Édouard-Charles Fabre

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Édouard-Charles Fabre
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Édouard-Charles Fabre par William Notman
Biographie
Naissance
à Montréal
Ordination sacerdotale
Décès
Montréal
Évêque de l’Église catholique
Consécration épiscopale par Mgr Elzéar-Alexandre Taschereau
Dernier titre ou fonction Archevêque de Montréal
Évêque puis archevêque de Montréal
Précédent Ignace Bourget Napoléon Bruchési Suivant
Évêque titulaire de Gratianopolis
Évêque coadjuteur de Montréal

Ornements extérieurs Archevêques.svg
COA qc cardinal Édouard-Charles Fabre.svg
(en) Notice sur www.catholic-hierarchy.org

Édouard-Charles Fabre (1827-1896) a été le troisième évêque du diocèse catholique de Montréal. Successeur de Mgr Bourget, il est né à Montréal le 28 février 1827 et il décède dans la même ville le 30 décembre 1896 à l'âge de 69 ans.

Biographie[modifier | modifier le code]

Famille et éducation[modifier | modifier le code]

Édouard-Charles Fabre naît à Montréal le 28 février 1827. Son père est Édouard-Raymond Fabre, libraire et homme politique patriote, et sa mère Luce Perrault, fille de Julien Perrault[1]. Ses frères et sœurs sont Hector, journaliste, diplomate et sénateur, Hortense, qui épouse l'homme politique George-Étienne Cartier en 1846, Gustave-Raymond et Hectorine[2].

Après ses études de lettres à Saint-Hyacinthe, en 1843, il suit son père qui se rend à Paris pour affaires. Édouard-Charles reste chez sa tante Julie Fabre, épouse d'Hector Bossange, fils du libraire Martin Bossange. Son séjour à Paris ne le détourne pas de son intérêt pour la prêtrise et, en 1844, il commence ses études de philosophie au séminaire des sulpiciens d’Issyles-Moulineaux. Il reçoit la tonsure des mains de Mgr Affre le 7 mai 1845[1].

Ses études terminées, il visite Rome, où il a la chance d'être reçu en audience par le pape Pie IX. Il est de retour à Montréal en 1846 pour effectuer ses études de théologie, sous la direction de Mgr Bourget. Il est ordonné prêtre en la cathédrale Saint-Jacques de Montréal le 28 février 1850 à l'âge de 23 ans[1].

Vicaire, curé, chanoine, coadjuteur[modifier | modifier le code]

Vicaire deux ans à Sorel, il fut ensuite curé de l'église de Pointe-Claire encore deux ans.

En 1854, Mgr Bourget le rappelait près de lui à l'évêché, et, l'année d'ensuite, il le créait chanoine titulaire de sa cathédrale. Dix-neuf ans plus tard, le 1er avril 1873, il était élu coadjuteur de Montréal, avec le titre d'évêque de Gratianapolis, et sacré dans l'Église du Gesù le 1er mai suivant.

Évêque et archevêque de Montréal[modifier | modifier le code]

Édouard-Charles Fabre devient le troisième évêque du diocèse de Montréal le 11 mai 1876, suite à la démission de Mgr Ignace Bourget[1]. Il hérite d'un diocèse en difficulté financière, qui peine à répondre aux besoins du grand nombre de familles d'agriculteurs qui à cette époque d'industrialisation arrivent en ville pour se chercher du travail. En 1879, les dettes du diocèse de Montréal s’élèvent à 750 000 $[1]. Plusieurs nouvelles paroisses sont établies sur le territoire diocésain: Saint-Louis-de-France en 1880, Saint-Charles en 1883, St Anthony of Padua en 1884, Saint-Léonard en 1885, Immaculée-Conception en 1887, Très-Saint-Nom-de-Jésus en 1888, Sainte-Élisabeth-du-Portugal en 1894 et Présentation-de-la-Sainte-Vierge à Dorval en 1895[1].

Bien que son épiscopat s'inscrive globalement dans la continuité avec la politique ultramontaine de son prédécesseur et mentor Mgr Ignace Bourget, il passera pour beaucoup plus pragmatique, arrivant à réaliser des compromis qui mettront notamment un terme au vieux conflit qui opposait son évêché à l'archevêché de Québec et réduiront les différends avec les sulpiciens de Montréal[1].

Le 8 juin 1886, le pape Léon XIII le nomme archevêque de Montréal[1].

Fin de vie[modifier | modifier le code]

C'est lors d'un séjour à Rome, en 1896, qu’il apprend qu'il a un cancer du foie. Il décède à Montréal le 30 décembre de la même année. Il est inhumé le 5 janvier 1897 en la cathédrale Saint-Jacques[1].

Héritage et postérité[modifier | modifier le code]

Selon Élie-J. Auclair, il sut s'entourer de jeunes collaborateurs talentueux, qui donnèrent à sa direction administrative «de l'équilibre et de l'éclat» avant de devenir eux-mêmes plus tard des évêques: Mgr Bruchési, Mgr Emard, Mgr Archambeault et Mgr Racicot[3].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f, g, h et i Brian Young, « FABRE, ÉDOUARD-CHARLES », Dictionnaire biographique du Canada, vol. Volume XII (1891-1900),‎ (lire en ligne)
  2. Sylvain Simard et Denis Vaugeois, « FABRE, HECTOR », Dictionnaire biographique du Canada, vol. Volume XIII (1901-1910),‎ (lire en ligne)
  3. Elie-J. Auclair, Figures canadiennes. Première série, Montréal, Éditions Albert Lévesque, , p. 64

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]