Artus Aux-Cousteaux

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Artus Aux Cousteaux
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Maître de chapelle
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Artus Aux-Cousteaux [Hautcousteaux, Haultcousteau] est un compositeur et maître de chapelle français du XVIIe siècle, actif en Picardie et à Paris, né vers 1590 et mort à Paris en 1656.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Artus Aux-Cousteaux est né dans les dernières années du XVIe siècle, à Amiens ou dans les environs[1]. Il a reçu sa formation musicale au sein de la maîtrise de Saint-Quentin, sous la direction du maître de chapelle Jean de Bournonville et reçoit la prêtrise dans le diocèse d’Amiens à une date inconnue.

Chantre à la chapelle du roi[modifier | modifier le code]

Le premier poste dont on a des indices est celui de chantre, qu’il tient treize ans à la chapelle de musique du roi Louis XIII[2]. Cette période doit correspondre approximativement aux années 1612-1613 à 1626-1627. Un acte du stipule cependant qu’il était alors chantre de la musique de la chambre du roi (les charges à la chapelle et à la chambre n’étaient pas incompatibles) et habitué[3] en la Sainte-Chapelle du Palais (où il retournera plus tard)[4].

1627-1633 : Noyon, Saint-Quentin et Amiens[modifier | modifier le code]

Vers 1628 ou 1629, Aux-Cousteaux part travailler à Noyon[5] puis revient à Saint-Quentin, où il succède en 1631 à Jean de Bournonville en qualité de maître de chapelle[6]. Après Saint-Quentin, il passe quelques années à Amiens, succédant encore à Bournonville, qui partit fin 1631 à la Sainte-Chapelle[7].

1634-1651 : à la Sainte-Chapelle de Paris[modifier | modifier le code]

Le , Aux-Cousteaux est reçu clerc haute-contre à la Sainte-Chapelle de Paris[8] Sa situation évolue vite : il est reçu chapelain le , puis maître de musique des enfants le (d’abord sans la charge de leur nourriture puis à partir du avec cette charge)[9], mais qu’il la méritait par la qualité de ses compositions. À la suite de nombreux désordres survenus dans la maîtrise en , il perd cet emploi avant et n’apparaît plus dès lors dans les archives de la Sainte-Chapelle.

Dès , il s’était fait remarquer pour son mauvais caractère. Insultes, insolences journalières, comportement inadéquat lors des services font qu’il est plusieurs fois réprimandé, avec parfois des excuses publiques. À tel point qu’il est renvoyé une première fois le , puis rétabli quelques jours après comme chantre et chapelain. Le il est renvoyé une seconde fois, puis rétabli après excuses et sur l’intervention du président Molé. Le de la même année, il reçoit un troisième congé pour insolences, avec un délai pour trouver un autre emploi. Le suivant, on lui signifie son congé immédiat avec interdiction d’entrer dans l’église mais le président Molé intervient pour le faire rétablir. Quelques incartades encore sont relatées en 1647 (problème de préséance avec Thomas Gobert) et en 1648 (départ indû d’un enfant de chœur). Deux autres points concernant cette période : en , il est partie prenante dans un procès jugé au Grand Conseil concernant la chapelle perpétuelle de Saint-Clément, sise à la Sainte-Chapelle[10] et le il est parrain d’un enfant baptisé à Saint-Germain l’Auxerrois[11].

1652-1656 : à Saint-Jacques de l’Hôpital[modifier | modifier le code]

Il reçoit enfin un canonicat de l’église Saint-Jacques de l’Hôpital, qu’il garde jusqu’à sa mort[12]. Celle-ci survient en 1656, au moment où l’imprimeur Pierre Le Petit imprime la musique composée pour les psaumes d’Antoine Godeau[13], ce qui fait que la fin du travail sera confiée à Thomas Gobert.

Réception[modifier | modifier le code]

Sébastien de Brossard, dans son Dictionnaire, brosse un portrait peu flatteur d’Aux-Cousteaux :

J'ay ouy dire par le feu sieur Christophe Ballard dont le père a imprimé beaucoup de musique de cet auteur, que c'estoit un pédant fieffé, qui ne vouloit suivre que sa teste, où il croyoit que toute la science imaginable estoit enfermée, et qui, parce qu'il occupoit le meilleur poste du royaume, s'imaginoit que tout luy devoit céder et que rien n'estoit supportable que ce qu'il faisoit ou inventoit. Et voilà sans doute pourquoy il ne voulut jamais entendre parler d’ajouter les basses continues à ses ouvrages, quoy que Mr Dumont en eût déjà introduit l’usage en France. Il ne fut pas moins ennemy de la 7e syllabe si, qui a tant facilité, depuis environ ce temps là, l’étude de la musique. Elle n’estoit pas de son invention, c’en fut assez pour la luy faire haïr[14].

Œuvres[modifier | modifier le code]

C’est dit : Aux-Cousteaux passait pour un maître très habile mais rétif aux formes nouvelles. Gantez lui-même le cite comme un des rares musiciens capables de composer des choses à la fois belles et savantes, et très attentif aux préceptes des maîtres de la génération précédente, tels Eustache Du Caurroy ou son maître Bournonville[15]. Le style de ses messes reste très classique, mais sa polyphonie rigoureuse est toujours élégante et souple. Ses chansons, en revanche, n’atteignent pas à la grâce des airs d’Antoine Boësset ni d’Étienne Moulinié[16].

Aux-Cousteaux revendique lui-même son intérêt pour la belle composition en rejetant les innovations qui se font jour dans les années 1640, qu’il juge comme des facilités :

[Il se trouve] des admirateurs ignorants, qui après avoir entendu trois ou quatre belles voix avec les luths, les thuorbes, les violes, & les autres Instruments bien touchez pour suppléer au défaut de la Musique, s'en vont haussans les yeux et les espaules, disant partout qu’il ne faut rien entendre après ces merveilles : ceux qui les croient en demeureroient là, et mespriseroient tous les autres compositeurs : ils disent pour toute raison que la Musique n’est faite que pour contenter l’oreille de ceux qui n’y cognoissent rien : mais je leur responds que si la Musique mal composée et bien chantée nous plaist, à plus forte raison nous doit plaire et agréer davantage celle qui est bien composée et bien chantée[17].

Messes[modifier | modifier le code]

  • Missa Grata sum harmonia à 5 v. Paris : Robert III Ballard, 1647. 1 vol. 2°. Manque au RISM, Guillo 2003 no 1647-A, Schwandt 1980.
Édition moderne par Erich Schwandt : Victoria (BC), Éditions Jeu, 1981.
  • Missa Quelle beauté ô mortelz à 5 v. Paris : Robert III Ballard, 1651. 1 vol. 2°. RISM A 2896, Guillo 2003 no 1651-A.
Cette messe reprend la mélodie de l'air de ballet d'Antoine Boësset, publié en 1621. Une mise en partition par François-Louis Perne (sans les paroles) est disponible à Bruxelles BR : Mss. I 3866 (cf. Cat. Fétis no 1828).
  • Missa Primi toni à 4 v. Paris : Ballard, date inconnue. 1 vol. 2°. Guillo 2003 n° ND-1.
  • Missa Secundi toni à 4 v. [première édition]. Paris : Ballard, date inconnue. 1 vol. 2°. Guillo 2003 n° ND-2.
D'après Fétis 1835, cette messe aurait paru en 1643 et il existerait une réédition en 1658. Messe rééditée en 1726 par Jean-Baptiste Christophe Ballard (Novissima editio) : RISM A 2898.
  • Missa Tertii toni à 4 v. Paris : Pierre I ou Robert III Ballard, date inconnue. 1 vol. 2°. Guillo 2003 n° ND-3.
  • Missa Quarti toni à 4 v. Paris : Pierre I ou Robert III Ballard, date inconnue. 1 vol. 2°. Guillo 2003 n° ND-4.
  • Missa Quinti toni à 4 v. Paris : Pierre I ou Robert III Ballard, date inconnue. 1 vol. 2°. Guillo 2003 n° ND-5.
Cette messe est mise en partition dans Laborde 1780 vol. II p. 84-95.
  • Missa Sexti toni à 4 v. Paris : Pierre I ou Robert III Ballard, date inconnue. 1 vol. 2°. Guillo 2003 n° ND-6.
Messe probablement rééditée après 1744.
  • Missa Septimi toni à 5 v. Paris : Pierre I ou Robert III Ballard, date inconnue. 1 vol. 2°. Guillo 2003 n° ND-7.
  • Missa Octavi toni à 5 v. Paris : Pierre I ou Robert III Ballard, date inconnue. 1 vol. 2°. Guillo 2003 n° ND-8.
  • Missa Laus angelorum à 6 v. Paris : Pierre I ou Robert III Ballard, date inconnue. 1 vol. 2°. Guillo 2003 n° ND-9.
  • Messe en faux-bourdon à 4 v. Paris : Pierre I ou Robert III Ballard, date inconnue. 1 vol. 4°. Guillo 2003 n° ND-10.

Psaumes et cantiques latins[modifier | modifier le code]

Une page des Psalmi aliquot... de 1631 (Paris BNF).
  • Psalmi aliquot ad numeros musices IV, V et sex vocum redacti. Paris : Pierre I Ballard, 1631. 6 vol. 4° oblong. RISM A 2888, Guillo 2003 no 1631-A.
Dédié au roi Louis XIII. Dédicace aux amateurs de musique, où Aux-Cousteaux précise que les 21 psaumes ont été choisis parmi une cinquantaine qu'il a composés durant sa charge à Saint-Quentin. Contient les psaumes 2, 3, 5, 11, 14, 17, 18, 21, 23, 24, 44, 46, 47, 51-53, 80, 83, 85, 127 et 146. Numérisé sur Gallica.
  • Octo cantica Divæ Mariæ Virginis à 4 v. Paris : Robert III Ballard, 1641. 1 vol. 2°. RISM A 2889, Schwandt 1980, Guillo 2003 no 1641-A.
Contient le Magnificat sur les huit tons, versets pairs seulement.
Édition moderne : Versailles, CMBV, 2009 (restitution du plain-chant par Jean-Yves Hameline), en fascicules séparés.
  • Canticum Virginis Deipare, juxta octo ecclesiae tonos, cui additi sunt hymni communiores diei Dominicæ & Natalis Domini vesperæ, nec-non alia quædam opuscula. Ad usum Ecclesiæ Romanæ... Paris : Robert III Ballard, 1655. 4 vol. 4°. RISM A 2897, Guillo 2003 no 1655-B.
Dédié à Claude Auvry, évêque de Coutances et trésorier de la Sainte Chapelle, vicaire général du cardinal Antonio Barberini (1607-1671). Contient le Magnificat sur les huit tons (versets pairs), les psaumes 8, 109, 111 (deux versions), 113, 131, 133, 6 antiennes dont 5 de la Vierge, le Cantique de Siméon et 28 hymnes.

Musique spirituelle[modifier | modifier le code]

  • Les Quatrains de Mr Mathieu, mis en musique à trois parties selon l'ordre des douze modes. Paris : Pierre I Ballard, 1636. 3 vol. 4°. Manque au RISM, Guillo 2003 no 1636-C.
Dédié à Nicolas Le Jay, Premier président au Parlement de Paris et Garde des sceaux des ordres du roi (dédicace transcrite dans Prod'homme 1912 p. 131-132). Trois pièces liminaires sont signées Isaac de Benserade et Belot. Le texte provient des Tablettes de la vie et de la mort de l'historiographe et poète Pierre Matthieu (parues en 1610). Édition réimprimée à l'identique en 1643 (RISM A 2890, Guillo 2003 n° 1643-A).
  • Suite de la première partie des Quatrains de Mr Mathieu, mis en musique à trois voix, selon l'ordre des douze modes. Paris : Robert III Ballard, 1652. 3 vol. 4°. RISM A 2891, Guillo 2003 no 1651-A.
Dédié à Mathieu Molé (1584-1656), Premier président au parlement de Paris et Garde des Sceaux de France (dédicace et avertissement transcrits dans Prod'homme 1912 p. 133-135).
Il existe une transcription inachevée du volume par Henri Quittard à Paris BNF (Mus.) : RES 1605(30).
  • Noelz et cantiques spirituels sur les mystères de la Naissance de nostre Seigneur et sur les principales festes de la Vierge. Paris : Robert III Ballard, 1653. 1 vol. 8°. RISM A 2893, Guillo 2003 no 1653-A.
Cantiques à 2 v. Dédiés à Madeleine Molé (vers 1607 - 1681), fille de Mathieu Molé, religieuse professe à l'abbaye de Chelles puis abbesse de l'abbaye royale à Saint-Antoine-des-Champs à partir de 1653.
  • Second livre de noëls et cantiques spirituels sur les mystères de la Naissance de nostre Seigneur. Paris : Robert III Ballard, 1655. 1 vol. 8°. RISM A 2895 (A 2894 n'existe pas), Guillo 2003 no 1655-C.
Dédié à Henri de Refuge, abbé de Morigny et de Saint-Cybart, seigneur de Précy.
  • Paraphrase des pseaumes de David, en vers françois, par Mre Antoine Godeau... et mis en chant par Artus Aucousteaux, ancien maistre musicien de la chapelle du roy Louis XIII. Quatrième édition, reveüe et corrigée. Paris : Pierre le Petit, 1656. 1 vol. 12°. Noailly 1992 p. 169, Launay 1964.
Dans cette édition, 92 psaumes de Godeau ont reçu une mélodie (à voix seule) d'Aux-Cousteaux, les autres l'ont reçue de Thomas Gobert. L'édition est rééditée en 1659, cette fois avec le nom de Gobert au titre. Ce dernier a aussi retouché les mélodies d'Aux-Cousteaux. Détail des éditions dans la base Neuma.

Musique profane[modifier | modifier le code]

  • Meslanges de Me Artus Aux-Cousteaux. Paris : Robert III Ballard, 1644. 6 vol. 4°. RISM A 2892, Guillo 2003 no 1644-A.
Dédié à Mathieu Molé (1584-1656), premier président au parlement de Paris et Garde des Sceaux de France. Avec un sonnet de Charles Beys dédié à Molé. Contient 19 pièces dans des styles divers (chansons, madrigal (en français), villageoise, voix de ville). Édition moderne par Cornetto-Verlag (Stuttgart, 2013).

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Le nom est commun dans la région d’Amiens. Cette ville eut à la fin du XVIe siècle un mayeur (maire) de ce nom, et la bibliothèque d’Amiens conserve la Collection Bucquet-Aux Cousteaux sur l’histoire de la région amiénoise. Il n’est cependant pas en lien direct avec la famille Auxcousteaux de Beauvais.
  2. C’est Aux-Cousteaux qui le mentionne, dans la préface au lecteur de ses Psalmi de 1631.
  3. Prêtre habitué : prêtre qui s’attache volontairement au service d’une église, qui va y dire l’office, la messe (Furetière) mais sans jouir de la rétribution ni des dignités associées.
  4. Jurgens 1967 p. 91 : son nom apparaît dans une procuration signée par Raymond Berny, chapelain de la chapelle du roi, qui loge chez lui.
  5. D’après Gomart 1850 p. 259 et Fétis 1860 p. 173, son nom est cité en 1627 dans un compte de l’église de Noyon conservé à la bibliothèque d’Amiens. Il serait bon que cette référence puisse être précisée.
  6. À propos de ce poste à Saint-Quentin, Gomart 1850 cite un extrait de Gantez 1643 : « Quant à Hauxcousteaux qui est un habile homme à faire chanter les parties en sa musique, il a été en sa jeunesse au chœur de Noyon, et pour après, il a esté maître à Saint-Quentin avant de venir à Paris ». Hélas, ce passage est inventé, ne se trouvant pas dans l’ouvrage de Gantez. Cependant l’édition de ses Psalmi de 1631 indique clairement sa charge à Saint-Quentin ; l’auteur y précise même qu’il a composé là cinquante psaumes, parmi lesquels il en choisit vingt et un pour ce recueil.
  7. Il est cité le 30 septembre 1633 comme maître des enfants de la cathédrale (AD Somme : G 1053, cité d’après Brenet 1910, p. 348).
  8. . Peut-être est-ce à son ancien maître Bournonville qu’il a dû cet emploi ? Sur tous les éléments concernant Aux-Cousteaux à la Sainte-Chapelle, voir Brenet 1910, p. 179–205, avec mention de toutes les sources.
  9. Lors de cette demande il est qualifié de prêtre du diocèse d’Amiens. Gantez 1643 soutient (p. 150) qu’il a dû cet emploi à l’influence de son protecteur Mathieu Molé, Premier président du Parlement de Paris. Aux-Cousteaux dédira deux de ses œuvres à Molé (Meslanges de 1644, où Molé est remercié pour ses bontés coutumières, Noelz et cantiques de 1652, et en 1653 une autre à sa fille Madeleine Molé, religieuse.
  10. Outre Brenet 1910, p. 195, voir un factum à Paris BNF : Fm 3114).
  11. Brossard 1965 p. 14.
  12. Brenet 1910, p. 349, sans source citée.
  13. Fait relaté dans la préface de cette édition.
  14. Brossard 1994 no 487.
  15. Gantez 1643 p. 159.
  16. Cf. Anthony 2012.
  17. Préface de la Suite des quatrains, 1652.

Références[modifier | modifier le code]

Sur lui et le contexte[modifier | modifier le code]

  • James R. Anthony. Aux-Cousteaux [Hautcousteaux], Artus [Arthur], Grove's Dictionary of music, édition en ligne (consulté en 2012).
  • Michel Brenet (pseud. de Marie Bobillier), Les musiciens de la Sainte-Chapelle du Palais : documents inédits, recueillis et annotés par Michel Brenet (Paris, A. Picard, 1910), Genève, Éditions Minkoff, coll. « Publications de la Société internationale de musique », , 379 p. (ISBN 2826600419, OCLC 1149112, lire en ligne [PDF]), p. 179–205 et la notice 347–350
  • Yolande de Brossard. Musiciens de Paris 1535-1792 d'après le fichier Laborde. Paris : Picard, 1965.
  • Georges Durand. « La musique de la cathédrale d’Amiens avant la Révolution », Bulletin de la Société des antiquaires de Picardie 29/6 (1922) p. 329-457. Reprint Genève : Minkoff, 1972.
  • Jean Duron. Regards sur la musique au temps de Louis XIII. Versailles : CMBV, 2007.
  • François-Joseph Fétis et Arthur Pougin, Biographie universelle des musiciens et bibliographie générale de la musique par F.J. Fétis : supplément et complément , 1835.
  • Annibal Gantez. L’entretien des musiciens. Auxerre : 1643. Éd. E. Thoinan (Paris, 1878).
  • Charles Gomard. « Notes historiques sur la maîtrise de Saint-Quentin et sur les célébrités musicales de cette ville », Société académique de Saint-Quentin ; annales agricoles, scientifiques et industrielles du département de l’Aisne 8 (1850) p. 212-279. Reprint : Genève, Minkoff, 1972.
  • Laurent Guillo. Pierre I Ballard et Robert III Ballard, imprimeurs du roy pour la musique (1599-1673). Sprimont et Versailles : 2003. 2 vol. Supplément en ligne sur le site du CMBV (Cahiers Philidor 33).
  • Madeleine Jurgens. Documents du Minutier central concernant l’histoire de la musique (1600-1650). Tome premier [études I – X]. Paris : 1967.
  • Denise Launay. La musique religieuse en France du Concile de Trente à 1804. Paris : Société française de Musicologie, 1993. Voir notamment la notice p. 152 et les p. 324-338 sur les psaumes de Godeau, p. 358-361 sur les Quatrains.
  • J.-G. Prod'homme. Écrits de musiciens : XVe-XVIIIe siècles. Paris : Mercure de France, 1912.
  • René-Marie Reboud. « Messire Arthus Aux Cousteaux, maître de musique de la Sainte Chapelle du Palais 1590–1654 », Bulletin de la Société d'étude du XVIIe siècle 21-22 (1954), p. 403–417.
  • Erich Schwandt. « Some 17th-century French unica in Canada : notes for RISM », Fontes Artis Musicæ 27/3-4 (1980), p. 172-174.
  • RISM : Répertoire International des Sources Musicales.

Sur les œuvres[modifier | modifier le code]

  • Antoine Bloch-Michel. « Les messes d'Aux-Cousteaux », Recherches sur la musique française classique 2 (1961–2), p. 31–40.
  • Antoine Bloch-Michel. « Les Meslanges d'Aux-Cousteaux ». Recherches sur la musique française classique 3 (1963), p. 11–19.
  • Jean-Benjamin de Laborde. Essai sur la musique ancienne et moderne. Tome premier [-quatrième]. Paris : 1780.
  • Denise Launay. « À propos du chant des psaumes en français au XVIIe siècle : la Paraphrase des Psaumes de Godeau et ses musiciens », Revue de Musicologie 50 (1964), p. 30–75.
  • Jean-Michel Noailly. « La paraphrase des Pseaumes par Antoine Godeau, éléments bibliographiques », in Psaume 7 (automne 1992) p. 165-171.
  • Jean-Paul Montagnier, The Polyphonic Mass in France, 1600-1780: The Evidence of the Printed Choirbooks, Cambridge: Cambridge University Press, 2017.

Discographie[modifier | modifier le code]

  • Artus Aux-Cousteaux de la musique du roy : airs de cour d'un musicien méconnu. Ensemble Walsingham. Un CD Cyprès, 2009.
  • Montréal et Indiens Abénakis Studio de musique ancienne de Montréal, dir. Réjean Poirier et Christopher Jackson. Un CD K617, réf. K617128 (1995, rééd. 2003) ou K617052, sous le titre Le Chant de la Jerusalem des Terres froides. Contient la messe Gratia sum harmonia d'Aux Cousteaux, dont un exemplaire de l'édition de 1647 est conservé à Québec.
  • Nativité en Nouvelle-France. Ensemble Nouvelle-France. Un CD. Contient deux noëls d'Aux-Cousteaux.

Liens externes[modifier | modifier le code]