Aurélien Bellanger

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Aurélien Bellanger
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Aurélien Bellanger en 2012.
Naissance (41 ans)
Laval, Mayenne
Activité principale
Auteur
Langue d’écriture français
Genres
essai, roman

Œuvres principales

Aurélien Bellanger, né le [1] à Laval, est un écrivain français, chroniqueur radio, philosophe de formation. Il publie un essai sur Michel Houellebecq en 2010, intitulé Houellebecq écrivain romantique, aux éditions Léo Scheer. Son premier roman, La Théorie de l'information, paraît le 22 août 2012 aux éditions Gallimard. Il fait par ailleurs quelques apparitions en tant qu'acteur dans les films de Justine Triet.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né à Laval, Aurélien Bellanger grandit à Barentin (banlieue de Rouen), puis dans l'Essonne. Il suit des études de philosophie[2],[3],[4] et, après une première expérience professionnelle en banlieue chez Virgin, travaille à la librairie L'Arbre à lettres, rue Édouard-Quénu en bas de la rue Mouffetard à Paris. Il finit par quitter son travail pour se consacrer à la littérature[3],[5],[6].

En 2010, il publie son premier livre aux éditions Léo Scheer, l'essai Houellebecq écrivain romantique. En 2012 paraît son premier roman, La Théorie de l'information, aux éditions Gallimard. Pour sa sortie, le livre est tiré à 10 000 exemplaires[1]. L'auteur déclare avoir voulu écrire un roman balzacien sur l'époque contemporaine. Le personnage principal, Pascal Ertanger, est en partie inspiré de la biographie de Xavier Niel, fondateur de Free. Le titre du roman est une référence à la théorie de l'information développée par Claude Shannon à partir de 1948[7].

Son deuxième roman, L'Aménagement du territoire, sort en 2014 ; le troisième, Le Grand Paris, en 2017[8].

En , il est membre du jury du Festival international du livre d'art et du film de Perpignan[9].

Depuis fin août 2017, il tient la chronique quotidienne finale des Matins de France Culture intitulée « La conclusion d'Aurélien Bellanger[10] », dans laquelle il se livre au détour d'un commentaire très littéraire d'un fait de société. Une sélection de ces chroniques paraît en 2019 sous le titre La France. Son quatrième roman, Le Continent de la douceur, est publié la même année.

En septembre 2019, il rejoint l'émission Clique de Mouloud Achour sur Canal+, dans laquelle il anime chaque vendredi une chronique décalée sur le monde de la culture.[11]

Inspirations[modifier | modifier le code]

Aurélien Bellanger affirme être un fan inconditionnel du Club des cinq d'Enid Blyton[12]. Honoré de Balzac et Michel Houellebecq l'ont fortement influencé lors de l'écriture de son premier roman[13].

Bellanger cite également, parmi les lectures qui l'ont marqué, Marcel Proust, Julien Gracq, Gustave Flaubert et Stendhal[14].

Au niveau musical, ses deux plus grandes inspirations sont Serge Gainsbourg et Philippe Katerine[15].

Il se définit comme un sceptique[16] et se réfère régulièrement au chercheur Freeman Dyson[17].

Réception critique[modifier | modifier le code]

Aurélien Bellanger à Mouans-Sartoux en 2012.

À la sortie de son premier roman La Théorie de l'information, Sylvain Bourmeau dans Libération et Élisabeth Philippe dans Les Inrockuptibles comparent l'écrivain à Michel Houellebecq[18],[5]. Dans La Croix, Sabine Audrerie s'interroge : « S’il fallait chercher un lien, on pourrait retenir la volonté de s’inscrire dans l’héritage balzacien[7]. »

Dans L’Express, Jérôme Dupuis n'est pas élogieux, trouvant le livre ennuyeux. Il y voit un Houellebecq « sans humour, sans sexe, sans aphorisme et sans mélancolie »[19]. Quant au style littéraire d'Aurélien Bellanger, Sylvain Bourmeau le qualifie de volontairement transparent, inspiré du style de l'encyclopédie Wikipédia[18]. Le directeur du magazine Lire, Philippe Delaroche, qualifie cette écriture de « poison Wikipédia »[20].

Ziad Gebran note, après la parution du Grand Paris : « l’auteur est familier de ce type de production hybride, entre imaginaire et réalité, entre documentaire et fiction, qui force une lecture à plusieurs niveaux[21]. »

Œuvres[modifier | modifier le code]

Romans[modifier | modifier le code]

  • La Théorie de l'information, Gallimard (collection Blanche), 2012 ; Gallimard (collection Folio n° 5702), 2014.
  • L’Aménagement du territoire, Gallimard (collection Blanche), 2014 ; Gallimard (collection Folio n° 6049), 2016.
  • Le Grand Paris, Gallimard (collection Blanche), 2017 ; Gallimard (collection Folio n° 6519), 2018.
  • Le Continent de la douceur, Gallimard (collection Blanche), 2019 ; Gallimard (collection Folio), 2021.
  • Téléréalité, Gallimard (collection Blanche), 2021.

Nouvelles[modifier | modifier le code]

  • "Retour vers le futur", dans Le Point n°2095 (p. 168), 8 novembre 2012.
  • La Fête (avec des aquarelles de Thomas Lévy-Lasne), Editions de la Ménagerie, 2017.

Théâtre[modifier | modifier le code]

  • Eurodance, Gallimard (hors série littérature), 2018.

Essais[modifier | modifier le code]

  • Houellebecq écrivain romantique, Léo Scheer, 2010.
  • La France, coédition Gallimard / France Culture (hors série littérature), 2019.

Préface[modifier | modifier le code]

  • Préface de Bleak House de Charles Dickens, Gallimard (collection Folio Classique n° 6425), 2018.

Contributions[modifier | modifier le code]

  • "Webcam", dans Thomas Lévy-Lasne (p. 14-16), Editions Particules, 2012.
  • "Blockbuster – A propos de Saint Dominique et saint François préservant le monde de la colère du Christ de Pierre Paul Rubens", dans D'après – Des romanciers au musée des Beaux-Arts de Lyon (p. 28-47), Presses universitaires de Lyon, 2016.
  • "42 kilomètres", dans Creatures of the City - SCAU architecture (p. 227-240) (avec des photographies de Cyrille Weiner), Park Books, 2018.
  • "Terminus", dans Armistice (p. 17-19), Gallimard (collection Blanche), 2018.
  • "Un truc du XXe siècle", dans Les Désirs comme désordre (p. 49-65), Pauvert, 2020.
  • "La mer à portée de main", dans Prélude au Vendée Globe - Regards d’écrivains, de marins et de chercheurs (p. 95-96), Gallimard, 2020.
  • "Les années 2000", dans Collection Cranford : les années 2000 (p. 29-34), Silvana Editoriale, 2020.

Prix[modifier | modifier le code]

Filmographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b David Caviglioli, « 3615 Xavier Niel », Le Nouvel Observateur,‎ (lire en ligne)
  2. Il commence puis abandonne une thèse intitulée « La métaphysique des individus possibles » sous la direction de Frédéric Nef à l'École des hautes études en sciences sociales ; voir : « Aurélien Bellanger », sur Institut Jean Nicod (consulté le 23 août 2012).
  3. a et b Élisabeth Philippe, « Aurélien Bellanger, l’une des révélations de la rentrée littéraire », Les Inrockuptibles,‎ (lire en ligne).
  4. « Ce roman n’aurait jamais vu le jour sans Wikipédia », Libération,‎ (lire en ligne).
  5. a et b Élisabeth Philippe, « Aurélien Bellanger, le nouveau Houellebecq ? », Les Inrockuptibles,‎ (lire en ligne).
  6. « La conclusion d'Aurélien Bellanger », sur franceculture.fr.
  7. a et b Sabine Audrerie, « Des souris et des hommes », La Croix,‎ (lire en ligne).
  8. Résumé de l'éditeur et critiques de lecteurs, babelio.com.
  9. Site du FILAF, section 2015.
  10. « La Conclusion Par Aurélien Bellanger », sur franceculture.fr (consulté le 4 janvier 2018).
  11. « Aurélien Bellanger - Tous les articles de Clique.tv », sur Clique.tv (consulté le 22 mars 2021)
  12. « Aurélien Bellanger, l'artisan écrivain », Marie Claire.
  13. « Aurélien Bellanger, le nouveau Houellebecq ? », sur https://www.lesinrocks.com (consulté le 11 septembre 2019)
  14. « Aurélien Bellanger : entre photographie et philosophie », (consulté le 17 octobre 2019)
  15. « Philippe Katerine et la neuvième piste de Huitième ciel : "Mort à la poésie" », sur France Culture (consulté le 8 janvier 2020)
  16. Les Matins de France Culture, émission du 27 août 2012 ; voir en ligne.
  17. « Aurélien Bellanger est-il “photogénique” ? », Politis.
  18. a et b Sylvain Bourmeau, « La Théorie de l’information, un puissant avatar de l'époque », Libération,‎ (lire en ligne)
  19. Jérôme Dupuis, « Aurélien Bellanger, ennuyeux comme un annuaire électronique », L'Express,‎ (lire en ligne)
  20. « Le match des critiques : que vaut le dernier livre d'Aurélien Bellanger ? » dans L'Express, 19 septembre 2012 Voir en ligne
  21. Ziad Gebran, « Le Grand Paris d'Aurélien Bellanger », Esprit Critique, jean-jaures.org, 3 mars 2017.
  22. Vincy Thomas, « Le prix du Zorba pour Aurélien Bellanger », sur Livres Hebdo, (consulté le 2 novembre 2014).
  23. Voir sur le site de l'Académie française.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Rémi Mathis, « Aurélien Bellanger : “Un roman, c’est une longue succession de pages au hasard” », Nonfiction,‎ (lire en ligne)

Liens externes[modifier | modifier le code]