Molinons

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Molinons
Image illustrative de l'article Molinons
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne
Département Yonne
Arrondissement Sens
Canton Villeneuve-l'Archevêque
Intercommunalité CC de la Vanne et du Pays d'Othe
Maire
Mandat
Yves Bézine
2014-2020
Code postal 89190
Code commune 89261
Démographie
Population
municipale
267 hab. (2011)
Densité 22 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 13′ 55″ N 3° 32′ 14″ E / 48.2319, 3.5372 ()48° 13′ 55″ Nord 3° 32′ 14″ Est / 48.2319, 3.5372 ()  
Altitude Min. 98 m – Max. 236 m
Superficie 11,97 km2
Localisation

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Molinons

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Molinons

Molinons est une commune française située dans le département de l'Yonne en région Bourgogne.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Lailly Courgenay Rose des vents
Foissy-sur-Vanne N Villeneuve-l'Archevêque
O    Molinons    E
S
Les Sièges Flacy

Histoire[modifier | modifier le code]

Un grand cimetière préhistorique composé de plusieurs monuments a été découvert sur la commune en 1975, au lieu-dit Les Craises. Deux monuments principaux sont clairement visibles en photographie aérienne. L'un est de forme circulaire, avec des fossés concentriques. L'autre, plus grand, comporte une triple enceinte quadrangulaire orientée nord-sud par le long côté, faite de trois fossés continus dont le plus grand mesure 39,60 m x 41 m de côté. Les fossés ont été entièrement mais irrégulièrement comblés : les couches de terre indiquent d'abord un lent remplissage naturel partiel, puis ce qui restait des fossés a été comblé en une fois, probablement pour niveler le sol afin d'en faciliter l'usage.
Une sépulture à char (indiquant que le défunt était un aristocrate), explorée en détail en 1985, recoupe le fossé intermédiaire au milieu du côté sud de ce dernier. Cette fosse a été creusée longtemps après l'édification du monument, puisqu'elle est installée dans le fossé déjà comblé (d'autres détails confirment cet ordre chronologique). Cette tombe remonte au deuxième quart du Ve siècle avant J.-C.. Noter qu'elle fait partie d'une série de tombes d'aristocrates de la même époque, disséminées environ tous les 20 km entre Sens et Troyes le long de la vallée de la Vanne (près de Sens à Saint-Martin-du-Tertre, lieu-dit Les Croûtes (89) ; à Cuy, lieu-dit Noslon (89) ; à Estissac, lieu-dit La Côte d’Ervaux (10) ; enfin près de Troyes à Barberey-Saint-Sulpice, Creney et Bouranton (10). Ceci indique une organisation territoriale apparemment cohérente et structurée, et vraisemblablement hiérarchisée.
La photographie aérienne semble également indiquer la présence à ce site d’autres monuments funéraires, plus petits que les deux principaux, et qui pourraient être de type tumulus arasé[1].

À moins d’une centaine de mètres à l’ouest de ce triple enclos, sur la rive gauche de la Vanne et dominant la vallée se trouve un tumulus de 8 m de hauteur pour 35 m de diamètre. Il est situé à la limite des communes de Molinons et de Foissy-sur-Vanne, au lieu-dit de La Tombelle, La Tommelle ou La Tomelle (selon les sources).

Enfin, des enclos circulaires ou quadrangulaires ont été repérés sur la commune, à La Grande Garenne et Froid-Cul ; et des fossés, probablement d'un domaine rural de l’âge du Fer, à La Pièce des Ormes[1].

Économie[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
         
    Yves Bezine[2]    

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 267 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
302 309 325 276 323 333 324 324 321
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
308 325 306 291 310 301 279 263 276
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
249 250 228 212 231 216 230 215 215
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
197 241 248 285 338 315 286 278 267
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b La sépulture à char de la Tène A ancienne des « Craises » à Molinons (Yonne). Luc Baray, Jean-Pierre Sarrazin, Frédérique Valentin et Christophe Moulherat. Revue archéologique de l'Est, t. 62, 2013.
  2. Conseil général de l’Yonne, Ma Commune, consulté le 27 décembre 2013.
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011