Amar Saadani

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
(Redirigé depuis Amar Saïdani)
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Amar Saadani
une illustration sous licence libre serait bienvenue
Fonction
Secrétaire général
Front de libération nationale
-
Biographie
Naissance
Nom dans la langue maternelle
عمار سعدانيVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité
Autres informations
Parti politique

Amar Saadani[1] (en arabe : عمار سعداني), né le à Moularès en Tunisie[2], est un homme politique algérien . Il a été entre 2004 et 2007 président de l’Assemblée populaire nationale (APN), et, du au , secrétaire général du Front de libération nationale (FLN)[1],[3].

Biographie[modifier | modifier le code]

Selon sa biographie officielle, Amar Saadani détient un baccalauréat littéraire et a fait des études en sciences politiques[4].

Il est devenu le onzième secrétaire général du Front de libération nationale (FLN) à l’issue de la 6e session controversée[1] de son Comité central tenue en 2013 à Alger.

Ancien cadre syndical (UGTA), il fut député à l’APN en 1997, et membre du comité central du FLN. Il a été, au sein de l’APN, président de la commission des transports, des transmissions et des télécommunications. Réélu député en 2002, il a occupé le poste de vice-président de l’Assemblée avant d’être élu, le 23 juin 2004, président de l’APN[5].

Le 22 octobre 2016, il démissionne du poste de secrétaire général du FLN, pour dit-il, raisons de santé.

Controverse[modifier | modifier le code]

En 2008, Amar Saadani est mis en cause dans le scandale des détournements estimés à plus de 500 millions de dollars (52 milliards de dinars) de la Générale des concessions agricoles (GCA) via sa société écran Al Karama. Il est convoqué devant la juge d'instruction près du tribunal de Djelfa le 23 juin 2007 et frappé d'une interdiction de sortie du territoire (ISTN) [6].

En 2014, le site web d'investigation français Mondafrique accuse Amar Saadani d'achats d'immobiliers suspects à Paris[7]. Il a dans un premier temps nié toute implication dans cette affaire et prétendu ne détenir aucun actif en France. Il finira par admettre une acquisition, pour sa fille, en juillet 2015 dans les colonnes du quotidien El Khabar[8]. Dans la même affaire le directeur de Mondafrique accusait Saadani de posséder « 300 millions d’euros » dans des banques et de « nombreux immeubles à Paris ». La plainte pour diffamation de Saadani a eu pour dénouement une condamnation de Nicolas Beau pour "diffamation" par la 17e chambre du tribunal de grande instance de Paris .

- «Le tribunal a jugé que l’enquête n’était pas sérieuse d’un point de vue journalistique»

- Condamné à « verser 3 000 euros de dommages et intérêts à Saâdani, et 2 500 euros de frais d’avocat.

- Condamné aussi à retirer l’article en question sous 15 jours avec une astreinte de 500 euros par jour en cas de refus.

- «Le bénéfice de la bonne foi » n’a pas été reconnu.

Le 6 octobre 2017, Rachid Nekkaz a été agressé par le beau-fils de Amar Saïdani à Neuilly-sur-Seine, à l’ouest de Paris [9]. L'opposant algérien avait l'habitude d'organiser des rassemblements devant l'appartement de Amar Saadani en l'accusant de corruption et de malversation, notamment d'avoir acquis cet appartement en détournant l'argent des Algériens. Dans une vidéo mise en ligne par l'activiste sur les réseaux sociaux, on le voit, visage ensanglanté accuser le fils de Saidani d'avoir voulu le tuer[10].[pertinence contestée]

Références[modifier | modifier le code]