Hubble, l'étude a pu porter sur des étoiles de faible luminosité (m < 28 mag pour la bande V) et donc atteindre des étoiles de type solaire.

La plupart de la formation stellaire a eu lieu après la réionisation de l'univers montrant que cette dernière n'a pas eu pour effet de stopper la formation stellaire.

Cinématique[modifier | modifier le code]

La galaxie naine de la Baleine a une vitesse radiale de -87 km/s par rapport au soleil. Sa vitesse tangentiel est pour l'instant inconnue. Sa vitesse de dispersion est elle estimé aux alentours de 17 ± 2 km/s [4]. Dans la même étude, il est aussi suggéré que cette galaxie ait une mouvement de rotation globale de 8 km/s mais cela demande à être confirmé aux vues des erreurs de mesures.

Position dans le Groupe Local[modifier | modifier le code]

À l'instar de la grande majorité [2] des galaxies naines sphéroïdales du Groupe local, la galaxie naine de la Baleine est éloigné (> 300 kpc) des deux grandes galaxies du Groupe Local ; ce qui en fait une galaxie naine sphéroïdale isolée comme la galaxie naine du Toucan. Ces galaxies naines sphéroïdales isolées sont assez rares dans le Groupe local et questionnent sur leur mode de formation.

Références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Alan B. Whiting, George K. T. Hau et Mike Irwin, « A New Local Group Galaxy in Cetus », The Astronomical Journal, vol. 118,‎ , p. 2767 (ISSN 1538-3881, DOI 10.1086/301142, lire en ligne)
  2. a, b et c (en) Alan W. McConnachie, « The Observed Properties of Dwarf Galaxies in and around the Local Group », The Astronomical Journal, vol. 144,‎ , p. 4 (ISSN 1538-3881, DOI 10.1088/0004-6256/144/1/4, lire en ligne)
  3. (en) M. Monelli, S. L. Hidalgo, P. B. Stetson et A. Aparicio, « The ACS LCID Project. III. The Star Formation History of the Cetus dSph Galaxy: A Post-reionization Fossil », The Astrophysical Journal, vol. 720,‎ , p. 1225 (ISSN 0004-637X, DOI 10.1088/0004-637X/720/2/1225, lire en ligne)
  4. (en) G. F. Lewis, R. A. Ibata, S. C. Chapman et A. McConnachie, « Inside the whale: the structure and dynamics of the isolated Cetus dwarf spheroidal », Monthly Notices of the Royal Astronomical Society, vol. 375,‎ , p. 1364–1370 (ISSN 0035-8711 et 1365-2966, DOI 10.1111/j.1365-2966.2007.11395.x, lire en ligne)

Liens externes[modifier | modifier le code]