Abdoulaye Bio Tchané

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Abdoulaye Bio Tchane
Illustration.
Abdoulaye Bio Tchane, en 2013.
Fonctions
Ministre d'État béninois chargé du Plan et du Développement
En fonction depuis le
(2 ans, 7 mois et 7 jours)
Président Patrice Talon
Président de la
Banque ouest-africaine de développement
Prédécesseur Thomas Boni Yayi
Issa Coulibaly (intérim)
Successeur Christian Adovelande
Directeur du département Afrique du
Fonds monétaire international

(6 ans et 4 jours)
Prédécesseur Goodall Gondwe
Successeur Antoinette Sayeh
Ministre de l'Économie et des Finances
Président Mathieu Kérékou
Prédécesseur Moise Mensah
Successeur Grégoire Laourou
Directeur des études de la
Banque centrale des États de l'Afrique de l'Ouest
Biographie
Nom de naissance Abdoulaye Bio-Tchane
Date de naissance (66 ans)
Lieu de naissance Djougou (Bénin)
Nationalité Béninoise
Parti politique Alliance ABT
Diplômé de Université de Dijon
COFEB (Centre ouest-africain de formation et d'études bancaires)
Profession Économiste

Abdoulaye Bio-Tchane est un économiste, entrepreneur et homme politique béninois né le .

Origines familiales, enfance, jeunesse[modifier | modifier le code]

Famille paternelle[modifier | modifier le code]

Son père est Hadj Moussa Bio Tchane, instituteur de profession, politicien puis administrateur. Il est né en 1925 à Sèmèrè au Dahomey (actuel Bénin) et décédé en novembre 1980. Il fut élève au prestigieux collège Victor Ballot à Porto-Novo, puis étudiant à l’école normale William Ponty au Sénégal: institution d’où sortait la plupart de l’élite africaine d’avant les indépendances. Il a enseigné dans tout le septentrion du Bénin et a eu de nombreux cadres et personnalités comme élèves. Il s’est engagé en politique sous la colonisation se faisant élire plusieurs fois député de Djougou. C’est à ce titre qu’il sera sous la Loi-Cadre Defferre de l’ère coloniale, ministre de l’Enseignement technique puis ministre des Finances. Dès l’indépendance du Dahomey en 1960, il sera parmi les premiers députés jusqu’en 1963, où il sera nommé sous-préfet de Kétou. Il commence alors une carrière d’administrateur où il sera en poste dans plusieurs régions du Dahomey. Il finira sa carrière au ministère de l’Intérieur. Il avait pour collègues Émile Derlin Zinsou, un ancien camarade de classe à Séméré, et ancien président de la République du Dahomey. Hadj Moussa Bio Tchané a été un éducateur respecté et aimé à tous ses postes. De sa carrière d’enseignant, on retient un bon pédagogue à l’écoute de son interlocuteur et qui a su donner à ses écoliers le goût de l’école; en tant que politique et administrateur il a développé auprès de sa population le respect du bien public, en étant lui-même le modèle de ce que devait être un bon citoyen. Sa grand-mère paternelle N'djou Lamatou, d'origine togolaise a compté pour tous les petits-enfants.

Famille maternelle[modifier | modifier le code]

Sa mère, est Hadja Lamissi Bio-Tchane née en 1928. Elle s’est consacrée à l’éducation de ses enfants et à son foyer à plein temps, puis à des activités commerciales. Elle meurt le 8 mars 2018.

Environnement familial: diversité ethnique[modifier | modifier le code]

Abdoulaye Bio-Tchane, est le deuxième d’une fratrie de quinze enfants. Sa famille était d’une grande diversité régionale et religieuse. On y parlait toutes les langues et on pratiquait l’islam ou le catholicisme. En effet, son père était polygame et avait épousé quatre femmes originaires du Sud comme du Nord du pays. Sa première épouse était de la région de Cové dans le Zou et catholique pratiquante. Sa quatrième épouse est originaire de Porto-Novo dans l’Ouémé. Ces deux femmes ont ouvert au jeune Abdoulaye les yeux sur la diversité et la tolérance religieuse. En effet, la première épouse de son père a été la première personne à l’introduire à la liturgie catholique car elle amenait le jeune Bio-Tchane jusqu’à l’âge de 12 ans régulièrement assister à des messes et effectuer des pèlerinages chrétiens sans que son père, Hadj Moussa ne s’y oppose. Elle lui a également permis de commencer l’école maternelle chez les sœurs religieuses de Djougou. Bien qu’ayant été élevé par sa mère, Abdoulaye Bio-Tchane reconnaît que chacune des épouses de son père a joué un rôle crucial dans son éducation, ce qui fait de lui l’homme ouvert d’esprit qu’il est devenu aujourd’hui.

Études et carrière professionnelle[modifier | modifier le code]

Il commence l’école des sœurs catholiques de Djougou mais comme de nombreux enfants de cette localité, il fréquentait parallèlement l'école coranique. Il va ensuite intégrer la classe de sixième au lycée Béhanzin à Porto-Novo. En effet n’étaient admis dans ce lycée que les premiers du concours d’entrée en sixième du Dahomey. À l'époque, en 1965, on ne parlait plus du Lycée Victor Ballot, mais du lycée Béhanzin. Les "Béhanzinois" étaient en effet à peu près l’élite des lycéens du Dahomey. Il y obtiendra un bac de série scientifique en 1972. Il part ensuite poursuivre ses études en France à l’Université de Dijon où il sera diplômé d’une maîtrise en sciences économiques. Il effectue ensuite à son retour en 1976 son service militaire tout en se consacrant à la préparation du concours d'entrée à la Banque Centrale des États de l'Afrique de l'Ouest (BCEAO). Il réussit brillamment à ce concours en arrivant à la première place. Il fit ainsi partie de la toute première promotion du Centre ouest-africain de formation et d'études bancaires (COFEB), créé le 05 août 1977, par les autorités de l'UMOA (…) comme un des éléments de la politique d'africanisation de la BCEAO. Il finit major de sa promotion en obtenant son diplôme d’études supérieures bancaires en 1979, qu’il complétera ensuite en 1985, par un DES en finance islamique.

Premières expériences professionnelles[modifier | modifier le code]

En 1976, il choisit d’effectuer la partie civile de son service militaire comme professeur au collège d’enseignement moyen général de Djougou ; à une époque où tous les autres économistes choisissaient de le faire en entreprise. C’était selon lui, sa manière de contribuer à l’instruction dans une ville qui est la sienne.

Carrière nationale[modifier | modifier le code]

Économiste[modifier | modifier le code]

À 27 ans, il fait son entrée à la Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest à Cotonou (au Bénin) où il occupe le poste d’économiste pour finir chef de service des études de la banque.

Ministre de l'économie et des finances (1998-2002)[modifier | modifier le code]

En mai 1998, alors qu’il est directeur des études de la BCEAO, le président Mathieu Kérékou l’appelle au Bénin pour s’occuper du portefeuille ministériel de l’économie et des finances, comme son père l’avait fait juste dans les années 1960.

  • Le pays est lourdement endetté d’une dette extérieure à 52,5 % du PIB.
  • Le pays est non éligible à l’initiative PPTE Initiative Pays Pauvres Très Endettés car le ratio du service de la dette par rapport aux exports était jugé pas significatif.
  • Une trésorerie publique très tendue due à un important déficit budgétaire de 5,8 % du PIB et surtout plus de financement pour les investissements de 1998. Le budget prévoyait seulement 11 Milliards de ressources pour les investissements sur ressources propres pour tout le bénin.
  • Le personnel du ministère de l’économie et des finances très démotivé face à plusieurs arriérés de salaires et à une économie à son plus bas niveau.

Son mandat ministériel, a été marqué par l’assainissement des finances publiques et la remise du pays sur le chemin de la croissance. Il a réussi à relever les recettes, rationaliser les dépenses, désendetter le pays en négociant l’éligibilité à l’initiative PPTE (Pays Pauvres Très Endettés) et en réduisant la dette intérieure. Ce faisant, il réussit à relever la part des recettes consacrée aux dépenses d’investissement. Les observateurs mettent à son crédit les résultats suivants:[réf. souhaitée]

  • Accroissement du niveau des recettes et du ratio des recettes sur PIB;
  • Succès dans la négociation sur l’éligibilité du Bénin à l’initiative PPTE et accès aux premières remises avec l’atteinte du point de décision;
  • Une gestion plus rationnelle des dépenses;
  • Dette extérieure ramenée à un niveau plus acceptable: de 58,5 % du PIB en 1998, elle a été ramenée à 15 % du PIB en 2002;
  • Une réduction du déficit;
  • Élimination des arriérés internes et externes, notamment vis-à-vis des fonctionnaires, des fournisseurs des ambassades, et des services nationaux;
  • Relèvement substantiel des ressources consacrées aux investissements. En quatre ans ce montant a été multiplié par plus de cinq;
  • Amélioration de la trésorerie de l’État. Au début de l’année 2002, l’état avait une trésorerie représentant plusieurs mois de dépenses courantes;
  • Retour à la croissance économique: en 2001, la croissance économique a atteint 6 %, niveau qu’il n’a plus jamais atteint depuis cette période.

De fait, ces résultats positifs sont les fruits des nombreuses mesures mises en place, notamment:

  • Le renforcement de l’informatisation des douanes et des impôts;
  • L’informatisation du budget et du trésor publics;
  • La signature du décret de mise en œuvre de la loi sur les marchés publics et mise en œuvre du dispositif national des marchés publics;
  • L’émission du premier emprunt obligataire dont les ressources ont servi à financer le budget d’investissements;
  • Le renforcement de la lutte contre la corruption avec des sanctions et des poursuites;
  • La mise en œuvre de la 1re loi de règlement du Bénin.

Au cours d’une de ses interviews Bio-Tchane déclare:

« La lutte contre la corruption a été le travail le plus ardu, comme illustré par l’affaire de la société nationale de commercialisation des produits et pétroliers, SONACOP, avec d’autres dossiers moins spectaculaires, mais tout aussi difficiles à traiter comme l’assainissement des douanes, la mise en place des passations des marchés publics. Comme dans toutes périodes de réformes, les plus difficiles ont été celles qui touchaient les intérêts des individus ou des groupes puissants ».[réf. souhaitée]

Ce dont Bio-Tchane se dit le plus satisfait, c’est d’avoir introduit la fierté aux agents du ministère de l’économie et des finances sur les résultats du travail qui a été accompli pendant cette période avec eux.

Carrière internationale[modifier | modifier le code]

Économiste au Fonds monétaire international (1990-1992)[modifier | modifier le code]

Assistant du gouverneur de la Banque centrale des États de l'Afrique de l'Ouest (1992-1996)[modifier | modifier le code]

Il revient d’un détachement au Fonds Monétaire International, en 1992 pour occuper le poste d’assistant du gouverneur de la BCEAO dirigé parle gouverneur Charles Konan Banny. Il a assisté ce dernier:

  • Dans la mise en œuvre de diverses réformes monétaires de la période ;
  • Dans les discussions sur la dévaluation du Franc CFA en 1994 ;
  • Dans les travaux de création de l’Union économique.

L’une de ses réalisations a été le travail qui a conduit à la mise en place de la première bourse régionale Africaine. Un projet que beaucoup croyait au début impossible. Le plus absorbant de cette période a été indiscutablement le travail effectué à côté du Gouverneur dans le cadre de la dévaluation du Franc CFA. Il se dit parfois surpris quand il entend dire que les africains n’ont été que spectateurs dans la dévaluation de leur monnaie. C’est à ce poste auprès du Gouverneur Konan Banny qu’il affirme avoir appris sur le management des institutions, la gestion des hommes et l’importance de l’humilité.

Secrétaire du conseil de convergence de l'UEMOA (1994-1996)[modifier | modifier le code]

Cumulativement avec ses fonctions d’assistant du Gouverneur, Abdoulaye Bio-Tchane était cosecrétaire du conseil de convergence, organe ad-hoc créé par l’UEMOA. Il est chargé de la surveillance multilatérale des politiques macroéconomiques et de la préparation des réunions des ministres des finances. À ce titre il a préparé les premiers ratios de convergence monétaire et économiques

Directeur des études de la Banque Centrale des États de l'Afrique de l'Ouest (1996-1998)[modifier | modifier le code]

Il est nommé directeur des études à la Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest à Dakar. À ce poste il s’illustrera en mettant en place la première bourse régionale des valeurs d’Abidjan.

Directeur Afrique du Fonds monétaire international (2002-2008)[modifier | modifier le code]

Abdoulaye Bio Tchane et Horst Köhler, ancien directeur général du FMI et président de la république fédérale d'Allemagne.

Le 10 janvier 2002, il est désigné par le Directeur Général du Fonds Monétaire International, Horst Köhler, au poste de directeur Afrique de cette institution à Washington, DC aux États-Unis. La plus haute fonction qu’un Béninois ait occupée sur le plan international. Après son premier mandat, Abdoulaye Bio-Tchane a bénéficié d’un second qui prit fin en janvier 2008. C’est après avoir été reconduit pour un troisième mandat qu’il quitte le Fonds Monétaire International pour prendre la tête de la Banque ouest-africaine de développement.

À ce poste, il est :

  • Chargé des questions Africaines au FMI et surtout d’expliquer les politiques du Fonds Monétaire International en Afrique ;
  • Il a conduit à terme de nombreux programmes de désendettement des pays Africains; il a été chargé de mettre en place le programme des centres d’assistance technique AFRITAC dont les premières structures se trouvent à Abidjan en Côte d’Ivoire, en Afrique de l’ouest et à (Dar es-Salaam) en Tanzanie, en Afrique de l’est. De nombreux ministres et administrateurs africains reconnaissent qu’il a contribué à rapprocher le FMI et les pays Africains avec de nombreuses initiatives.

Président de la Banque ouest-africaine de développement (2008-2011)[modifier | modifier le code]

Il est nommé en janvier 2008 par la conférence des chefs d’État de l’UEMOA à la présidence de la Banque ouest-africaine de développement (BOAD) pour succéder à son ancien président, Thomas Boni Yayi, devenu président de la République du Bénin d'Avril 2006 à Avril 2016.

Dès sa prise de fonction,

  • Il entreprend le premier plan stratégique de la BOAD visant à élargir le champ d’intervention de la banque ainsi que le volume de ses engagements;
  • Il ouvre la BOAD au crédit carbone, aux crédits à court terme notamment pour les produits agricoles et les produits stratégiques;
  • Il introduit la rentabilité comme élément de gestion de la banque;
  • Il rajeunit le personnel de la banque.

L’un de ses plus grands succès est d’avoir redonné au personnel de la banque, des perspectives nouvelles pour l’institution, d’avoir accru substantiellement ses profits et d’avoir amélioré la compétitivité de l’institution sur le marché de l’emploi.

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Élection présidentielle de 2011[modifier | modifier le code]

Le 4 janvier 2011, il annonce sa candidature aux élections présidentielles qui se tiendront le 6 mars 2011. Sa candidature suscite de vives passions tant chez ses partisans que chez ses adversaires. Les articles et coupures de presses foisonnent tant du côté de ceux qui appellent et souhaitent vivement sa candidature, que de ceux qui crient encore plus fort contre cette probable candidature. Après une campagne reconnue comme dynamique, il se retrouve en 3e position sur fond d'incertitudes quant à la liste électorale utilisée.

La cause des femmes[modifier | modifier le code]

ABT, célébration de la journée de la Femme à l'Hôpital Mère et Enfant Lagune de Cotonou (HOMEL).

Il s’est fait remarquer lors des élections 2011 par un programme de campagne qui proposait 40 % du portefeuille ministériel aux femmes. En effet très impliqué dans la cause des femmes, avec l’aide d’amis, ils ont pu constituer le capital de départ de l’institution: Donga Women Microfinance (DWM). Une institution qui a pour but de financer des femmes des zones rurales qui sont déjà actives à mieux développer et diversifier leur activité afin d’atteindre un niveau supérieur. Il a par ailleurs financé plusieurs formations afin d’aider des femmes à s’améliorer dans l’exercice de leur activité afin d’acquérir une autonomie financière.

La jeunesse[modifier | modifier le code]

Il a rajeuni son équipe de la Banque ouest-africaine de développement (BOAD), quand il était à la tête de l’institution. En effet proche des jeunes et très concerné par leur problème; il va à leur rencontre lors de différents séminaires qu’il organise sur leurs perspectives d’avenir. À titre individuel il fait des dons, et subventionne des initiatives privées, à leur endroit. Il est par ailleurs toujours prêt à leur prodiguer des conseils et à les écouter. S’exprimant à une conférence, il déclare: "l’emploi des jeunes n’est pas qu’une question sociale, encore moins qu’une question économique, c’est l’urgente question de sécurité en Afrique."

Élection présidentielle de 2016[modifier | modifier le code]

Abdoulaye Bio Tchané termine 4e (sur 33 candidats) de la présidentielle 2016 avec 8,79 % des voix[1],[2].

Image publique[modifier | modifier le code]

Il est perçu comme un homme d’une intégrité sans faille et est également considéré comme un personnage de bonne moralité. La transparence dans sa gestion des biens publics lors de son passage à la tête du ministère de l’économie et des finances est un fait qui reste encore gravé dans les mémoires. Ses collaborateurs le qualifient de consciencieux, pointilleux et équilibré. Homme de stature internationale, il est tout aussi connu pour sa discrétion, son humilité que pour sa grande capacité d’écoute. Il sait également manier l’humour selon ses collègues et proches[non neutre].

Carrière entrepreneuriale[modifier | modifier le code]

Dans le souci d’être encore plus proche des préoccupations des béninois, écouter et apporter certaines solutions au jour le jour, il décide de s’installer au Bénin et lance le cabinet Alindaou Consulting International, qui conseille les Etats, institutions et entreprises pour leurs politiques et investissements dans toute l’Afrique. Parallèlement, il participe avec Thabo Mbeki aux travaux du panel africain mis en place par la CEA pour éclairer le continent sur les transferts de ressources illicites hors d’Afrique.

Vie privée et personnalité[modifier | modifier le code]

Abdoulaye Bio Tchane jouant au tennis à Cotonou en 2013

Personnalité sensible à l’art et à la culture. Il est un grand amateur de tennis qu’il pratique régulièrement. Il intervient à de nombreuses conférences à l’international. Il coécrit les ouvrages:

  • « Lutter contre la corruption: un impératif pour le développement du Bénin dans l’économie internationale » coécrit avec Philipe Montiguy (2000)
  • « Les défis de l’Afrique » de Marie-Hélène Aubert, Georges Blandier, jacques Boyon et Abdoulaye Bio Tchané. (24 novembre 2005)

Distinctions[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Abdoulaye Bio-Tchane, Lutter contre la corruption : un impératif pour le développement du Bénin dans l’économie mondiale, Paris, l’Harmattan, 321 p.

Notes et références[modifier | modifier le code]