William Congreve (auteur)

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William Congreve.
Tableau de Godfrey Kneller.

William Congreve (24 janvier 1670 à Bardsey près de Leeds19 janvier 1729 à Londres) est un dramaturge et poète britannique.

Vie et œuvre[modifier | modifier le code]

Congreve étudia le droit au Trinity College de Dublin, en Irlande, où il rencontra Jonathan Swift. Ce dernier restera son ami pendant toute sa vie. Après avoir reçu son diplôme, il s’intéressa au monde littéraire et devint un fervent disciple de John Dryden.

William Congreve a écrit quelques-unes des comédies les plus populaires de la littérature de la Restauration anglaise. Âgé d’à peine trente ans, il avait déjà rédigé plusieurs œuvres notables, telles que l’Amour pour amour (qui fit sa première le 30 avril 1695) et Le Train du monde (qui la fit en 1700).

Sa carrière, cependant, se termina aussi vite qu’elle avait commencé. Après avoir écrit cinq pièces de 1693 à 1700, il cessa ensuite toute activité en raison de l’évolution des goûts du public, qui se fit moins favorable aux comédies de mœurs sexuellement explicites dans lesquelles l’auteur s’était spécialisé. Il fut d’ailleurs l’un des dramaturges les plus férocement attaqués par l’évêque Jeremy Collier dans le pamphlet Short View of the Immorality and Profaneness of the English Stage, au point qu’il rédigea une longue réponse circonstanciée, intitulée Amendments of Mr. Collier's False and Imperfect Citations.

Membre du parti whig, Congreve s’investit ensuite sur le plan politique et occupa quelques postes mineurs. Souffrant de la goutte, il se retira définitivement du théâtre et vécut jusqu’à sa mort des maigres ressources lui restant de ses premières pièces, les complétant occasionnellement par quelques poèmes ou traductions, notamment Monsieur de Pourceaugnac de Molière. Congreve mourut à Londres en 1729 lors d’un accident de fiacre, et fut enterré au « Coin des poètes » de l’abbaye de Westminster.

Aujourd'hui, son nom reste surtout attaché à cette phrase (tirée de sa pièce The Mourning Bride) souvent citée : Hell has no fury like a woman scorned (« L'Enfer n'a pas de fureur qui égale celle d'une femme dédaignée »).

Œuvres[modifier | modifier le code]

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Source partielle[modifier | modifier le code]

Marie-Nicolas Bouillet et Alexis Chassang (dir.), « William Congreve » dans Dictionnaire universel d’histoire et de géographie,‎ 1878 (Wikisource)