Teobert Maler

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Maler .
Teobert Maler vers 1910

Teobert Maler (12 janvier 1842 - 22 novembre 1917) est un explorateur austro-allemand qui consacra une grande partie de son existence à la recherche sur la civilisation maya.

Biographie[modifier | modifier le code]

Photographie d'une inscription prise par Teobert Maler à Naranjo

Il naquit à Rome en 1842 de parents allemands. Après avoir fait des études d'ingénieur et d'architecte à Karlsruhe, il s'établit à Vienne et acquit la nationalité autrichienne. Engagé dans l'armée de l'empereur Maximilien du Mexique en 1865, il resta plusieurs années au Mexique après l'écroulement du régime. Au cours de ses voyages à travers le pays, il prit de nombreuses photographies. La visite de Mitla éveilla son intérêt pour l'antiquité mexicaine. Ses visites à Palenque en 1877, suscitèrent son enthousiasme pour la civilisation maya. Contraint de rentrer en Europe en 1878 pour y régler la succession de son père, il revint au Mexique en 1884 et y acheta une maison à Ticul, près de Mérida. Il consacra la suite de son existence à explorer et photographier des ruines maya. Contrairement à Alfred Maudslay, il ne fit jamais de moulages ni de dessins d'édifices ou d'inscriptions, mais dressa des plans et prit des notes qui vinrent s'ajouter à ses photographies[1]. Dans des conditions difficiles, il découvrit de nombreux nouveaux sites dans les régions du Petén et de l'Usumacinta, parmi lesquels Altar de Sacrificios, Piedras Negras et Naranjo. Il poursuivit l'œuvre de Maudslay à Yaxchilan et Tikal. En 1898, il fut engagé par le Peabody Museum. Son caractère difficile finit par provoquer une rupture avec son employeur. Il décéda à Mérida en 1917.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. David Drew, The lost chronicles of the Maya kings, p. 95

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Claude Baudez & Sidney Picasso, Les cités perdues des Mayas, Découvertes Gallimard, Paris, 2007
  • David Drew, The Lost Chronicles of the Maya Kings, Phoenix, Londres, 2000