Vicomte A

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Vicomte A

Création 2005
Fondateurs Arthur et Bertrand de Soultrait
Personnages clés Arthur et Bertrand de Soultrait
Forme juridique Société à responsabilité limitée
Slogan L'instinct chic
Siège social Drapeau de France Cergy-Pontoise (France)
Direction Arthur de Soultrait
Actionnaires Bernard Dubois
Activité Industrie textile
Produits Vêtement
Société mère Ségur
Effectif 5000
Site web vicomte-a.com
Chiffre d’affaires en augmentation 11 millions d'euros (2010)
en augmentation 70 %

Vicomte A est une marque française de prêt-à-porter, fondée en 2005 par Arthur de Soultrait. Marque de cravates et de polos à l’origine, Vicomte A vend des vêtements pour hommes, femmes et enfants.

La société compte 400 points de vente, principalement des détaillants multimarques. Ses produits sont aussi distribués dans des espaces dédiés au sein de grands magasins et par une vingtaine de boutiques franchisées en Europe et aux États-Unis. Elle emploie 50 salariés et réalise un chiffre d'affaires de 11 millions d'euros en 2010.

Histoire[modifier | modifier le code]

Arthur de Soultrait étudie à l'IPAG et poursuit son apprentissage aux Galeries Lafayette en effectuant un stage de six mois au service achat. Il décroche un contrat pour la confection des cravates de la délégation défendant la candidature de la Ville de Paris à l'organisation des Jeux Olympiques. Avec son frère cadet Bertrand, il fonde la marque Vicomte A en avril 2005[1],[2].

Organisation[modifier | modifier le code]

Vicomte A reprend les codes du luxe utilisés par les grandes marques de Vêtements de sport tout en proposant des produits plus abordables grâce à des coûts, notamment en matière publicitaire, moins élevés que ceux de la concurrence[1]. La fabrication des produits de la marque a lieu dans différents pays d'Europe, ainsi qu'au Pérou et en Égypte[3],[4].

Le capital de la société est détenu à 100 % par la famille de Soultrait[5]. Le fondateur en contrôle 70 %, le reste appartient à son père et à son frère Bertrand. Le siège de l'entreprise est situé à Cergy-Pontoise, au nord-ouest de Paris[3].

Image et partenariats[modifier | modifier le code]

La marque, dont le logo comporte une couronne, accole un titre de noblesse et le nom d'Arthur de Soultrait. Le rose fuchsia, couleur fétiche de l'entrepreneur, est souvent utilisée dans ses collections. La devise de la société est « L'instinct chic ». En 2008, Vicomte A associe son image au sport équestre en devenant fournisseur officiel du Polo Club de Gstaad. Arthur de Soultrait dit vouloir « incarner le sportswear chic français », et cîte également la voile et le golf comme faisant partie de l'«univers » de la marque[6]. Celle-ci poursuit sa politique de parrainage, notamment avec les clubs de Palm Beach et de Saint Tropez, et noue des partenariats avec la fédération française et les championnats d'Europe de Polo. Le cavalier brésilien Rodrigo Pessoa devient son « ambassadeur » dans le monde équestre[2].

En 2011, la société lance une collection chasse sous licence Gastinne Renette[4]. Une gamme de lunettes Vicomte A est réalisée par le fabricant Grosfilley[7]. La société passe également des accords de licence avec les montres Ambre, ou encore dans le domaine de la chaussure avec le groupe Royer[8].

Gamme de produits[modifier | modifier le code]

Vicomte A vend du prêt-à-porter pour hommes, femmes et enfants, ainsi que des accessoires. La marque est connue pour ses polos bicolores, inspirés par les couleurs vives des casaques de jokeys, qui en 2008 représentent 60 % de son chiffre d'affaires[6]. La société vend également des vêtements personnalisés destinés aux entreprises[5],[9].

Distribution[modifier | modifier le code]

En 2011, le réseau de distribution de Vicomte A compte 400 points de vente, principalement des détaillants multimarques, mais aussi des espaces dédiés (« corners ») dans des grands magasins et une vingtaine de boutiques franchisées entièrement consacrées à la marque[5]. En 2011, les espaces Vicomte A des Galeries Lafayette ou Printemps sont les « corners » les plus rentables au mètre carré[2].

Les deux premières boutiques en nom propre sont ouvertes à Paris et à Palm Beach[7]. En 2013, leur nombre s'élève à six[9].

Résultats[modifier | modifier le code]

En 2010, la société réalise un chiffre d'affaires de 11 millions d'euros, en progression de 70 % par rapport à l'exercice précédent. Vicomte A compte 50 salariés[2],[10]. Les bénéfices réalisés, 545 000 euros en 2009, sont réinvestis dans la société[5],[10].

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Frédéric Martin-Bernard, « L'insolent succès du Vicomte A », Le Figaro Madame,‎ 5 avril 2011
  2. a, b, c et d Yann Le Galès, « Arthur de Soultrait impose sa griffe », Le Figaro,‎ 23 juin 2011
  3. a et b Carole Bellemare, « Arthur de Soultrait, père de Vicomte A et roi du polo chic », Le Figaro Économie, no 20207,‎ 18 juillet 2009, p. 5 (ISSN 0769-3648)
  4. a et b Corinne Caillaud, « Vicomte A part à la chasse avec Gastinne Renette », Le Figaro,‎ 30 août 2011
  5. a, b, c et d Louise Roumieu, « Vicomte A, l'aristo qui défie le croco », Entreprendre, no 251,‎ 30 juin 2011, p. 70-72 (ISSN 1145-5764)
  6. a et b Virginie Jacoberger-Lavoué, « Vicomte Arthur, l'ultrachic acidulé », Valeurs actuelles, no 3741,‎ 8 août 2008, p. 54 (ISSN 0049-5794)
  7. a et b Jean-Paul Leroy, « Vicomte A. se rêve en grand et s'en donne les moyens », Fashionmag.com,‎ 27 mars 2011
  8. Jean-Paul Leroy, « Vicomte A signe avec le groupe Royer et Evomod », Fashionmag.com,‎ 15 février 2012
  9. a et b Dominique Malécot, « Success-story : Vicomte A rêve d'habiller le monde à ses couleurs », Les Échos,‎ 18 mars 2013
  10. a et b Éric de Legge et Jean-Étienne Juthier, « Segur, les bons comptes de Vicomte Arthur », Le Journal du Net,‎ 19 janvier 2011