Église gnostique apostolique
L'Église gnostique apostolique est un cercle ésotérique, fondé en 1953 par Robert Ambelain.
Historique
[modifier | modifier le code]Cette Église se réclame de l'Église gnostique de France, un cercle ésotériste fondé en 1890 par l'occultiste et archiviste Jules Doinel (versé dans le spiritisme), proche de l'Église swedenborgienne[1].
Primauté de l'Amérique du Nord et retour en France
[modifier | modifier le code]En 1969, le Patriarcat fut transféré au Dr Pedro Freire (Petrus-Johannes XIII)[2] en Amérique, qui avait été consacré en 1956 par Robert Ambelain. C'est la première fois dans l'histoire de l’Église que le patriarcat est déplacé hors de France et vers les Amériques. Après la mort de Freire en 1977, le synode de l’Église Gnostique n'a pas élu de successeur et l'Église fut quelque temps déclarée autocéphale[3]. Certains considérèrent alors automatiquement René Chambellant (Tau Renatus) comme Patriarche, puisqu'il était Primat des Gaules. Mais celui-ci ne développe pas l’Église et pendant cette période communique avec le primat nord-américain Roger Saint Victor-Hérard (Tau Charles) et son futur successeur, Robert Cokinis (Tau Charles Harmonius II), qui aide Chambellant à renforcer l'Ordre des Elus Coen au Canada. Chambellant a également guidé Cokinis dans la création du Collège Gnostique œcuménique des Métropolitains. L’Église n'est alors réellement plus active qu'aux Etats-Unis. Robert Cokinis consacre son successeur, Tau Apollonius, actuel Primat d'Amérique du Nord de l’Église Gnostique Apostolique[4].
Le , lors de l'élection du Collège Gnostique des Métropolitains, Tau Apollonius a été nommé Coadjutor cum jure successionis du Primat Robert Cokinis. Il a assumé les fonctions Primatiales à la mort de l'évêque Cokinis, le , avec la reconnaissance du Collège Gnostique des Métropolitains et du Saint-Synode. Apollonius ordonne un prêtre Français en Février 2022 à New York. L’Église Gnostique est ainsi réveillée et revient en France après des décennies d'absence[5]. Ce prêtre est consacré Évêque de Paris le à New York lors du Saint Synode de l’Église, sous le nom de Tau Heracléon II. L'épiscopat revient ainsi en France, pour la première fois depuis près d'un demi-siècle[6].
Voir aussi
[modifier | modifier le code]Articles connexes
[modifier | modifier le code]Liens externes
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Notes et références
[modifier | modifier le code]- ↑
- Robert Amadou, L'Église Gnostique. Histoire, Doctrine, Rites, in L'Autre Monde, mai 1982 - janvier 1983.
- P. Geyraud, Parmi les sectes et les rites. Les Petites Églises de Paris, Émile-Paul Frères, 1937.
- René Le Forestier, L'Occultisme en France aux XIXe et XXe siècles. L'Église Gnostique, Milan, Archè, 1990.
- Wouter J. Hanegraaff éd., Dictionary of Gnosis and Western Esotericism, Brill, 2005, t. I.
- ↑ Dr Pedro Friere
- ↑ « Histoire de l’Église Gnostique »
- ↑ « Site Officiel de l’Église Gnostique Apostolique »
- ↑ « Site Officiel Français de l'Eglise Gnostique Apostolique »
- ↑ « Site de l’Église Gnostique Apostolique »