Alexander Pechtold

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Alexander Pechtold
Pechtold en 2010.
Pechtold en 2010.
Fonctions
Chef politique des Démocrates 66
En fonction depuis le
(9 ans 7 mois et 13 jours)
Prédécesseur Boris Dittrich
Ministre des Réformes administratives et des Relations au sein du Royaume
Premier ministre Jan Peter Balkenende
Gouvernement Balkenende II
Prédécesseur Thom de Graaf
Successeur Atzo Nicolaï
Biographie
Date de naissance (50 ans)
Lieu de naissance Delft (Pays-Bas)
Nationalité Drapeau des Pays-Bas Néerlandaise
Parti politique D'66
Diplômé de Université de Leyde
Profession Commissaire-priseur

Alexander Pechtold, né le à Delft, est un homme politique néerlandais membre des Démocrates 66 (D'66), dont il est le chef politique depuis juin 2006. Il est ministre des Réformes administratives et des Relations au sein du Royaume entre et .

Éléments personnels[modifier | modifier le code]

Formation et carrière[modifier | modifier le code]

Il termine ses études secondaires à Rotterdam en 1985, et entreprend alors des études supérieures de droit à l'université royale de Leyde. Il les abandonne au bout d'un an et s'oriente alors vers un cursus d'histoire de l'art et archéologie au sein de la même université, où il obtient un doctorat en 1996. Un an plus tôt, il avait accompli une formation de commissaire-priseur.

Il a exercé cet emploi de 1992 à 1997 au sein de la firme Van Stockum's Veilingen de La Haye, dont il devint le directeur adjoint.

Vie privée[modifier | modifier le code]

Sans confession, il a épousé Froukje Idema à Leyde, en 1997. Le couple a eu un fils et une fille, et vit actuellement à Wageningue.

Parcours politique[modifier | modifier le code]

Il est membre du parti des Démocrates 66 (D'66) depuis 1989.

Élu local[modifier | modifier le code]

En 1994, il est élu au conseil municipal de Leyde, où il siège jusqu'en 2003. Il est nommé adjoint au maire chargé des Sports, de la Culture et de l'Environnement en 1997, voyant ses compétences élargies à l'Urbanisme un an plus tard. Il change de portefeuille en 2002, obtenant l'Éducation, les Transports et la Circulation.

Sa démission de l'assemblée de Leyde est causée par sa nomination au poste de maire de Wageningue, le .

Débuts nationaux[modifier | modifier le code]

Élu président des D'66 le , Alexander Pechtold devient ministre des Réformes administratives et des Relations au sein du Royaume (poste sans portefeuille au sein du ministère de l'Intérieur) le , renonçant du même coup à la présidence du parti, six jours après la démission de Thom de Graaf, désavoué par la première Chambre des États Généraux sur son projet d'élection des maires au suffrage universel direct. Pour éviter cette même déconvenue, il décide de convoquer une convention nationale, chargée de proposer des réformes politiques pour rapprocher le peuple et ses institutions, et un forum citoyen sur le système électoral.

Chef des D'66[modifier | modifier le code]

Alexander Pechtold en campagne pour les législatives de 2010.

Le , il est désigné, par référendum interne, tête de liste pour les prochaines élections législatives et chef politique des Démocrates 66. Le groupe parlementaire ayant décidé, cinq jours plus tard, de voter la motion de défiance contre la ministre de l'Immigration et de l'Intégration, Rita Verdonk, il décide de retirer son parti de la coalition au pouvoir depuis le , ce qui conduit à la convocation d'élections législatives anticipées le 22 novembre 2006.

Au cours de ce scrutin, les D'66 obtiennent leur pire score depuis leur fondation, en 1966, avec à peine 2 % des voix et 3 députés sur 150 à la seconde Chambre. Il en conserve toutefois la direction, et devient président du groupe parlementaire.

À nouveau chef de file de la formation pour les élections législatives anticipées du 9 juin 2010, il parvient à tripler son nombre de sièges en décrochant dix élus et 6,9 % des suffrages. Ce bon score des D'66 est alors attribué à la qualité de sa direction au cours de la législature écoulée[1]. Son parti, un temps pressenti dans une coalition à quatre, reste finalement dans l'opposition.

Aux élections de 2012, les D'66 finissent sixièmes du scrutin avec 12 sièges. Aux élections européennes deux ans plus tard, le parti finit premier, grâce à une bonne campagne et au rejet des deux partis au pouvoir, le VVD et le PvdA. Pechtold s'insurge en outre régulièrement contre le budget de la monarchie couvert par l'État, et la place politique prise aux Pays-Bas par le terrorisme islamique.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]