Jules Herbillon

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Jules Herbillon
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Jules-Hubert-Marie Herbillon, né le à Hognoul (Belgique), et mort le à Molenbeek-Saint-Jean (Belgique), était un linguiste, toponymiste et anthroponymiste belge. Il avait épousé la fille de l'écrivain Hubert Stiernet.

Biographie[modifier | modifier le code]

Études, formation et carrière[modifier | modifier le code]

Né à Hognoul, village agricole de la Hesbaye liégeoise, Jules Herbillon fit ses études secondaires à Tongres, où il commença à s'intéresser aux patois flamands limbourgeois. Après la Première Guerre mondiale, il entreprit de brillantes études de philologie classique à l'Université de Liège, et obtint un doctorat en philosophie et lettres[1].

Herbillon commença sa carrière à Chimay, où il enseigna deux années (1921-1922) en tant que professeur à l'Athénée royal. Son statut de lauréat du Concours des bourses de voyage en 1922 lui permit d'obtenir un séjour d'étude et de recherche à Paris de 1923 à 1925. Il y fréquenta particulièrement la Section des sciences religieuses de l'École pratique des hautes études[1]. Ce séjour fut sanctionné par un diplôme après la rédaction d'un mémoire relatif à l'histoire des religions de la Grèce et de Rome[2], et plus particulièrement aux cultes de Patras.

En dépit de ces débuts prometteurs dans le milieu universitaire, Jules Herbillon demeura pendant trente ans professeur à l'Athénée royal d'Ixelles, de 1925 à 1956. Cependant, dès 1930, le philologue classique qu'il était, encouragé par Jean Haust, consacra ses recherches à l'exploration de la toponymie, de l'anthroponymie et du folklore de son terroir hesbignon, puis de sa plus grande région d'oïl[3]. Ces études s'étendront rapidement à la dialectologie et l'histoire de la langue, disciplines devenues alors méthodologiquement nécessaires aux précédentes[4]. Ce sont ces multiples points d'intérêt qui sous-tendent l'ensemble de son œuvre.

L'œuvre[modifier | modifier le code]

Signature de Jules Herbillon

Publications[modifier | modifier le code]

Les publications de Jules Herbillon atteignent près de 450 références; on ne citera donc ici que les plus marquantes. Pour un recensement quasi complet, voir la bibliographie établie par Jean Germain à la suite de la notice biographique d'Albert Henry ci-dessous.

Livres[modifier | modifier le code]

  • Les cultes de Patras, avec une prosopographie patréenne, Johns Hopkins University Press (Studies in archaeology 5), Baltimore, 1929, XVI-183 p.
  • Éléments espagnols en wallon et dans le français des anciens Pays-Bas, Mémoires de la Commission royale de Toponymie et de Dialectologie 10, Michiels, Liège, 1961, 135 p.
  • Les noms des communes de Wallonie, Crédit communal, Coll. Histoire, série in-8°, n° 70, Bruxelles, 1986, VIII-181 p.
  • Dictionnaire des noms de famille en Belgique romane et dans les régions limitrophes... (posthume, avec Jean Germain et la collaboration de Jean-Marie Pierret et Frans Debrabandere), Crédit communal, Bruxelles, 1996, 2 vol., 1196 p. — Nouvelle édition : Dictionnaire des noms de famille en Wallonie et à Bruxelles, Racine, Bruxelles, 2007, 1064 p. (ISBN 978-2-87386-506-1).

Articles[modifier | modifier le code]

  • « Artémis homérique », Luttre, A. Balsacq, 1927, 59 p.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean Germain, « In memoriam Jules Herbillon (1896-1987) », in Onoma 29, 1987-1989, p. 51-52.
  • Albert Henry, « Notice sur Jules Herbillon », in Annuaire de l’Académie royale de Belgique, 1993, p. 71-135 (bibliographie par Jean Germain).
  • Jean Germain, « Jules Herbillon », in Nouvelle biographie nationale, Bruxelles, t. 8, 2005, p. 193-195.
  • Marie-Guy Boutier, Jean Germain, Jean Lechanteur, Jean-Marie Pierret, Martine Willems, Jules Herbillon (1896-1987) ou la quête inlassable de l’origine des mots wallons, Société de langue et de littérature wallonnes, Collection Mémoires wallonnes n° 9, Liège, 2006, 109 p. — On y trouve en particulier les articles suivants :
    • Jean-Marie Pierret, « Jules Herbillon, fidèle serviteur de la philologie wallonne ».
    • Martine Willems, « De la Hesbaye à la Wallonie : l’œuvre toponymique ».
    • Jean Germain, « Du compte rendu au dictionnaire : un anthroponymiste qui fait toujours autorité ».
    • Marie-Guy Boutier, « Jules Herbillon étymologiste ».

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Albert Henry, « Notice sur Jules Herbillon », in Annuaire de l’Académie royale de Belgique, 1993, p. 73.
  2. Ibid., p. 74.
  3. Ibid., p. 75.
  4. Ibid., p. 76.