Armel Dupas

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Armel Dupas
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Armel Dupas par Benoît Languet en mars 2019, au Studio de l'Ermitage à Paris
Informations générales
Naissance (36 ans)
Nantes
Activité principale Pianiste, compositeur
Années actives 2002 - Présent
Site officiel armeldupas.com

Armel Dupas est un pianiste, compositeur-interprète né en 1984 à Nantes.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse et formation[modifier | modifier le code]

Né le d'un père guitariste et d'une mère artiste, Armel Dupas grandit dans un environnement particulièrement propice à l'art et à la musique.

Bercé dès son plus jeune âge par les disques de Miles Davis ou Duke Ellington, c'est à l'âge de 5 ans qu'il apprend ses premiers accords de piano avec son cousin ainsi que ses premiers morceaux grâce à son frère et son père. Vers 12 ans, il rencontre le pianiste de jazz nantais Jean-Marie Bellec (créateur du département Jazz du Conservatoire de Nantes), qu'il considère comme son mentor[1].

D'abord inspiré par les artistes tels Wes Montgomery, Eddy Louiss ou Stan Getz, il écoute à l'adolescence Bill Evans ou Keith Jarrett[1].

Après un premier cycle d'études d'économie à l'Université de Nantes, Armel Dupas se dirige définitivement vers la musique en 2004. De 2005 à 2009, il est élève de la classe de jazz et musiques improvisées du Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris (CNSMDP)[2].

Début de carrière[modifier | modifier le code]

Durant ses études au CNSMDP, où il rencontre Mathieu Penot[3], producteur et batteur sur les albums Upriver (2015) et A Night Walk (2017), Armel Dupas se produit fréquemment dans les clubs avec diverses formations de jeunes musiciens, en tant que pianiste et compositeur-arrangeur. On le retrouve aux côtés de son amie et collaboratrice nantaise Chloé Cailleton, au sein du trio du batteur Georges Paczynski, et du quartet de la violoniste Fiona Monbet.

Il commence à composer pour le cinéma en 2006 grâce à Patrick Schuster, directeur artistique jazz chez Naïve Records, qui lui a été présenté par Baptiste Trotignon[4]. Cette rencontre lui permet de réaliser la bande originale du film Dans Paris de Christophe Honoré, en collaboration avec Alex Beaupain, puis de participer à celle du film Un conte de Noël du réalisateur Arnaud Desplechin en 2008.

Années 2010[modifier | modifier le code]

Fin 2011, Armel Dupas intègre le groupe de la chanteuse Sandra Nkaké pour la tournée de son album Nothing for Granted (Victoire du Jazz en 2012), avec laquelle il fait plus de 120 concerts autour du monde. Durant ces quatre années au contact du milieu musical national et international, il rencontre Kenny Ruby[3] , devenu par la suite bassiste du Armel Dupas Trio.

En 2012, Armel travaille à nouveau pour le cinéma avec Jimmy P. d’Arnaud Desplechin et L'Écume des jours de Michel Gondry.

En 2013, Armel Dupas et Corentin Rio (batterie) forment le duo « WaterBabies », première apparition en co-leader sur le plan national. WaterBabies est lauréat du Tremplin Rézzo Focal Jazz à Vienne[4] 2013, et leur premier album, Inner Island, remporte plusieurs distinctions : Révélation Jazz Magazine, Découverte Jazz News[5].

En , Armel Dupas débute une collaboration avec le contrebassiste Henri Texier au sein du sextet « Sky Dancers » avec Sébastien Texier (saxophone alto et clarinettes), François Corneloup (saxophone baryton), Nguyên Lê (guitare) et Louis Moutin (batterie). L'album du même nom sort en 2016 chez Label Bleu, et est accompagné par une tournée de concerts dans les principaux festivals et salles d'Europe (North Sea Jazz Festival, Nice Jazz Festival, New Morningetc.)

En , il est artiste résident du festival de jazz nantais les Rendez-vous de l'Erdre. Il y présente son premier album Upriver, au fil d'une descente de l'Erdre sur une embarcation, ainsi que lors d'une prestation sur la scène nautique. Le tout fait l'objet d'une captation cinématographique : Les Plaines de Mazerolles.

L'un des temps forts de cette période est une soirée donnée à Cap Nort (Nort-sur-Erdre) le 27 novembre 2015 : il y présente une version « Live & Video » d''Upriver, ainsi que sa collaboration avec le chanteur belge David Linx sous la forme du projet Chronicles.

Alors que la tournée avec Henri Texier touche à sa fin, Armel Dupas forme un trio avec Mathieu Penot (batterie et synthétiseurs) et Kenny Ruby (basse et synthétiseurs). Il utilise les qualités multi-instrumentistes de ses collègues pour emmener le trio sur un versant rock progressif. Fin 2017, le trio d'Armel Dupas devient lauréat du programme Jazz Migration#3[3] (dispositif d'accompagnement professionnel franco-européen) en même temps que sort l'album A Night Walk, suivi d'une tournée européenne.

À l'occasion de la sortie de son troisième album Broderies, Armel Dupas développe un projet nommé « Home Piano Live », où il fait entendre la musique de l'album dans des concerts intimistes chez l'habitant.

Discographie[modifier | modifier le code]

En tant que leader ou coleader[modifier | modifier le code]

  • 2014 : Inner Island - WaterBabies (Naïve Records)
  • 2015 : Upriver (Jazz Village / Harmonia Mundi)
  • 2017 : A Night Walk (Upriver Records / L'Autre Distribution)
  • 2019 : Broderies (Stéréodisques / L'Autre Distribution)

En tant que sideman[modifier | modifier le code]

  • 2007 : L'Invitation au Voyage - Ode Paname (Autoproduction)
  • 2009 : Jam With The Electro - Geoffrey Secco Group (Autoproduction)
  • 2009 : Présences - George Paczynski Trio (Label Arts et Spectacles)
  • 2012 : Gotta Do It - Cecilia Bertolini (Bonsaï Music)
  • 2012 : O'Ceol - Fiona Monbet (Just Looking / Harmonia Mundi)
  • 2013 : Ripples - Sofie Sörman (Sorman)
  • 2016 : Sky Dancers - Henri Texier (Label Bleu)
  • 2018 : Vindarna - Sofie Sörman (Sorman)
  • 2018 : Follow Poets - The Source (Quark Records)

Musique de films[modifier | modifier le code]

Récompense et Distinctions[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b JazzMan/Jazzmagazine, mai 2014.
  2. L'union de Reims, 18 mai 2014.
  3. a b et c « Armel Dupas Trio », sur Jazz Migration (consulté le 17 avril 2019)
  4. a et b Article de Presse-Océan, 2 septembre 2013.
  5. Jazz News no 31, mai 2014.

Liens externes[modifier | modifier le code]