Étienne d'Hastrel de Rivedoux

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Page d'aide sur l'homonymie Cet article concerne le général Étienne d'Hastrel de Rivedoux. Pour son fils, le peintre Étienne Adolphe d'Hastrel de Rivedoux, voir Adolphe d'Hastrel.
Étienne d'Hastrel
Surnom
Dehastrel[1].
Naissance
Pointe-aux-Trembles
(Union flag 1606 (Kings Colors).svg Province de Québec)
Décès (à 80 ans)
Versailles
Origine Drapeau de la France France
Allégeance Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Drapeau de la France République française
Drapeau de l'Empire français Empire français
Royaume de France Royaume de France
Drapeau de l'Empire français pendant les Cent-Jours Empire français (Cent-Jours)
Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Arme Infanterie
Grade Général de division
Années de service 17811832
Conflits Guerres révolutionnaires
Guerres napoléoniennes
Distinctions Baron de l'Empire
Grand officier de la Légion d'honneur
Chevalier de Saint-Louis
Famille Père de Adolphe d'Hastrel

Le baron Étienne d'Hastrel de Rivedoux, né le à Pointe-aux-Trembles au Québec, et mort le à Versailles, est un général français de la Révolution et de l’Empire.

Biographie[modifier | modifier le code]

Étienne d'Hastrel était fils de Jean Baptiste Christophe d'Hastrel de Rivedoux, gentilhomme de l'île de Ré, capitaine au service de la France tué au siège de Pondichéry.

Front de mer de Rivedoux-Plage (Île de Ré), avec, à droite, la tour du manoir d'Hastrel (XVIIe siècle).

Guerres révolutionnaires[modifier | modifier le code]

Admis à l'École royale militaire de Paris comme cadet-gentilhomme, avec rang de sous-lieutenant le 11 septembre 1781, il entre le 8 mai 1784 avec son grade dans le régiment d'Artois (48e d'infanterie), où il devient lieutenant le 1er janvier 1791, et capitaine pendant la campagne des Vosges le 13 avril 1792. L'année suivante il se trouve aux retraites de Francfort, de Hochheim et de Mayence, à l'affaire de Bingen, et est nommé adjoint à l'état-major de l'armée du Rhin le 11 juillet.

En cette qualité il passe le 28 germinal an II (17 avril 1794) auprès de l'adjudant-général Fririon à l'armée de Rhin-et-Moselle, remplit les mêmes fonctions auprès de l'adjudant-général Simon à l'armée de l'Ouest à dater du 2 prairial an IV (21 mai 1796), et prend part en l'an V aux travaux du cabinet topographique et historique.

Chef de bataillon le 9 prairial an V (28 mai 1797), il se rend le 29 vendémiaire an VII (20 octobre 1798) à l'état-major de l'armée de Mayence, où il obtient le grade d'adjudant-général chef de brigade le 19 pluviôse (5 février 1799). En thermidor, à l'armée des Alpes, il rentre au Dépôt de la Guerre le 9 germinal an VIII (30 mars 1800), est compris en l'an IX dans l'organisation des adjudant-commandant, et rejoint en thermidor de cette année l'armée d'observation du Midi à Milan, puis gagne Strasbourg dans la 5e division militaire le 1er vendémiaire an XI (23 septembre 1802).

Guerres napoléoniennes[modifier | modifier le code]

Envoyé en fructidor suivant au camp de Bayonne, puis au corps d'Irlande attaché au camp de Brest, il est compris comme membre de la Légion d'honneur dans la promotion du 15 pluviôse an XII (5 février 1804), et reçoit la décoration d'officier le 25 prairial suivant (14 juin 1804).

Il entre le 24 fructidor an XIII (11 septembre 1805) à l'état-major général de la Grande Armée sous les ordres du général Andréossi. Il combat en Autriche (1805), en Prusse (1806) et en Pologne (1807), et est promu au grade de général de brigade à Varsovie le 26 janvier 1807.

De retour en Allemagne le 2 mars, et chef d'état-major du corps du prince de Ponte-Corvo à Anvers le 20 août 1809, il commande l'arrondissement de Bois-le-Duc à la fin de la campagne. Chef d'état-major du général Oudinot, commandant le corps d'observation en Hollande le 11 mai 1810, commandeur de la Légion d'honneur le 14 juin, il prend le gouvernement militaire de Hambourg le 25 décembre.

Chef d'état-major général provisoire de l'armée d'Allemagne le 26 février, et général de division le 25 mars 1811, il est nommé le 13 mars 1812, directeur-général de la conscription militaire, poste qu'il conserve jusqu'à la paix de 1814.

Restauration française[modifier | modifier le code]

Chevalier de Saint-Louis le 19 juillet, et commandant le département des Vosges le 1er octobre, appelé par l'Empereur à Paris le 15 avril 1815, il exerce du 8 mai au 17 octobre, les fonctions de chef de division an ministère de la Guerre.

Il est lieutenant du roi de 1re classe à Strasbourg du 9 décembre au 14 août 1816, et chargé cette année et la suivante, de diverses inspections générales d'infanterie dans les divisions de l'Est, puis il est admis à la retraite en 1824.

Rappelé dans le cadre de réserve de l'état-major général au mois d'octobre 1830, il rentre définitivement dans la retraite le 11 juin 1832. Il est fait grand officier de la Légion d'honneur le 8 mai 1835.

Il habite Versailles lorsqu'il meurt le 19 septembre 1846. Sa sépulture y est encore visible de nos jours au cimetière Notre-Dame[2].

Hastrel de Rivedoux s'est marié deux fois, d'abord en 1796 avec sa cousine germaine Marie-Josèphe d'Hastrel de Rivedoux[3] qui meurt quelques années après leur mariage, puis avec une Alsacienne, Louise Zaepffel, avec qui il a un fils, Adolphe d'Hastrel, capitaine d'artillerie, grand voyageur, surtout connu en tant que peintre et lithographe et qui a laissé à la postérité 61 lettres, des pièces et des dessins, en particulier un petit cahier de dessins intitulé Belgique, les fêtes de Bruges[3]. Ses mémoires ont été publiées[4].

Titres[modifier | modifier le code]

Décorations[modifier | modifier le code]

Armoiries[modifier | modifier le code]

Figure Blasonnement
Blason à dessiner.svg Armes de la famille d'Hastrel

D'azur, au chevron d'or, accompagné de deux molettes de même, en chef, et d'une tête de levrier d'argent, colletée de gueules et bouclée d'or, en pointe.[5]

Ornements extérieurs Barons de l'Empire français.svg
Blason à dessiner.svg
Armes du baron Dehastrel et de l'Empire

D'azur ; au chevron d'or accompagné en chef de deux molettes d'éperons d'argent et en pointe d'une tête de lévrier d'argent colletée de gueules et bouclée d'or ; quartier des barons militaires, brochant sur le tout.[6]

Livrées : les couleur de l'écu[6].

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • A. Lievyns, Jean Maurice Verdot, Pierre Bégat, Fastes de la Légion d'honneur : biographie de tous les décorés accompagnée de l'histoire législative et réglementaire de l'ordre, vol. 5, Bureau de l'administration, , 2e éd. (lire en ligne) ;


Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Selon les lettres patentes de son titre de baron de l'Empire
  2. Cimetière Notre-Dame de Versailles www.landrucimetieres.fr
  3. a et b Rapport de l'archiviste de la province de Québec, vol. 52-53, Imprimeur de sa Majesté le Roi, Québec, 1974, p. 202
  4. Extraits du Carnet de la Sabretache, années 1933-1934-1935, Librairie historique F. Teissedre, Paris, 1998, 180 p. (ISBN 2-912259-10-X)
  5. Léon Audebert de La Morinerie, La Noblesse de Saintonge et d'Aunis convoquée pour les Etats-Généraux de 1789, J.B. Dumoulin, , 343 p. (lire en ligne)
  6. a et b PLEADE (C.H.A.N. : Centre historique des Archives nationales (France)).
  7. Fonds Étienne Hastrel de Rivedoux (P104) - Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ).