Alessandro Magnasco

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Alessandro Magnasco
Alessandro Magnasco's painting 'The Raising of Lazarus'.jpg
Resurrezione di Lazzaro
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 82 ans)
GênesVoir et modifier les données sur Wikidata
Activité
Lieux de travail
Père
Stefano Magnasco (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Alessandro Magnasco, dit Il Lissandrino (né le à Gênes – mort le ) est un peintre italien rococo de l'école génoise.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il est formé d’abord à Gênes dans l’atelier de son père Stefano[1]. Après la mort de son père en 1674, il devient l'élève de Valerio Castello, il fréquente la Casa di Piola[2], puis il est confié à un marchand de sa ville natale qui, en 1682 environ, le mène à Milan comme élève de Filippo Abbiati.

À Milan, il fait la connaissance du paysagiste Antonio Francesco Peruzzini (en) avec qui il collabora jusqu’à la mort de celui-ci, et eut des relations avec divers paysagistes et ruinistes comme Clemente Spera (en). Il est influencé par le courant vénitien de Marco Ricci (1676-1730), Cairo ou Cerano. Il partage influence et échanges avec son ami Carlo Antonio Tavella qui retournera, comme lui, à Gênes, ce qui compliquera les attributions de leurs œuvres souvent communes.

Il fait un long séjour à Florence entre 1703-1710 qui lui donna l’occasion de rencontrer Sebastiano Ricci (1659-1734). Il y étudie les gravures de Stefano della Bella (1610-1664), de Jacques Callot (1592-1635), ainsi que les tableaux flamands et hollandais de la collection du grand-duc Ferdinand de Médicis, ce qui contribua à renforcer le caractère anti-académique de ses œuvres[1]. Il entre au service de celui qui deviendra grand-duc de Toscane : Gian Gastone, second fils de Cosme III de Médicis. Il s'investit alors dans une série de peintures et de gravures dédiées au genre soi-disant de la peinture caricata e giocosa comme celles de Baccio del Bianco, Salvator Rosa, Giuseppe Maria Crespi et Giovanni Domenico Ferretti, tous habitués de la cour des derniers grands-ducs Médicis.

À nouveau à Milan entre 1710 à 1735, il travaille alors pour les grands seigneurs de cette ville, les Arese, les Carnedi et le comte Colloredo, gouverneur autrichien de Milan, pour qui il peignit entre 1720-1725 neuf tableaux représentant notamment la Leçon de catéchisme à l’intérieur du dôme, des Moines dans un réfectoire, et La Synagogue conservés à l’abbaye de Seitenstetten, en Autriche[1]. Il est chargé de l'exécution des décorations pour l'entrée triomphale de l'empereur Charles VI du Saint-Empire.

Retourné à Gênes en 1735, il crée des œuvres intimes et attachantes dans l’esprit de Watteau[1]. Il exécute la Trattenimento in un giardino di Albaro (Réception dans un jardin d'Albaro), maintenant conservé à la galerie du palazzo Bianco. Il y finit ses jours, mais son art de plus en plus libre et personnel, fut délaissé et même peu apprécié de ses compatriotes[3].

Œuvre[modifier | modifier le code]

Il est considéré comme un des peintres les plus originaux du XVIIIe siècle, le Settecento italien. Il se distingue, dans la peinture de genre populaire, par une palette dense de contrastes lumineux qui tendaient à construire des appareils obscurs et des figures distordues.

Ses premiers travaux, selon les sources, ont été des portraits, un genre vite abandonné pour se dédier à des paysages avec des scènes animées de figures de moines, de gitans, de bandits et de saltimbanques insérées dans des scènes de paysages ténébreux convenus.

La première œuvre remarquable est un Paysage de ruines (1697) conservé dans une collection privée à Milan.

  • Paysage avec deux personnagesou Paysage avec un homme remuant un tonneau au bord du rivage, vers 1690, huile sur toile, 113 × 203 cm, musée du Louvre, Paris[4]

A Florence[modifier | modifier le code]


A Milan[modifier | modifier le code]


Retour à Gênes[modifier | modifier le code]


Dates non documentées[modifier | modifier le code]

Dessins 

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d et e Notice du Louvre
  2. Mary Newcome conforte l’hypothèse d’une participation à l’atelier de Piola entre 1677 à 1689, par la ressemblance entre les œuvres d’Alessandro et celles d’autres artistes actifs dans le même atelier
  3. a et b Valérie Lavergne-Durey, Chefs d’oeuvre de la Peinture Italienne et Espagnole : Musée des Beaux Arts de Lyon, Réunion des Musées nationaux, , 58 p. (ISBN 2-7118-2571-X), p. 86-87
  4. Deux personnages, Louvre
  5. Théodosius, Chicago
  6. Présentation au temple, Wadsworth Ath.
  7. a et b Mina Gregori, Le Musée des Offices et le Palais Pitti : La Peinture à Florence, Editions Place des Victoires, (ISBN 2-84459-006-3), p. 442-443
  8. Hôpital, Bucarest
  9. Christ et les anges, Prado
  10. Gitans, Indianapolis
  11. Samaritaine, Getty
  12. Noli me tangere, Getty
  13. Pie apprivoisée, Metropolitan
  14. Caprice, Maine
  15. Muletier, Louvre
  16. Bandits, Ermitage
  17. St Antoine, Louvre
  18. Interrogatoire, Vienne
  19. Moines camaldules, Rijksmuseum
  20. « collections du musée des beaux-arts de dijon - Affichage d'une notice », sur mba-collections.dijon.fr (consulté le 3 décembre 2016)
  21. "Collections+des+musées+de+France+(Joconde)"%5D&mainSearch="Alessandro%20Magnasco" Moines, Bordeaux
  22. Lazare, Rijksmuseum
  23. Bacchanales, Getty
  24. Vénus, Getty
  25. Soldats festoyant, San Francisco
  26. Nonnes, Strasbourg
  27. Crucifixion, Strasbourg
  28. Atelier, Louvre
  29. Paralytique, Louvre
  30. Mer de Galilée, Washington
  31. Divertissement, Gênes
  32. Chocolat, Canesso Vers
  33. Marine, Dijon
  34. Pêche, Dijon
  35. Funérailles juives, MAHJ
  36. Adoration des mages, Dunkerque

Hommages[modifier | modifier le code]

  • Carlo Giuseppe Ratti : le portrait d'Alessandro Magnasco, huile sur toile, Académie Ligustica, Gênes.

Sources[modifier | modifier le code]

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