Anunnaki

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Sceau sumérien représentant les Anunnaki.

Sur les tablettes d'argile en écriture cunéiforme (écrits les plus anciens connus à ce jour) de la « mythologie mésopotamienne », le terme Anunnaki (akkadien) ou Anun-naku, du sumérien A-nun-na(k) « progéniture du dieu An le Seigneur de la Création (Cosmos) & Maître de l'Univers », désignait la classe dirigeante des dieux.

Hiérarchie[modifier | modifier le code]

Les divinités étaient réparties en deux groupes. D'un côté les Anunnaki, qui gouvernaient le monde et résidaient sur les eaux, de l'autre les Igigi, chargés de pourvoir aux besoins matériels de la classe supérieure et vivant sur terre. Les décisions étaient prises par le conseil des Anunnaki, supervisé par Anu, le roi des dieux, puis plus tard par Enlil son successeur.
L'épopée d'Atrahasis (ou poème du Supersage) raconte comment les Igigi, épuisés par le travail, brûlèrent leurs outils et se révoltèrent contre les Anunnaki. Pour les remplacer et pour apaiser Enlil qui voulait les exterminer, Enki proposa la création d'un nouvel être, l'homme.

Évolution dans le temps[modifier | modifier le code]

Nous ne savons pas à quel moment ni pour quelle raison, la signification des termes Anunnaki et Igigi s'est inversée. C'est ainsi que dans certains récits, Igigi désigne les dieux célestes et Anunnaki les divinités chthoniennes. Dans l'épopée de Gilgamesh, par exemple, les Anunnaki sont les juges des enfers.

Nombre[modifier | modifier le code]

Dans le récit de la création Babylonienne (l'Enuma Elish), le dieu Marduk qui succède à Enlil à la tête du panthéon, fixe le nombre des dieux à 600. Il les divise ensuite en deux groupes, Les Igigi aux cieux et les Anunnaki sur terre. Par contre si l'on se réfère au mythe de la descente d'Inanna aux Enfers, les Anunnaki occupent la fonction de juges des cieux et sont au nombre de 7[1].

Évocations dans les œuvres culturelles[modifier | modifier le code]

Annunaki au cinéma et à la télévision[modifier | modifier le code]

  • Dans Seaquest DSV Saison 1 épisode 20.
  • Dans la série de jeux vidéo Assassin's Creed, les créateurs des artéfacts, ceux-qui-étaient-là-avant, sont parfois désignés sous le terme d'Annunakis[2].
  • Dans le film Phénomènes paranormaux de Olatunde Osunsanmi.
  • Dans la série animée Scooby-Doo : Mystères associés, en particulier dans les derniers épisodes de la saison 2 qui clôturent la série ; ils peuvent posséder les animaux et leurs descendants sont des animaux qui parlent, comme Scooby ou le Dr Périclès.
  • Dans Le film D'horreur-Epouvante, "Sanitarium", il y a une référence aux Annunakis dans le 3e récit du film.
  • Dans la série animée Senki Zesshou Symphogear, il est démontré que ce sont les Annunaki qui ont détruit la tour de Babel durant l'Antiquité et causé la malédiction de Balal, privant l'humanité du langage unifié, empêchant les hommes de se comprendre.

Dans la culture musicale[modifier | modifier le code]

  • Jason Voriz dans sa mixtape Manstrr, avec la chanson intitulée Le retour des Annunakis.
  • Dr. Steel fait allusion à Annunaki dans sa chanson Conspiracy.
  • Sur l'album Formulas Fatal to the Flesh de Morbid Angel, la chanson Heaving Earth fait explicitement référence aux Anunnaki.
  • Ab-Soul en parle souvent, notamment sur le titre Nibiru.
  • Venom traite du sujet sur la chanson Annunaki Legacy, sur l'album Fallen Angels.
  • Melechesh aborde ce thème sur le morceau Annunaki's golden thrones, sur l'album Sphynx. La plupart de leurs morceaux traitent de légendes sumériennes.
  • Apathy en fait référence dans son titre The Grand Leveler sur l'album Connecticut casual.
  • Savant, sur l'album Zion, avec la chanson intitulée Anunnaki.
  • Octavion sur l'album The Golden Ratio sorti en 2013 avec le titre Anunnaki.
  • The Anunnaki records est le premier label de Slovénie techno fondé en 2000 par DJ_PsiHO
  • Midnite sur l'album What Makes a King sorti chez African Roots Lab en 2010 avec le titre High Places of Anu.
  • Vald dans son album Agartha, avec la chanson intitulée Lezarman

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Samuel Noah Kramer, L'histoire commence à Sumer, Flammarion, 1986
  2. « Quelques éclaircissements : Les artefacts - Dossier : La série Assassin's Creed », Jeuxvideo.com,‎ (lire en ligne)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]