Albert Ouzoulias

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Albert Ouzoulias
Albert Ouzoulias.jpg
Albert Ouzoulias en dédicace.
Fonctions
Maire
Palisse
-
Conseiller général
Seine
-
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 80 ans)
CréteilVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité
Parentèle
Pierre Ouzoulias (petit-fils)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Parti politique

Albert Ouzoulias, dit « colonel André », est un militant communiste et résistant français (, Contrevoz - , Créteil).

Biographie[modifier | modifier le code]

Albert Ouzoulias répond en 1932, sans appartenance politique, à l'appel d'Henri Barbusse, de Romain Rolland, de Heinrich Mann, Maxime Gorki, Albert Einstein et John Dos Passos pour le Congrès mondial d'Amsterdam contre la guerre[1]. Il adhère en 1933 au Parti communiste français (PCF), puis devient membre de la Jeunesse communiste en 1934. Il s'installe l'année suivante à Paris comme délégué national chargé de la propagande.

Ouzoulias est muté au 12e régiment d’artillerie coloniale d’Agen au début de la Seconde Guerre mondiale, avant d'épouser le Cécile Romagon, secrétaire de l’Aube des Jeunes Filles de France et future agent de liaison de la Résistance. Il rejoint alors son unité, avant d'être fait prisonnier le . Ouzoulias parvient ensuite à s'évader d'Autriche le , et prend la direction des Bataillons de la Jeunesse, organisation des Francs-Tireurs créée par la Jeunesse communiste, le . Il est alors secondé par Pierre Georges (le colonel Fabien). Ouzoulias est nommé commissaire politique adjoint à Eugène Hénaff fin 1941, alors que se crée le premier Comité militaire national et que fusionnent l’Organisation spéciale (OS), les Bataillons de la jeunesse et des groupes spéciaux de la Main d'Œuvre Immigrée-MOI.

Charles Tillon unifie en avril 1942 les trois organisations d'obédience communiste (les Bataillons de la Jeunesse, l'Organisation spéciale et la Main d'Œuvre Immigrée-MOI) dans les Francs-tireurs et partisans (FTP), ouverts à tous les résistants. Albert Ouzoulias est alors nommé commissaire militaire national chargé des opérations. Avec Robert Deloche, il pousse Roger Belbéoch à infiltrer la police[2]. Chargé fin juin 1944 par la direction du PCF de la coordination de l'action militaire en région parisienne, il rencontre alors régulièrement le colonel Henri Rol-Tanguy, responsable des FTPF de l’Île-de-France, et, dans la nuit du , est l’un des signataires de l’affiche appelant à l’insurrection générale. Albert Ouzoulias est reçu, avec la direction des FTPT et des FFI, le par le général de Gaulle. Il organise le 2 septembre le départ pour l’Allemagne de la Brigade de Paris, placée sous le commandement du colonel Fabien qui deviendra le 151e régiment d’infanterie, avant d'être chargé de l’intégration des unités de la Résistance dans l’armée.

Ouzoulias est élu conseiller municipal de Paris et conseiller général de la Seine après-guerre, tandis qu'il devient membre de la présidence collective de l’Association nationale des anciens combattants de la Résistance. Il sera maire de la commune de Palisse (19) de 1971 jusqu'à son décès.

Famille[modifier | modifier le code]

Son fils, André Ouzoulias, est psychopédagogue et formateur d'enseignants[3].

Son petit-fils, Pierre Ouzoulias, est lui-même un homme politique, membre du parti communiste français. Conseiller départemental des Hauts-de-Seine, élu dans le canton de Bagneux, il devient sénateur en septembre 2017.

Hommage[modifier | modifier le code]

  • Une plaque commémorative a été apposée le sur l’immeuble où a vécu Albert Ouzoulias, au 9 rue du Général-Niox, Paris, 16e.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Sources et références[modifier | modifier le code]

Source[modifier | modifier le code]

  • Albert Ouzoulias par Axel Porin (in DVD-ROM La Résistance en Île-de-France, AERI, 2004), museedelaresistanceenligne.org

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Jean Morawski, « Albert Ouzoulias est décédé », l'Humanité,‎ (lire en ligne).
  2. « Roger Belbéoch, un juste dans la gueule du loup », L'Humanité, 18 janvier 2007.
  3. Voir sur lemonde.fr.

Liens externes[modifier | modifier le code]