Galvanoplastie

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La galvanoplastie est de l'électrolyse, un traitement de surface sur un objet par un dépôt électrolytique.

Principe de la galvanoplastie

Principe[modifier | modifier le code]

C’est le principe de l’électrolyse utilisé pour appliquer au moyen d'un courant électrique continu, un dépôt métallique, à la surface d'un objet, le métal étant initialement sous forme de cations en solution dans un solvant (en général l'eau). Cette technique est utilisée soit pour préserver l'objet de l'oxydation, soit pour l'embellir, soit encore pour en prendre l'empreinte.

Électrodéposition de métaux[modifier | modifier le code]

Avant de pouvoir déposer un métal, il va falloir étudier le comportement de ce métal lors d'une électrolyse et notamment tracer une courbe intensité-potentiel I=f(E). Lors de l'électrodéposition la réaction souhaitée se fait en réduisant un ion métallique mais il faut se mettre dans des conditions telles que l'on ne réduise pas le solvant.

Exemple de la réduction de l'eau

H2O ⇔ H+ + OH-
2 H+ + 2 e- ——> H2

Donc toujours dans le cas de l'eau, il faut que le dégagement hydrogène se trouve à un potentiel plus bas que le potentiel de réduction du métal à la fois sur le matériaux support mais aussi sur le métal lui-même.

Exemple :

Un métal M et son ion correspondant Mn+ à déposer sur un composé C. Le dégagement hydrogène est très bas sur le composé C et le potentiel de réduction de Mn+ est plus haut la réaction suivante se fait :

Mn++ n e- ——> M

Le métal se dépose par contre si sur le métal M la surtension du dégagement hydrogène est plus faible que le potentiel de réduction alors toutes ou une partie de l'intensité est utilisée pour la réduction de l'eau

Histoire[modifier | modifier le code]

Les historiens pensent que ce procédé a été utilisé par les Égyptiens il y a plus de 3 000 ans pour orner les objets d'art de cuivre rouge[1]. Les Romains l'auraient également utilisé d'après des écrits de Pline l'Ancien.

Au XVIe siècle, le moine Théodule, bénédictin de l'abbaye d'Helmershausen, décrit la dorure au mercure[2].

En 1805, le chimiste italien Brugnatelli dépose de l'or sur des objets plongés dans une solution de chlorure d'or, à l'aide de la pile inventée par son compatriote Volta[3]. Mais le procédé sera réellement reconnu et publié en 1837 par le physicien russe Boris JACOBI - Moritz Hermann von Jacobi - à Saint-Pétersbourg et par Spencer en Angleterre, puis industrialisé par la maison Charles Christofle à Paris et les établissements Elkington à Birmingham. Le terme galvanoplastie est alors adopté d'après la présentation de Jacobi à l'académie de Saint-Pétersbourg.

La fin du XIXe siècle voit se développer la galvanoplastie de métaux précieux, essentiellement pour la reproduction de pièces (procédé également appelé électroformage). L'apparition des premières dynamos (machine de Gramme) permet une nette amélioration du procédé[4].

De nos jours, la galvanoplastie est essentiellement utilisée de manière industrielle comme traitement anticorrosion pour les voitures, les bâtiments, les appareils électroménagers.

Domaines d’application[modifier | modifier le code]

Coupole de la cathédrale Saint-Isaac de Saint-Pétersbourg : les statues d’anges, de 6 m de haut, ont été réalisées en galvanoplastie

La galvanoplastie apporte des changements chimiques, physiques et modifie les propriétés mécaniques de la pièce.

Effets[modifier | modifier le code]

Le métal servant de support est dénommé substrat. Ces substrats sont choisis en fonction de leurs caractéristiques physiques et les dépôts effectués assurent des qualités électriques contrôlées: l'or ou l'argent pour protéger de l'oxydation et la constance de leur conductivité[5], le nickel pour protéger de la corrosion et l'étain/plomb permet de préparer l'assemblage pour la soudure/brasure de la pièce traitée.

Les applications sont nombreuses et se retrouvent dans le plaquage de bijoux, la robinetterie, l'industrie spatiale et automobile, ainsi que la connectique au sens large qui utilise comme système de protection à la corrosion, un dépôt métallique à base d'or, de nickel et d'étain/plomb.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Estoppey-Addor SA - histoire des origines de la galvanoplastie
  2. Estoppey-Addor SA - histoire de la galvanoplastie au XVIe siècle
  3. Estoppey-Addor SA - histoire de la galvanoplastie au XIXe siècle
  4. Estoppey-Addor SA - histoire de la galvanoplastie au XXe siècle
  5. (en) Leach - Note sur les contacts de relais

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]