Aurélien Bellanger

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Aurélien Bellanger
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Aurélien Bellanger à Saint-Dié-des-Vosges, en 2014.
Naissance (37 ans)
Laval, Mayenne, France
Activité principale
Auteur
Langue d’écriture français
Genres
Essai, roman

Œuvres principales

Aurélien Bellanger, né le [1] à Laval, est un écrivain français, philosophe de formation. Il publie un essai sur Michel Houellebecq en 2010, intitulé Houellebecq écrivain romantique, aux éditions Léo Scheer. Son premier roman, La Théorie de l'information, paraît le 22 août 2012 aux éditions Gallimard. Il fait par ailleurs quelques apparitions en tant qu'acteur dans les films de Justine Triet.

Biographie[modifier | modifier le code]

Aurélien Bellanger grandit à Barentin, puis dans l'Essonne, suit des études de philosophie et commence puis abandonne une thèse intitulée « La métaphysique des individus possibles » sous la direction de Frédéric Nef à l'École des hautes études en sciences sociales[2],[3],[4]. Après une première expérience en banlieue chez Virgin, il travaille ensuite à la librairie L'Arbre à lettres, rue Édouard-Quénu en bas de la rue Mouffetard à Paris. Il quitte son travail pour se consacrer à la littérature[3],[5].[6]

En 2010, Bellanger publie son premier livre aux éditions Léo Scheer, Houellebecq écrivain romantique. En 2012 paraît son premier roman, La Théorie de l'information, aux éditions Gallimard. Pour sa sortie, le livre est tiré à 10 000 exemplaires[1]. L'auteur déclare avoir voulu écrire un roman balzacien sur l'époque contemporaine. Le personnage principal, Pascal Ertanger, est en partie inspiré de la biographie de Xavier Niel, fondateur de Free. Le titre du roman est une référence à la théorie de l'information développée par Claude Shannon à partir de 1948[7].

Son deuxième roman, L'Aménagement du territoire, sort en 2014 ; le troisième, Le Grand Paris, en 2017[8].

En , il est membre du jury du Festival international du livre d'art et du film de Perpignan[9].

Depuis fin août 2017, il tient la chronique quotidienne finale des Matins de France Culture intitulée « [10] », dans laquelle il se livre au détour d'un commentaire très littéraire d'un fait de société.

Inspirations[modifier | modifier le code]

Aurélien Bellanger affirme être un fan inconditionnel du Club des cinq d'Enid Blyton[11].

Il se définit comme un sceptique[12] et se réfère régulièrement au chercheur Freeman Dyson[13].

Réception critique[modifier | modifier le code]

Aurélien Bellanger à Mouans-Sartoux en 2012.

À la sortie de son premier roman La Théorie de l'information, Sylvain Bourmeau dans Libération et Élisabeth Philippe dans Les Inrockuptibles comparent l'écrivain à Michel Houellebecq[14],[5]. Dans La Croix, Sabine Audrerie s'interroge :

« S’il fallait chercher un lien, on pourrait retenir la volonté de s’inscrire dans l’héritage balzacien[7]. »

Dans L’Express, Jérôme Dupuis n'est pas élogieux, trouvant le livre ennuyeux. Il y voit un Houellebecq « sans humour, sans sexe, sans aphorisme et sans mélancolie »[15]. Quant au style littéraire d'Aurélien Bellanger, Sylvain Bourmeau le qualifie de volontairement transparent, inspiré du style de l'encyclopédie Wikipédia[14]. Le directeur du magazine Lire, Philippe Delaroche, qualifie cette écriture de « poison Wikipédia »[16].

Ziad Gebran note, après la parution du Grand Paris :

« l’auteur est familier de ce type de production hybride, entre imaginaire et réalité, entre documentaire et fiction, qui force une lecture à plusieurs niveaux[17]. »

Œuvres[modifier | modifier le code]

Prix[modifier | modifier le code]

Filmographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b David Caviglioli, « 3615 Xavier Niel », Le Nouvel Observateur,‎ (lire en ligne)
  2. « Aurélien Bellanger », sur Institut Jean Nicod (consulté le 23 août 2012)
  3. a et b Élisabeth Philippe, « Aurélien Bellanger, l’une des révélations de la rentrée littéraire », Les Inrockuptibles,‎ (lire en ligne)
  4. « Ce roman n’aurait jamais vu le jour sans Wikipédia », Libération,‎ (lire en ligne)
  5. a et b Élisabeth Philippe, « Aurélien Bellanger, le nouveau Houellebecq ? », Les Inrockuptibles,‎ (lire en ligne).
  6. « la-conclusion-daurelien-bellanger », sur /www.franceculture.fr
  7. a et b Sabine Audrerie, « Des souris et des hommes », La Croix,‎ (lire en ligne).
  8. Résumé de l'éditeur et critiques de lecteurs, babelio.com.
  9. Site du FILAF, section 2015.
  10. La conclusion d'Aurélien Bellanger
  11. « Aurélien Bellanger, l'artisan écrivain », Marie Claire.
  12. Les Matins de France Culture, émission du 27 août 2012 ; voir en ligne.
  13. « Aurélien Bellanger est-il “photogénique” ? », Politis.
  14. a et b Sylvain Bourmeau, « La Théorie de l’information, un puissant avatar de l'époque », Libération,‎ (lire en ligne)
  15. Jérôme Dupuis, « Aurélien Bellanger, ennuyeux comme un annuaire électronique », L'Express,‎ (lire en ligne)
  16. « Le match des critiques : que vaut le dernier livre d'Aurélien Bellanger ? » dans L'Express, 19 septembre 2012 Voir en ligne
  17. Ziad Gebran, « Le Grand Paris d'Aurélien Bellanger », Esprit Critique, jean-jaures.org, 3 mars 2017.
  18. Vincy Thomas, « Le prix du Zorba pour Aurélien Bellanger », sur Livres Hebdo, (consulté le 2 novembre 2014).
  19. Voir sur le site de l'Académie française.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Rémi Mathis, « Aurélien Bellanger : “Un roman, c’est une longue succession de pages au hasard” », Nonfiction,‎ (lire en ligne)

Liens externes[modifier | modifier le code]