Andrew Michael Ramsay

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Andrew Michael Ramsay
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Portrait (non certifié) d'Andrew Michael Ramsay

Nom de naissance Andrew Michel Ramsay
Alias
Chevalier de Ramsay
Naissance
à Ayr, (Écosse)
Décès
à Saint-Germain-en-Laye, (France)
Activité principale
Auteur
Langue d’écriture Français
Genres

Œuvres principales

  • Discours sur le poème épique (1717)
  • Voyages de Cyrus (1727)

Compléments

Andrew Michael ou André Michel Ramsay, dit le chevalier de Ramsay, né le à Ayr en Écosse et mort le à Saint-Germain-en-Laye, est un écrivain et philosophe d'origine écossaise.

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfance[modifier | modifier le code]

Andrew Michael Ramsay passe son enfance à Ayr un petit village près de Kilwinning en Écosse. En 1708, il est engagé comme tuteur des enfants de David 3e comte de Wemyss. Il quitte son service précipitamment en 1710[1]. Ramsay confronté aux idées contradictoire d'une mère anglicane et un père calviniste, dans une Angleterre déchirée par les querelles dynastiques et religieuses[2]

Voyages[modifier | modifier le code]

Recherchant un équilibre spirituel et une doctrine plus assurée de la vie, il voyage dans ce but et trouvera à Cambrai auprès de Fénelon qui le baptisa et de Madame Guyon des père et mère spirituels, et se convertit au catholicisme en 1709[3].

À la mort de Fénelon en 1715, Ramsay rejoint Madame Guyon à Blois où la fondatrice du quiétisme français groupe un petit cénacle de disciples venus de toute l’Europe. Il y réside pendant deux années comme disciple et secrétaire. À sa mort en 1717, il reprend la route et quitte Blois pour Paris et deviens tuteur du fils du comte de Sassenage. Durant son séjour, il rentre en contact avec les exilés stuartistes, son nom apparait dans une correspondance entre Lord Landsowne et Jacques III. Il quitte le service du comte de Sassenage en 1722[1].

Jacques III intercède pour lui faire obtenir l'ordre de Saint-Lazare et le faire nommer chevalier, il est reçu le 20 mai 1723 et deviens ainsi recevable à une pension du l'abbaye de Signy. Jacques III lui décerne quelques jours plus tard, un brevet de noblesse rédigé en Français. Il le nomme tuteur de son fils ainé Charles Édouard Stuart et l’invite à se rendre à Rome, lieu de naissance de l’enfant. Ramsay quitte Paris pour Rome en 1724. Il n'y reste que quelques mois et demande à Jacques III de rentrer à Paris en novembre 1724[4].

Ramsay s'installe à l’hôtel du Duc de Sully, ou il commence à écrire Les voyages de Cyrus qui paraissent en 1727 et qui connaissent un grand succès[5]. Il fait en 1729 un voyage en Angleterre, qui dure un peu moins d'une année. Il est admis à la Royal Society en même temps que Montesquieu le 11 décembre 1729[6] et fut initié franc-maçon à la Horn Lodge 16 mars 1730[3].

Il rentre à Paris en 1730, après s'être présenté sans succès à l’Académie Française, il est engagé comme précepteur du neveu de Godefroy Maurice de La Tour d'Auvergne, duc de Château-Thierry, prince de Turenne et duc de Bouillon, il conserve cet emploi, jusqu'en 1741. Il épouse à 49 ans, en 1735 Mary Nairne 34 ans, fille cadette de Sir David Nairne[7].

Franc-maçonnerie[modifier | modifier le code]

Le Chevalier de Ramsay apparait en franc-maçonnerie à l'occasion d'un discours qu'il prononce le 26 décembre 1736 à la loge de Saint-Jean[7]. Il semble porter le titre de « grand orateur de l'ordre » et ce discours devient l’un des textes fondateurs de la franc-maçonnerie française[8].

Fin de vie[modifier | modifier le code]

Il meurt le 6 mai 1743 et est enseveli le lendemain dans l'église paroissiale de Saint-Germain-en-Laye[3], en présence de deux francs-maçons, Charles Radclyffe, comte de Derwentwater élu au lendemain grand maître de la Grande Loge, du prononcé de son discours et d'Alexandre de Montgomerie, 10e comte d'Eglinton qui devient en 1750, grand maitre des maçons d’Écosse[9]. Sa sépulture disparait lors de la destruction de l'ancienne église paroissiale de la ville vers 1766, les recherches pour la retrouver sont restées vaines[2].

Discours maçonnique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Discours de Ramsay.

Son « Discours » à Paris en 1736, à une postérité importante dans la franc-maçonnerie française. Il comporte deux parties, une définition du rôle international et humaniste de la franc-maçonnerie. La seconde expose les grandes lignes d'une franc-maçonnerie héritière des ordres chevaleresques de l'époque des croisades. Cette filiation légendaire à une forte influence sur le développement des hauts grades maçonniques entre 1740 et 1780[10].

Publications[modifier | modifier le code]

Ouvrages en français :

  • Histoire de la vie de Messr. François de Salignac de la Motte-Fénelon, archevesque Duc de Cambray, Bruxelles, 1723 disponible sur Gallica,
  • Histoire de Turenne, Paris, 1735 T. I, T. II disponible sur Internet Archive,
  • Voyages de Cyrus, 1727, à l'imitation de Télémaque de Fénelon disponible sur Gallica,
  • Discours sur le poème épique, en tête de l'édition de Télémaque de 1717 disponible sur Gallica,
  • Principes philosophiques de la religion naturelle et révélée, 1749 (posthume).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Alain Bernheim 2012, p. 7.
  2. a et b Sophie Desplanches, « Ramsay, homme des Lumières? », Franc-maçonnerie magazine, no HS N°4,‎ juillet-août 2017, p. 30-35.
  3. a, b et c (en) « Chevalier Andrew Michael Ramsay Biography », sur freemasonry.bcy.ca (consulté le 19 novembre 2016).
  4. Alain Bernheim 2012, p. 8.
  5. Alain Bernheim 2012, p. 9.
  6. Daniel Ligou 2012, p. 999
  7. a et b Alain Bernheim 2012, p. 10.
  8. Roger Dachez, Histoire de la franc-maçonnerie française, PUF, coll. « Que sais-je », (ISBN 9782130631491, lire en ligne), p. 52 (inscription nécessaire) – via Cairn.info.
  9. Alain Bernheim 2012, p. 11.
  10. Daniel Ligou 2012, p. 1010

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]