Antoine Lefébure

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Antoine Lefébure
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Biographie
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Nationalité

Antoine Lefébure, né en 1950, est un essayiste français, expert des technologies de la communication, créateur en 1974 de la mythique revue Interférences, militant de la libéralisation de la bande FM et présent aux origines de la chaîne payante Canal+[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Études[modifier | modifier le code]

Né en 1950, Antoine Lefébure fait ses études secondaires et développe un intérêt durable pour la communication en tant qu’assistant du radioamateur du Palais de la découverte.

Après une hypokhâgne à Pasteur, il intègre Nanterre où, inscrit en histoire et en sciences économiques, il se trouve mêlé au mouvement de contestation qui explose en mai 1968. Après une maîtrise d’histoire sur Radio Paris 1940-1944, il passe une année au département de communication de l’Université de Berkeley.

Revue Interférences[modifier | modifier le code]

À la Sorbonne, il termine son doctorat d’histoire sur « Le monopole des Télécommunications en France » et crée, en 1974, une revue trimestrielle, Interférences, sous-titrée pour une critique des appareils de communication. La revue sera le creuset où se retrouvent les passionnés d’électronique et de radio, qui engagent une lutte de longue haleine contre le monopole des ondes. Après plusieurs tentatives d’émissions clandestines, il reçoit le soutien des écologistes (Amis de la Terre) et lance Radio Verte, la première station à braver ouvertement le monopole gouvernemental. Elle est l'héritière des radios clandestines qui ont pullulé dans les années 1960.

Association pour la libération des ondes[modifier | modifier le code]

Antoine Lefébure crée l’Association pour la libération des ondes (ALO) pour lutter contre les inculpations de camarades, les saisies de matériel et le brouillage des ondes. Cette association bataille de 1977 à 1981 pour la libre expression radiophonique. Plusieurs centaines de radios libres émettent régulièrement sur le territoire[2].

Chez Havas[modifier | modifier le code]

En 1980, Antoine Lefébure intègre le groupe Havas où il devient responsable des nouvelles technologies. Il rassemble une équipe qui réalisera les études de faisabilité de la 4e chaîne, à péage, bientôt nommée Canal+. Il devient directeur du développement et lance les premières expériences de télématique et de banque de données du groupe.

Activités de conseil[modifier | modifier le code]

En 1988, il crée sa société d’études et de conseils, Technique Media Société, qui jouera un rôle de pionnier dans le développement de l’information automatisée et des images satellitaires[précision nécessaire]. En 1995, TMS devient une des premières sociétés à créer des sites web importants comme celui de Virgin, conçu avec l'aide de Patrick Zelnick.

Depuis 2003, Antoine Lefébure mène en parallèle une activité d’auteur et de consultant en stratégie Internet. Il intervient régulièrement dans la presse, à la télévision comme C dans l'air (France 5), Preuves à l’appui (FR3) pour traiter de l’usage des nouvelles technologies. Il a été responsable de l'activité Internet liée au projet Grand Paris au sein de l'agence d'architecture et d'urbanisme Antoine Grumbach.

En 2016, il conçoit pour BnF-partenariats, la filiale privée de la Bibliothèque de France, une collection d'ouvrages thématiques numérisés.

L'affaire Snowden[modifier | modifier le code]

En , il publie L'affaire Snowden[3] un « polar vérité qui plonge le lecteur dans l'univers, par définition secret et caché, de la cyberguerre mondiale ». Edward Snowden est connu pour avoir mis au jour des milliers de documents attestant la mise en place par la NSA depuis 2011 d'un vaste dispositif d'espionnage et de stockage de données dans le monde entier. Depuis la parution de ce livre, il publie régulièrement sur son blog ses nouvelles recherches sur cette affaire[4],[5].

Œuvre[modifier | modifier le code]

Livres[modifier | modifier le code]

Ouvrage collectif[modifier | modifier le code]

  • (es) « El movimiento de las radios libres en Francia », in José Vidal Beneyto (coordonné par), Alternativas populares a las comunicaciones de masas, Centro de Investigaciones Sociológicas (CIS), 1979.

Articles[modifier | modifier le code]

  • « Périphériques and C° », Interférences, n° 1, décembre 1974.
  • « De la radio pirate aux radios locales », Interférences, n° 7, 3e trimestre 1977, p. 12-13.
  • « Technique de la radio libre », Interférences, n° 7, 3e trimestre 1977.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Jean Guisnel, « Antoine Lefébure : "L'intrusion dans les systèmes d'information est la mission même de la NSA" », lepoint.fr, 2 mars 2014.
  2. Thierry Lefebvre, La Bataille des radios libres, 1977-1981, Nouveau Monde, 2008.
  3. L’affaire Snowden. Comment les États-Unis espionnent le monde, par Antoine Lefébure. - 9 juillet 2014
  4. Site de l'auteur - Un secret bien gardé de la NSA - Lundi 3 novembre 2014
  5. Site de l'auteur - Le secret ultime de la NSA - 17 novembre 2014
  6. Mathieu Dejean, « Affaire Snowden : un geek contre Big Brother », Les Inrockuptibles,‎ (lire en ligne)