La Postolle

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La Postolle
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne
Département Yonne
Arrondissement Sens
Canton Villeneuve-l'Archevêque
Intercommunalité CC de la Vanne et du Pays d'Othe
Maire
Mandat
Daniel Lapôtre
2014-2020
Code postal 89260
Code commune 89310
Démographie
Population
municipale
147 hab. (2011)
Densité 13 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 16′ 59″ N 3° 26′ 37″ E / 48.2830555556, 3.4436111111148° 16′ 59″ Nord 3° 26′ 37″ Est / 48.2830555556, 3.44361111111  
Altitude Min. 123 m – Max. 227 m
Superficie 11,59 km2
Localisation

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La Postolle

La Postolle est une commune française située dans le département de l'Yonne en région Bourgogne.

Ses habitants sont appelés les Postolliers.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Perceneige Rose des vents
Thorigny-sur-Oreuse N Saint-Maurice-aux-Riches-Hommes
O    La Postolle    E
S
Voisines Lailly

Histoire[modifier | modifier le code]

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Préhistoire[modifier | modifier le code]

Le finage a été riche en sites méthodiquement pillés entre les deux guerres par Nazaire Lajon, clerc de notaire de Villeneuve-l'Archevêque, avant la naissance d'une réglementation sur les fouilles archéologiques (mise en place par l'Etat français). Une propriétaire locale l'y a encouragé. Les produits de la collecte ont été dispersés lors de la vente aux enchères ayant accompagné son décès.

Époque médiévale[modifier | modifier le code]

La Postolle a été une annexe de la paroisse de Thorigny jusqu'à la révolution. Au sommet Nord du finage, un château a existé à Vermont, siège d'un fief qui subsistera jusqu'à la fin du XVIIe siècle. Ce château était déjà en ruine vers 1520. On tentera vainement d'essarter les lieux sous François Ier. Vermont pourrait être l'héritage accordé au gendre Jean de Villuis par un chevalier de la famille de Thorigny au XIIIe siècle. Le fief a été par la suite la propriété des de Viezchastel, Beuve et Dubois, de Sens. Il sera acquis par la famille Lambert, originaire de Paris, et détentrice de la seigneurie de Thorigny. Deux cadets de cette famille porteront le nom de "Lambert de Vermont". Aucun document médiéval ne cite d'habitants.

Un gros hameau[modifier | modifier le code]

Un compte de 1502 montre la brusque présence de plusieurs dizaines de chefs de famille à La Postolle. Le hameau appartient dans sa totalité à la terre et seigneurie de Thorigny (-sur-Oreuse). Le hameau de Puy-Blanc (ou Piblanc) cité dans la première moitié du XVIe siècle était à la sortie Nord-Est de la Postolle. Le finage est traversé par un grand chemin : celui venant de Pont-sur-Yonne et se rendant aux foires de Troyes par Villeneuve-l'Archevêque. Un moulin à vent voit sa courte existence abrégée par les guerres de Religion. L'importance du hameau lui vaut d'être doté d'une chapelle dédiée à saint Fiacre, le patron des laboureurs, desservie en général par un vicaire payé par le curé de Thorigny. Le seigneur Juvenal de Belleville y fait enterrer son cœur à l'entrée du chœur en 1553. En 1660, le seigneur de Thorigny achète de quoi constituer une grande ferme agricole. Quelques commerçants et artisans se fixent à La Postolle, qui est dans la dépendance du bourg de Thorigny. Chauriers (producteurs de chaux), charbonniers et couvreurs tirent parti des ressources de la forêt de Vauluisant. Les habitants disposent de leurs propres marguilliers et tiennent leurs assemblées, aux beaux jours, sous le tilleul placé à la porte de la chapelle. Ils suivent en cela un usage bien attesté dans les pays de l'Yonne depuis le XIIe siècle, de tenir des réunions en plein air, et à l'abri des frondaisons d'un arbre (souvent un orme). Aucune ordonnance du pouvoir central n'a jamais été relevée dans la documentation en France pour exiger la plantation d'un arbre commémorant l'assassinat d'Henri IV.

Commune indépendante[modifier | modifier le code]

Du fait de la Révolution française, l'annexe paroissiale acquiert son indépendance et le statut de commune. Les usages concédés par les seigneurs de Thorigny sont partagés avec la commune de Thorigny.

La Postolle est un village d'environ 150 habitants recensés en 1998 Une éolienne est située au beau milieu du village. C'est une éolienne Bollée du nom de son créateur "Auguste Bollée". Elle a été fabriquée en 1898.

Économie[modifier | modifier le code]

Sous l'Ancien Régime, le hameau de La Postolle vit à titre principal de la céréaliculture (laboureurs et manœuvres) et de l'exploitation forestière (bûcherons, scieurs de long). Un charpentiers, un tissier en toile et épisodiquement un cabaretier complètent les services locaux.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires depuis la Libération
Période Identité Étiquette Qualité
1945 1947 Gilbert Chargros    
1947 1959 Paul Favot    
1957 1967 Alidor Wintzinger    
1967 1989 Louis Lerigoleur    
1989 2014 Oksana Onis[1]    
2014  ???? Daniel Lapôtre[2]    

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 147 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
280 328 301 303 303 307 306 314 329
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
342 366 347 310 287 315 298 282 265
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
250 206 191 147 164 162 178 187 153
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
162 135 117 109 118 136 154 157 147
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La Postolle est surtout connue pour son Tilleul, nommé tilleul Rosny, planté lors de l’Édit de Nantes. Il a plus de 400 ans à ce jour. Son tronc est creux.

L'église Saint-Joseph et Saint-Fiacre de La Postolle est constituée d'une nef datant du Moyen Âge à voûte en "cul de four" à laquelle sont accolées la chapelle de la Vierge, plus récente (XVIe siècle) et la sacristie entièrement restaurée.

  • Mobilier et statuaire de l'église :
    • Saint Joseph et saint Fiacre en plâtre de facture début XXe siècle, encadrent un Christ en croix du XVIe siècle, primitivement placé face à l'ancienne chaire.

L'ancien autel en bois peint fut remplacé par un autel venant de l'église de Voisines et placé face aux fidèles. Une très rare statue en fruitier creux représente Saint Joseph portant l'Enfant.

    • la poutre de gloire marquant l’entrée du chœur, est parée des armoiries de Juvenal de Belleville encadrée par des engoulevents sculptés affrontés (tête de lion). Elle surplombe une pierre dans le chœur, celle-ci date de 1553 et porte une croix avec cœur en abîme Mediator, Salvator, Doctor, Pastor (effacé) "Ici fut mis le noble cœur de Juvenal de Belleville, escuier, seigneur de Thorigny et L'Apostolle 1553".
    • à l'entrée à droite, l'escalier en bois montant au clocher couvert en ardoise, abritant les deux cloches, à gauche, fonts baptismaux en pierre et plâtre cloisonnés, ornés de feuilles d'acanthe.
    • les vitraux actuels, décolorés, sans relief, font regretter aux plus âgés les verrières précédentes, tel cet "œil de bœuf"-Sacré-Cœur représenté sur une photographie de communion datant de 1904. De nombreuses statues ont disparu au fil des pillages successifs. Récemment, l'abbé Leviste recherchait une statue de saint Fiace en pierre polychrome du XVIe siècle.
  • Éolienne de type Bollée du Mans installée en 1898. Centenaire, elle fut restaurée à deux reprises. Elle est classée Monument Historique, c'est une des dernières de ce modèle en France.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Nicolas Lambert de Vermont. Fils et frère du seigneur de Thorigny, il porte le nom du fief qui domine le hameau. Magistrat au Parlement, il est nommé prévôt des Marchands de Paris. Célibataire, il récupère par héritage le très célèbre hôtel Lambert de Thorigny à la pointe de l'île Saint-Louis regardant l'Arsenal et la Bastille. Tuteur de ses neveux, il ne parvient pas à les empêcher de brader leur patrimoine parisien ni leur château de Sucy-en-Brie. Son portrait par Largillière est exilé aux États-Unis.
  • André Despois. Jardiniers, les parents du peintre se sont mariés à La Postolle. Ils poursuivront en se rendant à Foissy au service du marquis de Bérulles. Le peintre Despois s'est illustré sous le Premier Empire et la Restauration[5].
  • Géraldine Giraud (1968-2004), actrice, est inhumée dans le cimetière.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Conseil général de l’Yonne, Ma Commune, consulté le 31 décembre 2013.
  2. Résultats des éléctions municipales 2014, [1], consulté le 10 avril 2014.
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  5. Guy Talvat. le peintre André Despois