Théodore Bernex

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
(Redirigé depuis Antoine-Théodore Bernex)
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Bernex.
Antoine-Théodore Bernex
Théodore Bernex (1813-1889) maire de Marseille.jpg
Fonction
Maire
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 76 ans)
MarseilleVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité
Autres informations
Distinction

Théodore Antoine Bernex né à Marseille le 21 mars 1813, décédé dans la même ville le 9 décembre 1889, a été ingénieur et maire de Marseille du 27 juillet 1864 au mois de septembre 1870.

Biographie[modifier | modifier le code]

Théodore Bernex est le second fils d'Anthelme Bernex (1777-1848), d'une famille originaire du Bugey, et d'Anne Marie Eudoxie Philippon, fille d’un riche fabricant de papiers peints dont les magasins se situaient rue Paradis (ce qui explique qu'on appelle parfois son père "Bernex-Philippon"). Au début de sa carrière, il travaille dans la fabrication de papiers peints, puis, celle-ci déclinant, il soutient le gigantesque projet d’aménagement de l’avenue du Prado conçu par son père (qui y laissera une partie de sa fortune), et lance enfin une compagnie d'assurances, Le Midi. Conseiller municipal dès 1858, il contribue à la transformation de Marseille (percement de la rue Impériale, actuellement Rue de la République, construction de la caserne Saint-Charles, transformation de la rue Noailles, etc.).

En 1864, il devient maire, ce qui lui donnera l'occasion de poursuivre sa politique de grands travaux urbanistiques (prolongement de la rue Paradis jusqu'au Prado, élargissement d'une trentaine de rues, achèvement du Palais Longchamp par les soins de l'architecte Espérandieu). Sa gestion fut parfois critiquée car, propriétaire de terrains, on l’accusait de spéculation immobilière, mais sa généreuse conduite durant l'épidémie de choléra des années 1866-1867 lui valut d'être décoré de la Légion d'honneur[1] et fait officier de l'ordre des Saint-Maurice-et-Lazare. Resté fidèle à l'Empire, à la chute de Napoléon III, il se retire tout à fait de la vie politique. Il décède le 9 décembre 1889 à son domicile, no 1 du boulevard Montricher. Son nom a été donné à un boulevard du 8e arrondissement, tandis que celui de son père a été attribué à une rue du 1er arrondissement.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean Chélini (dir.), Félix Reynaud (dir.) et Madeleine Villard (dir.), Dictionnaire des marseillais, Marseille, Académie de Marseille - Édisud, , 368 p., 24 × 17 cm (ISBN 2-7449-0254-3, OCLC 52159149, notice BnF no FRBNF37715787).
  • Paul Masson sous la direction de, Encyclopédie des Bouches-du-Rhône, Archives départementales, Marseille, 17 volumes, 1913 à 1927.
  • Adrien Blès, Dictionnaire historique des rues de Marseille : Mémoire de Marseille, Marseille, Jeanne Laffitte, , 441 p., 32 × 22 cm (ISBN 2-86276-195-8, OCLC 21443673, notice BnF no FRBNF35056428)
  • Roland Caty, Éliane Richard et Pierre Échinard (préf. Émile Temine), Les patrons du second Empire, Paris, Picard, , 332 p. (ISBN 2-7084-0557-8, notice BnF no FRBNF37074554).

Références et liens[modifier | modifier le code]