Élection présidentielle syrienne de 2014

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Élection présidentielle syrienne de 2014
Participation
73,42 %
Bashar al-Assad (cropped).jpg Bachar el-Assad – Parti Baas
Voix 10 319 723
88,7 %
Defaut.svg Hassan el-Nouri – Initiative nationale pour l'administration
et le changement
Voix 500 279
4,3 %
Defaut.svg Maher el-Hajjar – Indépendant
Voix 372 301
3,2 %
Président de la Syrie
Sortant Élu
Bachar el-Assad
Parti Baas
Bachar el-Assad
Parti Baas

L'élection présidentielle syrienne de 2014 a eu lieu le afin de choisir le nouveau président de la République arabe syrienne, elle a reconduit le président Bachar el-Assad avec une très large majorité[1],[2].

Contexte[modifier | modifier le code]

L'élection a lieu alors que le gouvernement en place est en but à une guerre civile depuis trois ans de la part de rebelles armés qui veulent le renverser[2]. Elle a fait plus de 150 000 morts et provoqué neuf millions de déplacés et de réfugiés[2].

Procédure[modifier | modifier le code]

La nouvelle constitution, adoptée à la suite du référendum constitutionnel de 2012, a modifié la procédure électorale à la présidence de l'État en remplaçant le référendum jusqu'alors en place par une élection avec plusieurs candidats. En conséquence, ceci fait de l'élection de 2014 la première élection où plusieurs candidats peuvent affronter le président en place.

Néanmoins, une loi adoptée début 2014 par le parlement syrien restreint les candidatures aux personnes ayant vécu en Syrie les dix années précédentes, empêchant dès lors les figures de l'opposition de se présenter[3].

Le 8 avril, le ministre syrien de l'Information, Omran Zoabi, annonce que les prétendants pourront soumettre leur candidature pendant les dix derniers jours d'avril. Zoabi insista sur le fait que malgré la guerre civile en cours l'élection se tiendrait selon le calendrier prévu et qu'elle ne serait retardée pour aucune raison. Zoabi prétendit également que l'« immense majorité » des Syriens souhaitaient la réélection du président en place, Bachar el-Assad[3]. Il précisa également que les opérations militaires du gouvernement se poursuivraient malgré les élections[4].

Organisation[modifier | modifier le code]

Le scrutin n'est organisé que dans les zones contrôlées par le régime en place[2],[5]. Début mars, le Parlement syrien a voté une loi qui exclut de facto une participation de l'opposition en exil à la prochaine présidentielle, ce qui ouvre la voie à la réélection de Bachar el-Assad dont le départ est la principale revendication de l'opposition[2].

Le président Assad a « demand[é] à l'ensemble des citoyens syriens de s'abstenir de tirer en l'air en signe de joie, quelle que soit l'occasion »[2], et précisé que « ceux qui souhaitent exprimer leur joie et leur soutien à tout candidat à la présidentielle doivent se comporter avec un sens de la responsabilité nationale et en se rendant aux urnes à la date fixée »[2]. Il affirme également que « la Syrie va connaître les premières élections de son histoire moderne »[2] mais l'opposition et l'Occident qualifie déjà cette élection de « farce », la réélection du leader en place étant selon eux courue d'avance[2].

Candidats déclarés[modifier | modifier le code]

Sept personnalités ont déclaré être candidats à la présidence de la République arabe syrienne[2]. En particulier, le président sortant, Bachar al-Assad, a annoncé sa candidature le 28 avril 2014[2]. C'est la première fois depuis un demi-siècle que plusieurs candidats sont autorisés pour s'affronter pour diriger le pays[5]. Au total, vingt-quatre personnes déposent une demande de candidature. Seules trois candidatures sont validées par le Haut Tribunal constitutionnel, qui décrit les autres comme non-conformes aux « critères constitutionnels et légaux ». Outre le président sortant, les deux candidatures autorisées sont les suivantes[6] :

Néanmoins ces deux candidats sont considérés comme ayant surtout servi de faire-valoir au président en place[5].

Résultats[modifier | modifier le code]

Sans surprise, le président sortant Bachar Al-Assad est réélu, avec 88,7 % des voix selon l'annonce le mercredi 4 juin du président du parlement, Mohammad Al-Laham[5]. La participation a atteint 73,4 % selon la Cour constitutionnelle[5]. Bachar el-Assad entame ainsi son troisième mandat à la tête de l'État syrien[5].

Réactions internationales[modifier | modifier le code]

Aussi bien en Syrie qu'à l'étranger, les opposants de Bachar el-Assad dénoncent une « farce »[5]. Ils jugent qu'aucun scrutin digne de ce nom ne peut avoir lieu dans un pays en guerre dont des régions entières échappent aux autorités et qui compte des millions de déplacés[5].

Notes et références[modifier | modifier le code]

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