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Président de la République arabe syrienne

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Président de la
République arabe syrienne
(ar) رئيس الجمهورية العربية السورية
Image illustrative de l’article Président de la République arabe syrienne
Emblème de la Syrie.

Image illustrative de l’article Président de la République arabe syrienne
Étendard présidentiel.

Image illustrative de l’article Président de la République arabe syrienne
Titulaire actuel
Ahmed al-Charaa
depuis le
(1 an et 17 jours)

Création
Premier titulaire Choukri al-Kouatli
Résidence officielle Palais présidentiel (Damas)
Site internet t.me/SyPresidency

Liste des chefs d'État de Syrie

Le président de la République arabe syrienne (en arabe : رئيس الجمهورية العربية السورية) est le chef d'État de la Syrie. Il est élu au suffrage universel direct pour un septennat renouvelable une fois (de jure). Il réside au palais présidentiel de Damas.

La fonction est créée en 1946, au moment de l'indépendance du pays, sous le nom de président de la République syrienne ; son premier titulaire est Choukri al-Kouatli. Le poste est recréé le , remplaçant l'équivalent du régime précédent, la République arabe unie, et son premier titulaire est Maamoun al-Kouzbari.

Ahmed al-Charaa occupe la fonction de président par intérim depuis le , durant la prériode de transition entamée après le renversement du président Bachar el-Assad à l'issue de la guerre civile syrienne.

Système électoral

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Durant la république arabe syrienne le président de la République était élu au scrutin uninominal majoritaire à deux tours pour un mandat de sept ans renouvelable une seule fois. Est élu le candidat qui réunissait au premier tour la majorité absolue du total des suffrages — y compris les votes blancs et nuls[1]. À défaut, les deux candidats arrivés en tête s'affrontaient lors d'un second tour organisé deux semaines plus tard, et celui réunissant le plus de suffrages est déclaré élu[2],[3].

Seuls peuvent se présenter les candidats ayant le soutien d'au moins 35 des 250 députés de l'Assemblée du peuple. Tout candidat devait également être de religion musulmane, être né de nationalité syrienne de parents eux-mêmes syriens de naissance, ne pas avoir d'autres nationalité, être âgé d'au moins quarante ans, avoir vécu au moins dix ans en Syrie, et ne pas être marié à un étranger[2],[3].

Dans les faits, les élections et la fonction présidentielles syriennes ne sont pas pluralistes, les candidatures et partis politiques n'étant pas libres, le mandat est renouvelable indéfiniment, les votes contraints et la constitution ayant été modifiée à la mort d'Hafez el-Assad pour permettre la transmission de la fonction à son fils Bachar el-Assad, ancien président, dictateur à l'instar de son père[4],[5],[6],[7],[8],[9].

Notes et références

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  1. « Constitution en anglais », sur www.constituteproject.org (consulté le ).
  2. a et b Jean-Pierre Maury, « Syrie, Constitution de 2012, Digithèque MJP », sur mjp.univ-perp.fr (consulté le ).
  3. a et b (la) « IFES Election Guide », sur www.electionguide.org (consulté le ).
  4. (en-US) Syrian Network For Human Rights, « The Presidential Elections That the Syrian Regime Unilaterally Plans to Hold Are Illegitimate, Imposed by Regime Security Services and Undermine the Political Process », sur Syrian Network for Human Rights, (consulté le ).
  5. Luc Mathieu, « Syrie : Bachar al-Assad réélu par un nombre absurde d’électeurs », sur Libération (consulté le ).
  6. « Des élections biaisées, un retour dans le monde arabe : où en est la Syrie ? », sur Iris (consulté le ).
  7. « Syrie - Le référendum pour le choix du nouveau président aura lieu le 10 juillet Le Parlement, unanime, approuve la candidature de Bachar », sur L'Orient-Le Jour, (consulté le ).
  8. « Réactions après la mort de Hafez Al Assad », sur L'Economiste, (consulté le ).
  9. « L'étrange sérénité de Bachar el-Assad », sur Le Figaro, (consulté le ).