Valentín Galarza Morante

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Valentín Galarza Morante, né en 1882 à El Puerto de Santa María et mort à Madrid en 1951, est un militaire et homme politique espagnol. Il joue un rôle important dans les préparatifs du soulèvement qui débouchent sur la guerre d'Espagne en 1936.

Biographie[modifier | modifier le code]

En 1932, Galarza participe à la Sanjurjada. Après l'échec de cette dernière il est inculpé mais relaxé comme de nombreux autres faute de preuves[1].

Rôle dans la préparation du soulèvement du 18 juillet 1936[modifier | modifier le code]

Réputé pour ses qualités d'organisateur, il est surnommé "el técnico" ("le technicien")[2]. Bénéficiant d'une grande mobilité grâce à son poste de militaire de garnison, il rencontre des conspirateurs de tout le pays, en particulier des militaires, afin de créer d'« efficaces réseaux d'information et de relation, qui se révélèrent décisifs dans l'extension de la conspiration anti-républicaine[2] ». Il participe à la réunion du 8 mars 1936 au cours de laquelle lui-même et les généraux Franco, Mola, Fanjul, Varela et Orgaz décident de confier la direction des opérations militaires de l'insurrection au général Sanjurjo[2].

Bras droit d'Emilio Mola[2], c'est lui qui assurera la liaison entre ce dernier et Franco après la mort accidentelle de Sanjurjo.

Galarza est fidèle aux idées de la monarchie, mais il saura cependant faire abstraction de ses divergences idéologiques pour privilégier l'organisation de la résistance, en négociant en particulier avec des membres de la phalange espagnole, à laquelle il est pourtant opposé[2].

En raison de son grade médian de colonel, il ne joue pas un rôle important dans le déroulement des opérations militaires de la guerre civile[2].

Sous Franco[modifier | modifier le code]

En 1939 il est nommé par Franco sous-secrétaire de la présidence du gouvernement[2]. Il est remplacé par Luis Carrero Blanco le 5 mai 1941. En 1940 il devient chef des Milices de FET y de la JONS et président du Conseil d'administration du patrimoine national. Il sera également ministre de l'Intérieur en 1941-1942 en remplacement de Ramón Serrano Súñer, ce qui témoigne de la grande confiance que Franco avait en lui[2].

Après la fin de la guerre civile et le début du franquisme, il figure parmi les premiers à demander le rétablissement de la monarchie. Il est destitué de son poste de procureur aux Cortes après avoir participé aux incidents de la basilique de Begoña, à Bilbao, et avoir signé avec d'autres monarchistes une demande d'examen de la succession[2].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (es) Javier Fernández López, Militares contra el Estado, Madrid, Taurus,‎ 2003, 1e éd., 303 p. (ISBN 84-306-0495-2)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Fernández López, pp.104-105.
  2. a, b, c, d, e, f, g, h et i Fernández López, pp.218-219.