Julien Dufieux
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Julien Claude Marie Sosthène Dufieux |
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Militaire |
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Julien Sosthène Dufieux, né le à Mascara (Algérie) et mort le à Paris, est un général d'armée français, grand-croix de la Légion d'honneur et médaillé militaire.
Biographie
[modifier | modifier le code]Après une préparation au Prytanée militaire de La Flèche en 1890-91, il est admis à Saint-Cyr en 1891 classé 75e sur 457, et en sort deux ans plus tard classé 3e sur 449. Après avoir été affecté comme sous-lieutenant puis lieutenant au 76e régiment d'infanterie, il suit dès 1898 les cours de l'école supérieure de guerre et en particulier l'enseignement de tactique générale générale du lieutenant-colonel Foch dont la personnalité le marque durablement. Promu capitaine en 1900, il commande une compagnie du 30e régiment d'infanterie en 1904. Il participe comme capitaine d'état-major à la campagne française de 1907 au Maroc. Il est fait chevalier de la Légion d'honneur en récompense. Après avoir commandé pendant deux ans un bataillon du 69e RI à Nancy de 1911 à 1913, il retourne au Maroc en 1913[1]. Chef d'état-major du général Gouraud[2] , il planifie avec réussite les opérations des colonnes mobiles de la campagne de Taza en août 1914[1].
Nommé lieutenant-colonel en novembre 1914, il est nommé au bureau des opérations du Grand Quartier général. Il prend ensuite le commandement du 72e RI puis de la 88e brigade d'infanterie. Fin 1917, il devient chef du bureau des opérations du général Pétain et est nommé général de brigade. Il prend le commandement de la 38e division d'infanterie en octobre 1918. En mai 1919, il part en Bessarabie pour prendre le commandement de la 156e DI qui menaçait de se mutiner[1].
En novembre 1919, il part pour la Cilicie, où il prend le commandement de la 1re division du Levant, formée à partir de la 156e DI. En Cilicie, il doit combattre les soldats de la Grande Assemblée nationale de Turquie qui dispute la région à la France, lors de la campagne de Cilicie. Encerclé dans Adana en juillet 1920, il fait lever le siège par l'offensive d'une colonne mobile, tout en repliant les petites garnisons français dans les Monts Nur. En novembre 1921, il s'oppose au traité de paix de Cilicie et est rappelé à Paris[1].
Il est commandant de l’École Supérieure de Guerre de mars 1922 à février 1926. En 1924, à la demande du maréchal Pétain, il tente de réviser à la hausse l'appréciation peu flatteuse portée par le jury de l’École sur l'élève Charles de Gaulle, mais n'y parvient que partiellement.
Général de division en 1925[1], il reçoit le commandement en 1926 d'un des groupements de divisions engagés dans la guerre du Rif autour de Taza[2]. Il commande le 7e corps d'armée à Besançon pendant trois ans[1]. Il est inspecteur général de l'infanterie et des chars au ministère de la Guerre de novembre 1930 à mai 1938. Il s'oppose aux propositions modernes du colonel de Gaulle, en adoptant le char d'infanterie lent et peu armé Renault R35[3] bien que Dufieux demande également en vain l'achat de plus de chars[1].
Atteint par la limite d'âge de 65 ans, il passe en 2e section le 21 mai 1938.
Rappelé à l'activité le 2 septembre 1939, il prend le poste d'inspecteur général des régions de la zone des armées, puis il est replacé en 2e section le 16 janvier 1940. Le 24 mai 1940, il est de nouveau rappelé, et chargé de l'enquête approfondie sur l'action de la IXe armée du général Corap sur la Meuse après l'offensive allemande du 10 mai 1940, enquête qui blanchira Corap. Le , il est placé à la tête de la cour martiale de Gannat, chargé par le gouvernement de Vichy de juger les militaires gaullistes[4]. Dufieux met rapidement sa juridiction en sommeil[2] et la cour ne traite qu'une cinquantaine de cas, majoritairement par contumace[4].
Décorations
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Médaille militaire (1936)[6]
(Nota : la médaille militaire se porte en avant la LH pour les officiers généraux ayant commandé au front, attention selon La Grande Chancellerie aucun texte officiel n'existe et il s'agit d'une simple habitude)
Grand-croix de la Légion d'honneur[1]
Croix de guerre - (2 palmes)
Croix de guerre des Théâtres d'opérations extérieurs (2 palmes)
Médaille coloniale avec agrafe « MAROC »
Médaille commémorative du Maroc
Notes et références
[modifier | modifier le code]- Maxime Weygand, « Le général Dufieux », Revue des Deux Mondes (1829-1971), , p. 28-37 (ISSN 0035-1962, JSTOR 44588018, lire en ligne, consulté le )
- « Julien Sosthène Dufieux », sur larousse.fr (consulté le )
- ↑ François Cochet, « La cavalerie française à la lumière de la campagne de mai-juin 1940 : compromis et rigidité », Guerres mondiales et conflits contemporains, vol. 225, no 1, , p. 47 (ISSN 0984-2292 et 2101-0137, DOI 10.3917/gmcc.225.0047, lire en ligne, consulté le )
- Virginie Sansico, La justice déshonorée, 1940-1944, Paris, Tallandier, (ISBN 979-10-210-0389-7, OCLC 906301426, lire en ligne), « D’Alibert à Barthélemy. Entre rupture idéologique et continuité institutionnelle », p. 97-122
- ↑ Acte de décès (avec date et lieu de naissance) à Paris 15e, n° 1151, vue 19/31.
- ↑ Fiche sur le Général Dufieux, par le général Weygand, sur le site de la Revue des deux mondes lire en ligne
Liens externes
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- Archives conservées par : Service historique de la Défense (GR 13 YD 1324, FRSHD_PUB_00000355.pdf)
- Ressource relative à la recherche :
- Ressource relative à la vie publique :
- Notice dans un dictionnaire ou une encyclopédie généraliste :
- Naissance en mai 1873
- Naissance à Mascara
- Général français du XXe siècle
- Membre du Conseil supérieur de la guerre
- Militaire français de la Première Guerre mondiale
- Grand-croix de la Légion d'honneur
- Récipiendaire de la médaille militaire en tant qu'officier général français
- Titulaire de la croix de guerre 1914-1918
- Élève de l'École spéciale militaire de Saint-Cyr
- Décès en avril 1959
- Décès dans le 15e arrondissement de Paris
- Décès à 85 ans