Vareilles (Yonne)

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Vareilles
Façade sud de l'église de Vareilles
Façade sud de l'église de Vareilles
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne
Département Yonne
Arrondissement Sens
Canton Villeneuve-l'Archevêque
Intercommunalité CC de la Vanne et du Pays d'Othe
Maire
Mandat
Bernard Romieux
2014-2020
Code postal 89320
Code commune 89429
Démographie
Gentilé Vareillois
Population
municipale
227 hab. (2011)
Densité 22 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 10′ 32″ N 3° 28′ 21″ E / 48.1756, 3.472548° 10′ 32″ Nord 3° 28′ 21″ Est / 48.1756, 3.4725  
Altitude Min. 91 m – Max. 218 m
Superficie 10,41 km2
Localisation

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Vareilles

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Vareilles

Vareilles est une commune française située dans le département de l'Yonne en région Bourgogne.

Géographie[modifier | modifier le code]

Vareilles est proche de la vallée de la Vanne. Le village des eaux vives a été édifié au creux d'une dépression formée par les dernières pentes septentrionales de la forêt d'Othe.

Vareilles tire son nom de sa situation géographique. Taverdet explique le nom par un dérivé du bas-latin vallicula : la petite vallée, devenu par dissimilation Varicula (Pierre Millat).

Localisation[modifier | modifier le code]

Vareilles est situé dans la région naturelle du Pays d'Othe même si la commune se trouve à proximité de ses limites communément admises.

Administrativement, la commune est membre de la communauté de communes de la Vanne et du Pays d'Othe, nommé ainsi en référence à la rivière Vanne qui passe à proximité du village.

Rose des vents Pont-sur-Vanne Chigy Rose des vents
Theil-sur-Vanne N Les Sièges
O    Vareilles    E
S
Cerisiers Vaudeurs

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Les Noues, Les Grèves, La Corne du Chat, Les Grolois, Le Bois du Chat, La Côte d’Enfer, autant de lieux où l’homme primitif vécut de bonne heure sur le territoire de Vareilles.

On présume que le peuplement humain était déjà très dense à l’époque du renne.

Des meules néolithique et des percuteurs datant de l’âge de la pierre taillée (entre 5 500 et 2 500 av. J.-C.) ont été retrouvés sur le finage de Vareilles. Il est même certain que l’exportation de ces silex taillés a contribué à créer d’importantes relations avec les peuplades voisines.

Les Galates, venant d’Asie, sont arrivés vers 500 à 300 av. J.-C. Ils possédaient l’art de fondre le fer. Ils trouvèrent dans la forêt d’Othe le minerai de fer et le bois nécessaire pour le fondre.

Vinrent ensuite les Celtes de la Tene (site suisse) qui développèrent l’artisanat, le commerce et la langue

Antiquité[modifier | modifier le code]

Au carrefour de deux voies romaines et près de nombreux points d’eau (La Vanne, le ru de Vareilles, les Fontenottes, la Source dite de Saint Léger et la leitumière) une fouille a révélé les restes d’un ensemble de bâtiments probablement des IIe et IIIe siècles. Les vestiges évoquent un établissement à vocation agricole entourant une villa à fonction résidentielle dont le décor intérieur associait des peintures murales et des éléments d’architecture en pierre calcaire, du marbre ainsi que des mosaïques datant du Ier siècle au VIe siècle.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Vers l’an 830 Dame Rotlaus épouse de Mainier II Comte de Sens fit donation aux Bénédictins de Saint Rémy de Sens d’un terrain pour y construire une Abbaye.

Le 6 novembre 835 fut décidé, par Saint Aldric Archevêque de Sens, le transfert, du Monastère de Saint Rémy de Sens à Vareilles.
Le 1er novembre 847 a lieu la consécration de l’Abbaye Saint Rémy de Vareilles par Rainlandus, abbé.

Le 7 novembre 886, destruction du Monastère de Saint Rémy de Vareilles par les Normands ; les moines se réfugient à Sens.

En 1188 construction du Prieuré Saint Léger pour loger des moines assurant la gestion de leurs biens à Vareilles et cela jusqu’à la Révolution.

À la Révolution, le Prieuré et les terres furent vendus comme biens nationaux.

Économie[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2014   Bernard Romieux    
mars 2001 réélu mars 2008 Maurice Simonnet[1]    

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 227 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
292 252 226 279 271 270 298 338 364
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
367 365 362 338 345 313 293 308 303
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
275 244 228 189 198 194 181 221 189
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
186 151 120 152 174 199 196 199 219
2011 - - - - - - - -
227 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Ferme des Prés  Inscrit MH (1996)[4]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Conseil général de l’Yonne, Ma Commune, consulté le 3 janvier 2014.
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  4. « Notice no PA89000003 », base Mérimée, ministère français de la Culture