Bernard van Orley

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Anonyme (portrait présumé de Bernard van Orley) par Albrecht Dürer
Portrait de Charles V, par Bernard van Orley
Piéta (triptyque d'Haneton), par Bernard van Orley
Portrait de Marguerite d'Autriche par Bernard van Orley
Vierge à l'enfant et Saint-Jean Baptiste, Prado
Portrait de Georg Zelle, par Bernard van Orley

Bernard van Orley, Barend van Orley, Bernaert van Orley ou encore Barend van Brussel est un peintre de la Renaissance né à Bruxelles vers 1488 et mort à Bruxelles le 6 janvier 1541.

Peintre de sujets religieux et de portraits, auteur de cartons de tapisseries et de vitraux, il fait partie des peintres qui dans le nord de l'Europe de l'ouest marqueront le passage du gothique à la renaissance.

On trouve sa vie dans Les effigies des peintres célèbres des Pays-Bas de Dominique Lampson.

Biographie[modifier | modifier le code]

Contexte familial[modifier | modifier le code]

Bernard van Orley est né dans une famille originaire du Luxembourg, descendant des Seigneurs d'Ourle (ou d'Orley.). Cette branche familiale a émigré dans le Duché du Brabant où est né son père Valentin van Orley (ou Valentyn van Orley, né vers 1466 à Bruxelles, mort en 1532). Ce dernier étant né comme enfant illégitime, il n'a pas hérité des titres de noblesse de son propre père.
Bernard et son frère Everard (qui deviendra également un peintre) sont tous deux nés à Bruxelles.

Élève de son père Valentyn van Orley, il ne travailla pas en Italie mais il fut influencé par Raphaël.
En 1512 Bernard van Orley épouse Agnes Seghers.
En 1518, il devint peintre de la cour de la gouvernante Marguerite d'Autriche à Bruxelles.
En 1539, peu après la mort de celle-ci, il épouse Catherina Helluick.
Il a été le père en tout de 6 enfants, dont 4 ont suivi ses traces pour devenir peintres.

Généalogie de la famille van Orley[modifier | modifier le code]

Bernard van Orley a appartenu à une large famille d'artistes peintres avec ; à partir de son père :

  1. Valentin van Orley (1466-1532) dont les enfants furent : Philipp van Orley (c.1491-1566) (dessinateur de cartons de tapisserie); Bernard van Orley (1488-1541), peintre et dessinateur de tapisserie ; Everard van Orley (né après 1491), peintre ; Gomar van Orley, peintre (actif vers 1533).
  2. Bernard van Orley a également des enfants (dont deux seront artistes) : Michael van Orley; Hieronymus I van Orley, peintre (actif vers 1567-1602); Giles van Orley, peintre (vers 1535-1553)
  3. Giles van Orley (c.1535-1553) fut le père de Hieronymus II van Orley (peintre et décorateur)
  4. Hieronymus II van Orley fut quant à lui père de Hieronymus III van Orley, peintre portraitiste, décorateur et graveur (documenté en 1652); Pieter van Orley (1638, mort après 1708), miniaturiste et peintre de paysage ; François van Orley, peintre de tableaux représentant des scènes d'Histoire; Richard I van Orley
  5. Pieter van Orley (1638-1708) fut le père de : Richard II van Orley (1663-1732), peintre et graveur ; Jean van Orley (1665-1735), peintre et graveur.


Corpus (en cours)[modifier | modifier le code]

  • Portrait de Joris van Zelle, médecin, (1519), Bruxelles, Musées royaux des beaux-arts de Belgique
  • Le Jugement dernier et les sept œuvres de miséricorde, triptyque peint à Bruxelles vers 1520 (Musée royal des beaux-arts d'Anvers), commandé par la « Chambre des pauvres » dont la vocation était d'aider les nécessiteux. Le peintre y produit des effets expressionnistes avec un invalide dont les membres déformés donnent un aspect très tourmenté au tableau (autre exemple)
  • Triptyque de la vertu de la Patience, (1521), Bruxelles, Musées royaux des beaux-arts de Belgique
  • Triptyque Haneton, Bruxelles, Musées royaux des beaux-arts de Belgique
  • La Sainte Famille, (1522), détrempe à l'huile sur bois, 90 × 74 cm, Madrid, Prado
  • Triptyque de Notre-Dame des Sept Douleurs, (vers 1535), Besançon, Musée des beaux-arts.
  • Portrait de Jehan Carondelet (1543), président du Conseil ecclésiastique de Bruxelles et chancelier des Flandres.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • A. Wauters, Bernard van Orley, sa famille et ses œuvres, Bruxelles 1893
  • C. Terlinden, A. J. Bernet Kempers, M. Crick-Kuntziger et J. Lavalleye, Bernard van Orley. 1488-1541, Bruxelles, Dessart, 1943.
  • L. van Puyvelde, 'La Renaissance flamande de Bosch à Breughel, Bruxelles, 1971, pp. 169-172.
  • M.J. Friedländer, E.N.P., VIII, 1972.
  • La Cathédrale Saint-Michel. Trésors d'art et d'histoire, cat. exp. cath. St-Michel, Bruxelles, 1975, pp. 85, 113-124.
  • J.D. Farmer, Bernard van Orley of Brussels, (thèse Princeton Univ., 1981) Ann Arbor, 1983.
  • D. De Vos, P. Vanden Bussche et H. Vanden Borre, De restauratie van het Passiedrieluik van Barend van Orley in de O.L.V.-kerk te Brugge, in Jb. Brugge Sted. Mus., 1983-1984, pp. 106-134.
  • B. Joos, De wandtapijten met de geschiedenis van Jakob. Een verborgen signatuur van Bernart van Orley, in Bull. M.R.A.H., 56, 2, 1985, pp. 61-73.
  • S. Schneebalg-Perelman, Les Chasses de Maximilien: réponse au compte rendu de Guy Delmarcel, in Rev. B.A.H.A., LV, 1986, pp. 126-133.
  • M.W. Ainsworth, Bernart van Orley as a designer of tapestry, (thèse Princeton Univ., 1982) Ann Arbor, 1986.
  • N. Dacos, Autour de Bernard van Orley. Peeter de Kempeneer et son compagnon, in Rev. de l'Art, 75, 1987, pp. 17-28.
  • J. Bialostocki, Quelques portraits dissimulés dans les tableaux de Barend van Orley, in Bull. M.R.B.A.B., 1-3, 1985-1988, pp. 87-96.

Notes et références[modifier | modifier le code]