Macchiaioli

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Détail du tableau In vedetta de Giovanni Fattori.
Meules de foin de Giovanni Fattori.
Bestiame al pascolo de Giovanni Fattori.

Le mouvement pictural des Macchiaioli s’est développé à Florence durant la seconde moitié du XIXe siècle. Le terme est donné en 1862 par un critique anonyme de la Gazzetta del Popolo (it) qui a défini dans un sens péjoratif ces peintres (« tachistes », de l’italien macchia, en français « tache ») anti-académiques à l’origine, aux alentours de 1855, d’un renouveau vériste de la peinture italienne.

Principes[modifier | modifier le code]

Le mouvement se propose de renouveler la culture picturale nationale. La poétique des Macchiaioli est vériste, en opposition au romantisme, au néoclassicisme et au purisme académique. Elle affirme que l’image du vrai est un contraste entre les taches de couleurs et le clair-obscur, obtenu au départ via une technique appelée « miroir noir » c’est-à-dire par l’utilisation d’un miroir noirci avec de la fumée permettant de rehausser les contrastes de clair-obscur dans le tableau. Cette technique synthétique était utilisée par les peintres historiques pour esquisser leurs tableaux, mais elle était ensuite complètement masquée par le travail final, qui ne devait pas laisser voir de trace de la main. Ces artistes prônent une « observation scrupuleuse et exacte des formes infinies et des caractères du monde contemporain ». Comme les impressionnistes (les spécialistes se questionnent encore sur l'antériorité ou la postérité du mouvement italien par rapport au mouvement français), les Macchiaioli accordent une importance prépondérante au paysage, bien qu'ils aient aussi exécutés des œuvres représentant des scènes de la vie bourgeoise ou de l'histoire contemporaine de l'Italie, et à la pratique en plein air. La peinture contrastée qu'ils développent ainsi crée un style puissant, qualifié alors de « puriste » par les artistes eux-mêmes.

Histoire[modifier | modifier le code]

Antonio Puccinelli est considéré comme le précurseur du mouvement avec des toiles comme La Passeggiata del Muro Torto, réalisée à la fin de l'année 1852[1]

Le groupe d'artistes se forme aux alentours de 1855, mais c'est à partir de 1866 seulement que le Caffè Michelangiolo de Florence devient leur lieu de réunion. Edgar Degas les rencontre à Florence entre 1856 et 1860 lors de son voyage en Italie, et s'intéresse à leur travail. À leur tour, les Macchiaioli font des séjours à Paris à partir de 1870. Mais c'est également à partir de cette date que le groupe se disperse.

Leur peinture ne fut découverte en France qu'à partir de 1978, à l'occasion d'une exposition qui leur est consacrée. Cette peinture fut également d'une importance capitale pour les cinéastes italiens, tels que Luchino Visconti et Mauro Bolognini en particulier, qui y trouvèrent une inspiration iconographique et un langage de l'image particulier.

Les membres du groupe[modifier | modifier le code]

Le musée de l'Orangerie à Paris leur a consacré une exposition (10 avril au 22 juillet 2013) avec un catalogue richement illustré.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Fanette Roche-Pézard, Bois, boîtes et talismans : à propos des Macchiaioli : essai sur une pratique picturale italienne et française, 1960-1890, Paris, Musée-galerie de la Seita, 1997
  • The Macchiaioli, Broude Norma, New Haven (1987)
  • Steingräber, E., & Matteucci, G. (1984). The Macchiaioli: Tuscan Painters of the Sunlight : March 14-April 20, 1984. New York: Stair Sainty Matthiesen in association with Matthiesen, London. OCLC 70337478
  • (fr) Nicole Tuffelli, L'art au XIXe siècle (1848-1905), Larousse, Paris février 2008, 143 p. (p. 55-57) ISBN 978-203-583964-0
  • Raffaele Monti, I Macchiaioli, Éditions Giunti, Florence, 1994 ISBN 88-09-76027-1

Liens externes[modifier | modifier le code]

Source[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Raffaele Monti, I Macchiaioli, Éditions Giunti, Florence, 1994, p.63

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