Amrita Sher-Gil

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Amrita Sher-Gil
Amrita Sher-Gil 2.jpg
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 28 ans)
LahoreVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activité
Autres informations
Genre artistique
Œuvres principales
Three Girls (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
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Amrita Sher-Gil, née le , morte le , est une peintre indienne.

Biographie[modifier | modifier le code]

Amrita Sher-Gil est née à Budapest, en Hongrie de Umrao Singh Sher-Gil Majithia, un aristocrate sikh et un érudit en sanskrit et en persan, et de Marie-Antoinette Gottesmann, une chanteuse d'opéra juive hongroise. Sa mère est venue en Inde comme demoiselle de compagnie de la princesse Bamba Sutherland. Sher-Gil est l'aînée des deux filles. Sa sœur cadette est Indira Sundaram (née Sher-Gil), la mère de l'artiste contemporain Vivan Sundaram. Elle passe la majeure partie de sa petite enfance à Budapest, notamment durant la Première Guerre mondiale[1],[2],[3].

En 1921, sa famille déménage à Summer Hill, dans les faubourgs de Shimla, en Inde. Elle y commence l’apprentissage du piano et du violon. Même si elle a dessiné très tôt, elle commence à apprendre la peinture formellement à huit ans. En 1923, sa mère déménage en Italie avec Amrita et obtient son inscription dans une école d'art de Florence. Amrita retourne toutefois en Inde en 1924[4].

À seize ans, Amrita navigue vers l'Europe avec sa mère pour se former comme peintre à Paris, d'abord à l’académie de la Grande Chaumière, puis à l’atelier de Lucien Simon où elle rencontre Boris Taslitzky et à l'École des beaux-arts, de 1930 à 1934. Elle réalise surtout des portraits dans un style proche du postimpressionnisme et du réalisme d’entre-deux-guerres. Ses premiers tableaux sont marqués par l’influence significative des modes occidentales sur la peinture, en particulier celles pratiquées dans les cercles bohèmes de Paris, dans le début des années 1930[2],[5]. À partir de 1934, son style est plus dépouillé et plus introspectif, elle s'interroge sur son identité, sur sa culture, sur les traditions de l'art indien, et décide de revenir en Inde[2].

En mai 1935, à Shimla, Amrita rencontre le journaliste anglais Malcolm Muggeridge, qui travaille alors comme rédacteur en chef adjoint et éditorialiste pour le Calcutta Statesman. Ils vivent une relation courte mais intense[6],[7]. Elle voyage ensuite sur les conseils d'un collectionneur et critique d'art, Karl Khandalavala, qui l'encourage à poursuivre sa passion pour la découverte de ses racines indiennes. Elle est notamment impressionnée et influencée par les écoles Mughal et Pahari de peinture et les peintures rupestres d'Ajanta.

En 1938, elle épouse son cousin germain hongrois, le docteur Victor Egan, et déménage avec lui dans la maison de sa famille paternelle à Saraya, Gorakhpur, en Uttar Pradesh. Elle y peint les rythmes tranquilles de l'Inde rurale. En 1941, quelques jours avant l'ouverture de sa première grande exposition personnelle à Lahore, elle tombe gravement malade, à 28 ans, et glisse dans le coma. Elle décède le 6 décembre 1941[2].

Quelques œuvres[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) John Bright-Holmes, Like It Was: The Diaries of Malcolm Muggeridge, Collins, (ISBN 978-0-688-00784-3, lire en ligne), p. 426.
  • (en) Kuldip Dhiman, « Great Minds. Amrita Sher-Gill », The Tribune,‎ (lire en ligne).
  • (en) Gregory Wolfe, Malcolm Muggeridge: A Biography, Intercollegiate Studies Institute, (ISBN 1932236066), p. 136-137.
  • (en) Kishore Singh, « Most expensive Indian artists », Rediff,‎ (lire en ligne).
  • (en) Khushwant Singh, « Hamari Amrita », Outlook (magazine),‎ (lire en ligne).
  • (en) Kanwarjit Singh Kang, « The Princess who died unknown », The Tribune,‎ (lire en ligne).
  • (en) Rahul Singh, « Budapest Diary », Outlook (magazine),‎ (lire en ligne).
  • Judith Ferlicchi, « Sher-Gil, Amrita [Budapest 1913 – Lahore 1941 ] », dans Béatrice Didier, Antoinette Fouque et Mireille Calle-Gruber (dir.), Le dictionnaire universel des créatrices, Éditions des femmes, , p. 3970-3971.
  • (en) Yashodhara Dalmia, Amrita Sher-Gil: A Life, Penguin UK, , 280 p..

Webographie[modifier | modifier le code]