Francesco Cairo

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Extase de saint André Avellino (1635)

Francesco Cairo (Santo Stefano, Milan, – Milan , ) est un peintre italien de la communauté post-maniériste ou pré-baroque[1] lombarde et borroméenne des premières décennies du Seicento.

Biographie[modifier | modifier le code]

Francesco Cairo est au service de la Maison de Savoie à Turin de 1633 à 1648, tout en séjournant à Rome en 1638-1639 et à Milan avant 1644.

Il subit l'influence du Morazzone, comme le montrent ses œuvres de jeunesse, Extase de Saint-André Avellin (1635), Sant'Antonio Abate à Milan et le retable de Sainte Thérèse, aujourd'hui à la chartreuse de Pavie. Il peint une série de peintures de chevalet à thème fortement religieux, comme ses versions de Salomé, d'Hérodiade et du Cristo nell'Orto.

Entre 1637 et 1638, Cairo part à Rome, où il a la possibilité d'étudier la peinture classique des artistes de l'école émilienne (Guido Reni, Domenichino), Le Guerchin, les imitateurs tardifs flamands du Caravage et les premiers baroques (Giovanni Lanfranco, Pietro da Cortona).

Il retourne ensuite en Lombardie, où il exécute quelques retables importants, comme la Madone avec les saintes Catherine de Sienne et Catherine d'Alexandrie pour la chartreuse de Pavie et le Saint Charles Boromée, qui donne la première communion à Saint Luigi Gonzaga de Casalpusterlengo.

En Piémont, entre 1646 et 1649, il peint pour la Maison de Savoie la grande toile avec le Moïse sauvé des eaux et quelques retables pour Savigliano et pour l'église de S. Salvario de Turin.

Ludovico Antonio David et Pietro Scalvini firent partie de ses élèves.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. que qualifie Roberto Longhi parlant de « ce courant, post-maniériste ou pré-baroque je ne sais, qui touche Feti, Strozzi, Lys, Cerano, Daniele Crespi, Morazzone, Rubens jeune », mettant ainsi l’accent sur une communauté de recherche, de formes et de motifs qui unit avant tout les peintres lombards et borroméens des premières décennies du Seicento.
  2. Mina Gregori, Le Musée des Offices et le Palais Pitti : La Peinture à Florence, Editions Place des Victoires, (ISBN 2-84459-006-3), p. 603
  3. Sant'Antonio Abate, Milan (en)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Francesco Cairo 1607-1665, catalogue de l'exposition [Varese], Milano, 1983.
  • De Carrache à Guardi. La peinture italienne des XVIIe et XVIIIe siècles dans les musées du Nord de la France, p. 52, 54-55, Édition de l'Association des Conservateurs de la Région Nord-Pas-de-Calais, Lille, 1985 (ISBN 2-902-092-05-9)
  • Cristina Geddo, I 'Cairo' di Francesco Cairo e di altri collezionisti, in «Antichità viva», 5-6, 1997, pp. 118-134.
  • Francesco Frangi, Francesco Cairo, Torino, Allemandi, 1998. ISBN 8842207845
  • Cristina Geddo, La collezione di Francesco Cairo: vicende 'post mortem', in «Archivio Storico Lombardo», 1998-1999, pp. 155-173.

Liens externes[modifier | modifier le code]